De la nature et de la personne en bioéthique

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Sandro Spinsanti

DE LA NATURE ET DE LA PERSONNE EN BIOÉTHIQUE

RÉFLEXIONS DANS UNE PERSPECTIVE CATHOLIQUE

in Éric Fuchs – Mark Hunyadi, Etique et nature

Labor et Fides, Genève 1992

pp. 171-182

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1. La «bioéthique catholique»: le «personnalisme» et au-delà

Tout rapprochement entre la bioéthique et la théologie comporte, lors d’un examen approfondi, de grandes difficultés, notamment lorsque la pensée théologique veut embrasser des notions telles que la «bioéthique chrétienne» («hébraïque» ou «musulmane», etc.).

Sans vouloir suivre les traces d’un débat séculaire sur l’existence d’une philosophie chrétienne, le rapprochement entre bioéthique et théologie soulève des interrogations de fond au sujet du statut épistémologique de la bioéthique, lorsque cette dernière prend une coloration confessionnelle ou, en tout cas, religieuse.

Nous écarterons le débat sur la question de savoir si la «bioéthique chrétienne» a le droit d’être reconnue en tant que discipline académique, car le point de départ de nos considérations prend appui sur un constat simple: notre panorama culturel comprend un système de pensée que nous pouvons appeler «bioéthique catholique». Pour certains, les guillemets qui accompagnent la dénomination de cette discipline suscitent des réserves. Nous ne voulons pas, cependant, ouvrir le débat sur la légitimité de cette discipline, mais uniquement tracer les traits de sa physionomie.

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Un examen sommaire de la phénoménologie nous amène à constater que les normes qui règlent les comportements dans le domaine de la bioéthique, lorsqu’on les compare à d’autres secteurs de la pensée morale catholique, sont bien plus rigides et précises par rapport à tous les autres domaines de la vie morale.

L’Église catholique, en traitant de thèmes tels que la guerre, l’économie ou la vie civile, choisit en général un langage «prophétique», alors qu’en abordant les problèmes nés du progrès scientifique et médical, elle préfère exprimer la fonction normative de son enseignement moral. Dans ce cas, sa prédication sur les idéaux et les valeurs prescrit des comportements qui ne craignent pas de se distancer des conduites en vigueur dans la société (que l’on songe à la condamnation réitérée de l’interruption volontaire de grossesse, dans le but aussi de sauver la vie de la mère). Dans des cas extrêmes, la norme éthique catholique n’hésite pas à aller à rencontre de ce qui paraît conforme au sens commun, notamment lorsqu’elle refuse l’emploi de préservatifs même dans le cas où le recours à cette pratique est conçu comme mesure prophylactique en vue de prévenir la contagion du SIDA.

Ce n’est pas un hasard si des positions aussi paradoxales que celles que nous venons d’évoquer, (que ce soit dans leur formulation négative «l’usage de la contraception est intrinsece malum, ou dans leur formulation positive: «Tout acte sexuel doit être “ouvert à la vie”, même si l’acte prescrit apparaît à l’opinion publique comme “ouvert à la mort”), largement répandues par les médias, sont assimilées par l’opinion publique comme le concept dominant de la “bioéthique catholique”».

Dans le domaine de la bioéthique, la morale catholique semble autorisée à montrer une certitude musclée, refusant toute adaptation ou souplesse devant la logique de la société.

Si l’on peut faire crédit à l’affirmation de Stephen Toulmin, suivant laquelle le développement de la médecine a sauvé la philosophie morale (dans la mesure où elle l’a éloignée des abstractions de la méta-éthique pour la ramener au centre d’un débat social, et non seulement académique, à travers la naissance de nouveaux intérêts qui prennent leur source dans les thèmes concrets de la bio-éthique), l’on peut aussi affirmer par analogie qu’elle a sauvé la théologie morale. En effet, l’attention du public face aux débats de la bioéthique a ramené au premier plan l’enseignement moral de l’Église même dans des sociétés entièrement laïques.

Le désir d’entendre l’avis des communautés religieuses sur des problèmes d’éthique, naissant de l’intervention humaine sur les mécanismes de la vie, semble autoriser des prises de position profondément discordantes avec l’«ethos» social.

Un signe éloquent de cette tendance se trouve dans la présence inéluctable

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d’un personnage exprimant la voix de la «bioéthique catholique» — de préférence un ecclésiastique — dans les débats publics sur des sujets de morale ayant trait à la biologie et à la médecine. En ce sens, la télévision est une tribune privilégiée pour soutenir la reconquête visible de la morale catholique.

Il s’agit maintenant de nous poser deux questions.

L’utilisation du terme bioéthique, suivi de l’adjectif «catholique», est-elle justifiée pour désigner cette fonction doctrinale ? Le substantif «bioéthique» est-il employé de manière univoque, soit lorsqu’il se réfère à la doctrine morale d’une communauté donnée, dans notre cas l’Église catholique, soit lorsqu’il désigne la discipline qui, depuis vingt ans, étudie les problèmes qui ont trait au progrès bio-médical et s’efforce de trouver un consensus social sur les comportements définis éthiques?

Lorsqu’on parle de bioéthique dans un milieu catholique, il est bien difficile d’échapper à l’impression que l’on donne un nom nouveau à une pratique ancienne, à savoir «la morale médicale», dont le développement est bien antérieur à la discipline désignée par le nom de bioéthique.

Par «morale médicale» on entend un ensemble de préceptes tendant à appliquer les principes de la théologie morale aux problèmes qui se posent dans l’exercice de la médecine. Il s’agit d’une morale créée par les confesseurs et suggérée aux médecins chrétiens pour qu’ils l’appliquent (ainsi qu’à tous les chrétiens dans la mesure où ils doivent prendre aux-mêmes la décision d’agir dans l’ordre juste. Or, l’attitude paternaliste de cette «morale médicale» est indéniable, le médecin prenant la décision dans l’intérêt du malade. C’est la raison pour laquelle la morale médicale s’adresse essentiellement au praticien de la santé et non au patient).

Si l’on fait abstraction de la complexité de la casuistique, de nos jours, dans les domaines biologique et médical, l’on peut affirmer que les principes et la méthodologie de la «bioéthique catholique» sont les mêmes que ceux de la traditionnelle «morale médicale». Dans les manuels ou dans des essais, une grande partie de la production des facultés de théologie d’inspiration catholique voit le jour sous l’étiquette de «bioéthique», qui pourrait également — et peut être avec plus de raison — paraître comme une mise à jour de la rubrique de «morale médicale».

L’homme de science qui étudie cette discipline est avant tout un théologien, attentif bien sûr aux dérivations éthiques des sources de la révélation, et tout particulièrement du magistère du Pape, en accord avec la doctrine de l’Église catholique. Il demeure théologien même quand, pour des raisons sociales ou académiques, il évite de révéler son appartenance ecclésiastique et prétend baser son argumentation

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davantage sur la «raison» que sur la «révélation». La discipline que l’on appelle bioéthique plutôt que «morale médicale» a pour l’essentiel une fonction ecclésiale plutôt que sociale. Elle partage avec la théologie certaines caractéristiques importantes dont la principale est la référence à l’autorité doctrinale. Preuve supplémentaire de ce caractère secrètement théologique d’une grande partie de la production de la bioéthique est l’absence de véritables divergences avec les normes du comportement moral proclamées par l’enseignement de l’Église, même dans le cas où le paramètre de référence n’est pas le magistère papal, mais la raison philosophique.

Pour la théologie, le fait de coïncider avec l’autorité doctrinale autorisée à interpréter la foi n’est pas un «optional», mais la justification de sa raison d’être. Dès lors, il apparaît cohérent de ne pas considérer la «bioéthique catholique» comme un espace libre ouvert aux affrontements entre les opinions d’hommes de science, car, comme la théologie elle-même, elle est orientée dans un sens autoritaire. Cette structure est essentielle à la théologie, car son fondement est la révélation divine, autorité qui s’impose à la pensée humaine. De plus, dans le cadre de la théologie catholique, cette structure autoritaire renforce le rôle attribué au magistère du Pape.

Dans les questions de bioéthique, grande est la vigilance de ce magistère sur la pensée des hommes de science catholiques, desquels on requièrt une conformité totale avec l’«orthodoxie» de l’enseignement moral officiel. Cette tendance s’est encore accentuée lors des développements récents de ce magistère, qui requiert un alignement fidèle allant des questions dogmatiques aux questions éthiques, et tout particulièrement à celles qui relèvent de la bioéthique.

Le critère de conformité avec l’enseignement pontifical en matière de contraception, d’avortement et de procréation artificielle a été adopté en vue d’une «normalisation» des théologiens dans leurs tâches d’enseignement dans les facultés catholiques. Dans ce domaine le pluralisme de l’église catholique a été pratiquement aboli (même si la rigidité de l’alignement semble inversement proportionnelle à la distance du centre: si à Rome aucun enseignement de théologie morale ne se distancie de l’esprit et de la lettre de l’enseignement officiel de bioéthique, on tolère cependant dans la lointaine Australie qu’un théologien soutienne que la vie de l’embryon ne commence qu’à la deuxième semaine de sa conception...).

L’un des traits importants de la «bioéthique catholique» est le recours dans l’argumentation à une pluralité de modèles.

Paradoxalement, dans cette doctrine éthique basée sur la déontologie, les arguments rationnels qui conduisent au jugement moral sont utilisés ou abandonnés selon leur «utilité», tant et si bien que l’on pourrait parler d’«utilitarisme» de l’argumentation. De manière

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incontestable, l’argument qui revient le plus souvent est basé sur le concept de la «personne», au point que la «bioéthique catholique» est devenue synonyme de «personnalisme».

L’adoption du personnalisme de la part de la théologie morale catholique est bien davantage qu’une curiosité dans l’histoire des idées, si l’on songe à la méfiance qu’il suscita chez les philosophes à sa première apparition. En butte à toutes sortes de difficultés au temps de Mounier, et sans aucune portée pratique pendant les deux décennies qui suivirent sa mort, le personnalisme acquiert une seconde jeunesse et une popularité subite au moment où apparaissent les problèmes de bioéthique.

Le recours au concept de la «personne humaine» a été considéré comme la voie la plus brève pour résoudre les problèmes extrêmement complexes et hétérogènes tels que: déterminer le début de la vie humaine ainsi que le statut anthropologique et juridique de l’embryon; déterminer des critères en vue de la réanimation ou non de nouveaux- nés ayant des malformations graves, en vue de l’utilisation éventuelle d’organes de nouveaux-nés [...] ainsi que de l’alimentation et de l’hydratation de patients en état végétatif permanent; en vue de débrancher de l’appareil respiratoire des patients dans un coma irréversible ou de recourir à l’insémination artificielle ou à d’autres technologies en matière de stérilité.

Le «personnalisme bioéthique» soutient que le respect de la personne humaine peut offrir une solution cohérente aux dilemmes moraux qui surgissent de toutes ces situations.

Un exemple de l’argumentation la plus souvent utilisée dans la bioéthique catholique est celui qui fait appel «ex persona humana» invoquée par l’instruction Donum vitae relative aux questions liées à l’intervention bio-médicale aux débuts de la vie.

A la question: «Quel respect est dû à l’embryon humain, compte tenu de sa nature et de sa dignité ?» La réponse donnée est: «L’être humain doit être respecté — comme une personne — depuis le premier instant de son existence.» De ce principe dérive le refus de toute forme d’insémination artificielle, de même que celui de l’utilisation d’embryons pour la recherche.

Ce type de formulation est exemplaire, car dans la question sont compris les arguments suivants: «ex persona humana», «ex natura» et «ex dignitate» qui suggèrent l’idée de leur interchangeabilité.

Le recours à la loi naturelle aussi bien qu’à l’ordre physique, ou de la nature, comme norme de l’ordre moral a une longue tradition dans la morale catholique (il faut cependant reconnaître que l’orientation naturaliste dans la morale s’ouvre aux résultats les plus divers: les concepts classiques de physis et de natura se prêtant aux interprétations les plus disparates, de sorte que dans l’histoire la théorie de

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loi naturelle a engendré soit des changements révolutionnaires soit une intransigeance réactionnaire).

Dans la «bioéthique catholique» l’argument qui a trait à l’«ordo- naturae» est utilisé de préférence pour les problèmes attenant à la sexualité et à l’éthique du mariage (cf. humanae vitae) ainsi qu’à ceux plus récents concernant la fécondation artificielle.

Une fois de plus le recours au Donum vitae se révèle intéressant. La question: «Du point de vue moral quel est le lien entre procréation et acte conjugal ?» comporte la réponse suivante: «La fécondation est licite lorsque la finalité de l’acte conjugal est vouée à la procréation, ce que le mariage a comme but per sua natura, raison pour laquelle le couple devient une seule chair. Du point de vue moral, la procréation se voit privée de sa perfection lorsqu’elle n’est pas voulue comme le fruit de l’acte conjugal, c’est-à-dire l’acte spécifique de l’union entre époux.»

Indifférente aux critiques de Hume au regard du «fallacieux» argument naturaliste, la «bioéthique catholique» change ses raisons, car la référence à l’ordre naturel («cela est, donc cela doit») est plus souvent entendue comme référence à la révélation (ce qui est évident dans la doctrine mentionnée ci-dessus, relative à la nature de la sexualité conjugale).

Le troisième argument utilisé concerne la «dignité humaine», employé soit pour résoudre les questions liées au traitement des embryons (cf. Donum vitae) soit pour s’opposer à des mouvements qui, partant de la notion de «qualité de la vie», aboutissent à la conviction de la disponibilité de la vie: c’est le cas des mouvements pro-euthanasie ou «pour une mort dans la dignité». Il est intéressant de noter que l’argument de la «dignité de la vie humaine» sert à la fois à promouvoir un comportement donné soit son contraire; dans notre cas, par exemple, il sert à justifier une action qui met fin à la vie jugée «indigne» ou bien à revendiquer au nom de la dignité l’interdiction de disposer de la vie.

Lorsque l’argument «ex dignitate» est employé dans le contexte d’une doctrine fondamentalement naturaliste, il montre son aspect paternaliste. En effet, alors que le recours à la dignité fait appel à des principes autonomistes (en harmonie avec l’évaluation de ce qui est retenu subjectivement opportun ou désirable, en tous les cas «digne» de la personne), c’est de l’extérieur qu’il reçoit dans ce cas les modalités de sa propre action (une autre instance, extérieure à sa personne, décide de ce qui est conforme ou non à sa dignité...).

La facilité relative avec laquelle les trois arguments: «personne»,

«nature» et «dignité» sont employés en alternance par la bioéthique catholique tend à montrer leur fonction interchangeable par rapport

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au projet global de défense et de promotion des valeurs humaines desquelles une telle doctrine s’inspire.

Les objectifs de ce que nous pouvons appeler le «personnalisme catholique en bioéthique» revendiquent la valeur intrinsèque de l’être humain opposée à tout instrumentalisme utilitaire; ils ont la volonté de protéger la vie humaine même dans le cas où le degré subjectif de sa valeur est compromis, ou n’est point encore atteint, et proposent de manière implicite, en dehors de toute considération phénoménologique, un «principe de contemplation» nécessaire pour saisir la qualité humaine de l’homme. Ces objectifs recueillent facilement la faveur de personnes orientées vers des valeurs humanistes, indépendamment de leur appartenance ecclésiale.

La question de savoir si ce projet éthique est exprimé de façon adéquate par le terme «personnalisme» demeure ouverte.

Une autre manière de poser la même question peut être celle de savoir si, aujourd’hui, Mounier consentirait à être «personnaliste», compte tenu des développements et des applications que le personnalisme a eu dans la bioéthique contemporaine. Cette question rhétorique a l’avantage de nous permettre d’analyser quels aspects du projet originaire de Mounier le personnalisme catholique a appliqués à la bioéthique, et quels autres aspects il a abandonnés.

Il ne s’agit pas seulement d’examiner l’adjectif «communautaire», qui définissait le personnalisme de Mounier, mais l’esprit de son projet. Mounier n’aurait pas approuvé l’usage du personnalisme à l’avantage de l’apologétique. Dans sa conception, la personne n’est pas une entité juridique qu’il faut défendre contre la collectivité par opposition à l’individu, être isolé et pure abstraction, car dès sa naissance la personne fait partie d’une communauté. L’intention de s’opposer à l’individu en tant qu’entité «fermée» conduisait Mounier à souligner l’ouverture à la transcendance de la personne à commencer par son lien essentiel avec l’univers.

Cette conception dynamique du personnalisme n’a pas été retenue par la «bioéthique catholique». Que la personne soit quelque chose d’inamovible, qu’elle n’existe qu’en tant qu’entité entière, ou alors elle est son entité, suppose la disparition du concept de formation de la personne. Être ou cesser d’être une personne ne clarifie pas tout en médecine.

Le concept de dignité de la personne exige que l’on traite le sujet correctement du point de vue moral, mais il ne détermine pas quelle est la forme correcte de le traiter dans chaque cas (on n’agit donc pas contre la dignité de la personne en traitant comme tel un malade en fin de vie.

Le personnalisme nécessite une dimension historique qui manque à la bioéthique. C’est pourquoi nous osons supposer qu’aujourd’hui

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Mounier n’approuverait pas ces conceptions de la bioéthique qui, pourtant, a fait du personnalisme son drapeau.

2. Contribution de l'homme de science catholique à une bioéthique œcuménique

Les observations faites au sujet de la discipline désignée «bioéthique catholique» n’entendent pas être des critiques d’un point de vue qui se voudrait neutre, encore moins supérieur. Leur but est de montrer que même un système organique comme celui de cette doctrine morale renvoie au-delà de soi, c’est-à-dire que dans la bioéthique catholique il y a plus que la bioéthique catholique [...], point de vue bien cher aux hommes de science de bioéthique catholique, dont l’ambition n’est pas celle d’être des organes de la bioéthique catholique.

Il s’agit d’avancer l’hypothèse que le système doctrinal de la bioéthique reconnu et promu par l’Église catholique n’empêche pas, dans sa structure officielle, toutes les possibilités d’union entre le savoir théologique et la pratique de la bioéthique.

De nombreux hommes de science de bioéthique, catholiques, n’entendent pas que leur discipline ait uniquement une fonction ecclésiale, mais qu’elle ait également une fonction sociale, sans pour autant renoncer dans la pratique de la réflexion bioéthique à l’apport d’une contribution prenant sa source dans leur foi religieuse. Ces hommes de science entendent promouvoir une bioéthique substantiellement nouvelle par rapport à la morale médicale d’inspiration théologique, en raison de l’ensemble des problèmes qu’elle embrasse, des buts qu’elle propose et des méthodes qu’elle applique.

Pratique intellectuelle inédite dans notre société, qui se développe suivant un pluralisme d’orientations morales et une autonomie de pensée par rapport à la religion, en vue de rechercher un consensus pour une morale civile. Comme définition de cette pratique de la bioéthique nous reprendrons celle proposée par Warren Reich dans l’introduction de l’Encyclopedia of Bioethics publiée en 1978: il s’agit d’«une étude systématique du comportement humain dans le cadre des sciences de la vie et des méthodes de soins de la santé envisagée à la lumière des valeurs et des principes moraux».

L’homme de science catholique qui étudie la bioéthique est astreint à une double fidélité: à la communauté religieuse d’une part, et à la communauté civile d’autre part.

Fidélité à la communauté religieuse à laquelle il entend appartenir, qui a sa propre vision organique des problèmes moraux dans le domaine bio-médical, cohérente avec les données de la doctrine révélée.

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Fidélité à la communauté civile qui exerce de manière autonome sa réflexion dans le même domaine.

La première engage l’homme de science à une réflexion sous le signe de la foi, la seconde exige de lui une liberté d’argumentation et une disponibilité d’esprit aux médiations qu’une société complexe rend nécessaires.

Il est facile d’imaginer que là où la pensée religieuse et laïque sont fortement polarisées, comme dans la société italienne, cette double fidélité de l’homme de science de bioéthique catholique peut le mettre dans une situation difficile, sa sincérité devenant suspecte d’un côté comme de l’autre. De plus, la contribution de l’homme de science qui veut défendre cette double appartenance de sa pensée court le risque de paraître insignifiante aux yeux de son Église aussi bien qu’à la communauté civile.

L’hypothèse de la double fidélité est-elle seulement un modeste compromis ou bien une voie qui peut se révéler utile à la réflexion bioéthique ? Pour rendre crédible cette deuxième éventualité, il est nécessaire avant tout de définir — per viam negationis — un projet de bioéthique sans couleur confessionnelle, mais non sans inspiration religieuse, isolé de tout élément apologétique, car l’apologétique n’est pas seulement une tentation, mais une pression continue exercée en termes plus ou moins explicites dans des situations culturelles où la polarisation entre pensée religieuse et pensée laïque demeure très forte.

Il n’est pas rare d’entendre du côté catholique revendiquer la primauté dans l’argumentation des thèmes de bioéthique. De plus, la bioéthique catholique comparée à la bioéthique laïque est souvent présentée comme plus cohérente et solide dans sa structure doctrinale.

Du point de vue de la pensée laïque, en revanche, la tendance apologétique entend isoler la bioéthique religieuse, dans la mesure où la pensée prétend se mouvoir dans un champ purement rationnel et, de manière plus subtile, tend à privilégier comme interlocuteurs les défenseurs extrémistes de la position confessionnelle, car ils peuvent plus facilement être ramenés vers la polarisation.

Si l’on refuse les intentions de la pratique de l’apologétique, il reste cependant à définir la tâche de l’homme de science de bioéthique, catholique, qui entend pratiquer la double fidélité: à son église et à la discipline qu’il cultive. Cet homme se trouve dans l’heureuse situation d’apporter sa contribution à l’œcuménisme, mot qui ne doit pas être entendu dans le sens courant de mosaïque d’idéologies différentes, mais qui indique l’horizon de l’«oikumene», c’est-à-dire de la terre entière que nous habitons, horizon qui s’ouvre au-delà des confins fermés de l’idéologie (tout en absorbant dans son acception la vision du monde «religieuse» et/ou «laïque»).

Dans cette perspective, le savant de bioéthique peut à la fois enrichir

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son église en lui transmettant ce qu’il a appris de la bioéthique, tout en enrichissant sa discipline en lui transmettant une part du patrimoine de la sagesse traditionnelle de son église.

Le premier mouvement consiste dans le transfert d’un «nouveau savoir» de bioéthique, qui prend forme dans le débat social et académique, au sein du savoir religieux, car, à travers l’écoute attentive de la bioéthique, l’église peut acquérir des connaissances anthropologiques plus différenciées; de même que de la pratique de la bioéthique apparaît, conformément à la vérité de la foi qui considère l’Esprit déjà présent dans le monde avant que l’église l’y introduise, que les valeurs sont déjà contenues dans la pratique des meilleurs chercheurs avant même qu’elles ne soient introduites de l’extérieur. Celui qui a confiance dans l’humain n’a pas besoin de se transformer en gendarme de la moralité.

Cette manière de voir peut transformer les rapports avec tous ceux qui travaillent dans la recherche scientifique et dans les professions de la santé, car ces hommes qui étudient ce domaine exaltant mais dangereux, à la frontière de la biologie et de la nouvelle médecine, doivent être considérés comme des «adultes», capables d’élaborer un dialogue constructif avec les sciences de l’anthropologie, de l’éthique et de la théologie, en apportant des réponses aux défis moraux du progrès bio-médical sans être sous une tutelle paternaliste.

La confiance en l’Esprit qui agit dans le monde peut éduquer l’église à renoncer à une attitude de suffisance, avec laquelle parfois elle considère les non-croyants, en tant qu’«hommes de bonne volonté». Au contraire, en estimant que ces hommes dont «la volonté est bonne» accomplissent un travail qui comprend également une recherche éthique, l’église pourra constater que la contribution religieuse et la laïque à la solution des problèmes de bioéthique n’aboutissent pas à une antinomie, mais à une synergie.

Une autre grande leçon que nous donne la bioéthique, telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée dans la société, concerne la physionomie de la nature humaine en tant que «sujet». La bioéthique s’apprête à «réintroduire le sujet en médecine» (pour utiliser l’expression chère à l’«Anthropologische Medizin» de Victor von Weizsaecker), condition nécessaire pour une éthique qui ne soit pas formelle, mais substantielle. Les valeurs individuelles et la qualité de la vie sont ainsi organiquement intégrées dans la définition d’une «bonne médecine». Cette perspective qui est en accord avec l’anthropologie de la pensée religieuse devrait corriger la tendance de la «bioéthique catholique» vers le naturalisme, qui aboutit à évacuer le sujet et sa signifiance. C’est la raison pour laquelle la bioéthique proposée par l’église catholique engendre bon nombre d’équivoques, de sorte que cette science semble promouvoir une sorte de culte de la «sacralité de la vie» sans

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aucune considération pour sa qualité. La voie la meilleure pour éliminer les fausses interprétations semble celle d’assumer la notion de sujet dans l’élaboration du projet éthique pour la nouvelle médecine.

Le transfert des acquis et des connaissances doit également avoir lieu en sens inverse grâce à l’apport du savant de bioéthique, catholique, du savoir ecclésial à la bioéthique.

La dialectique péché/grâce/réparation peut apprendre au triomphalisme de la bioéthique que l’on peut faire mieux que de dénoncer les erreurs du comportement humain, en les réparant. Cette perspective introduirait un accent humaniste plutôt que médico-légal dans les comités d’éthique, ou en d’autres organismes analogues dont le but est d’analyser les comportements en matière de santé du point de vue éthique. Au lieu d’un tribunal qui juge l’action, l’on aboutirait ainsi à une instance capable de reconnaître les erreurs en vue de les réparer, ou en vue de suivre à l’avenir d’autres types d’actions pour protéger les valeurs menacées.

La dimension religieuse peut encore apporter à la bioéthique la perspective qui naît de la conviction que la personne «est plus que la personne». Il ne s’agit pas d’adopter le point de vue de la transcendance, ce qui obligerait à récrire la bioéthique suivant des catégories qui ne lui appartiennent pas, mais ce contact avec la vision transcendante de l’homme peut stimuler la bioéthique, sans qu’elle abandonne sa propre logique, à aller au-delà de la dimension personnelle, vers une dimension que l’on pourrait appeler «transpersonnelle».

L’attitude propre à la tradition religieuse envers la vie considère que celle-ci est un don auquel nous participons grâce à la communion. Si le fait de reconnaître l’altérité de l’autre est l’instrument pour sortir de la prison de l’Ego, le service rendu à la vie dans une dimension qui s’ouvre au-delà de la personne entend apporter à la bioéthique un autre «état de conscience», qui dépasse la simple gestion du consensus social sur les limites du licite et de l’illicite dans le domaine bio-médical.

Dans ce nouvel «état de conscience» la vie n’est plus possession que l’on doit gérer de manière responsable, mais réalité qui dépasse le contenu de la personne considéré comme le moment le plus important du développement anthropologique.

L’état de conscience transpersonnel nous indique des attitudes envers la vie qui n’appartiennent plus exclusivement aux catégories de l’action (même si cette action n’entend pas dépasser les limites énoncées par l’éthique).

La bioéthique fait continuellement appel aux mille vicissitudes de l’«, eros», c’est-à-dire au désir et au pouvoir de l’homme sur la vie: désir de vie, désir de générer ou de ne pas générer, de générer des enfants avec des caractéristiques données et à certaines conditions, désir

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de prolonger la vie ou de l’abréger, désir de modifier le patrimoine génétique, etc. Bref, la bioéthique est confrontée aux mille transformations de l’«eros» sous toutes les formes du désir. Désir qui présente la vie comme un champ illimité d’interventions dues à l’augmentation des possibilités mises à notre disposition par les progrès scientifiques et technologiques. Mais le «pathos», c’est-à-dire les modalités d’existence qui ne dépendent pas de ce que nous faisons mais de ce que nous subissons, est une partie constitutive de la vie.

Le «pathos» est également une possibilité de croissance, car, tout en demeurant dans l’ordre de l’immanence, il nous guide au-delà de la «personne» qui, suivant la tradition humaniste la plus classique, est à la fois réalisation de l’être et masque, épiphanie de l’être mais aussi éclipse partielle.

L’acte volontaire est entré dans les faits existentiels alors qu’avant il dépendait du hasard ou de la Providence, comme le nombre des naissances, la temporalité des naissances, et même le moment de céder à la mort. Aujourd’hui ces faits dépendent de l’action de l’homme. Or, ce déplacement unilatéral vers l’action produit une déformation anthropologique: l’homme, dont le pouvoir sur lui-même augmente de façon arbitraire, ne devient pas plus homme mais peut devenir une caricature d’homme. Le «pathos» en corrigeant la déformation anthropologique peut éduquer le désir. Cette attitude ouverte à la vie, que nous pouvons qualifier de spirituelle, sans être nécessairement religieuse, doit être intégrée par la bioéthique.

Cette science, qui jusqu’ici a essentiellement étudié le licite et l’illicite dans les domaines de la génétique, de la biologie et des nouvelles pratiques de la médecine, a besoin pour être complète d’intégrer ce que la vie apporte à travers le «pathos» qui nous amène au dépassement. Voici l’objectif de la bioéthique dans l’horizon de l’«œcuménisme».

La liceità dell’atto medico: considerazioni etiche

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LA LICEITÀ DELL'ATTO MEDICO: CONSIDERAZIONI ETICHE

in Amman Gainotti, Badura, Baraldi, Bimbi, Buscema, Cardamone, de Leonardis, de Sandre, Greco, Greppi, Iacono, Ingrosso, Lafaille, Man-ghi, Melucci, Mongelli, Nordia, Pearce, Pizzini, Ranci Ortigosa, Rijke, Sbattella, Schirippa, Spinsanti, Tognietti Bordogna, Valenti, La salute come costruzione sociale, a cura di Marco Ingrosso

FrancoAngeli, Milano 1994

pp. 301-307

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Prima ancora che la società si preoccupasse di stabilire norme e regole entro le quali l’attività terapeutica può essere considerata lecita, la professione medica si è data cura di riflettere su ciò che legittima dall’interno l’intervento sul corpo malato, a partire dal senso e dalla finalità intrinseca dell’atto medico. Questo approccio è propriamente deontologico, in quanto si fonda sulle regole consensualmente stabilite dai professionisti; tuttavia ha legami profondi con l’etica, ovvero con i valori condivisi da una determinata società.

Tradizionalmente l’ethos ippocratico ha fatto derivare la liceità dell’atto medico dal bene che esso intende procurare al paziente. Nel giuramento di Ippocrate questa giustificazione si esprime nella cosiddetta “clausola terapeutica”:

Prescriverò agli infermi la dieta opportuna che loro convenga per quanto mi sarà permesso dalle mie cognizioni e li difenderò da ogni cosa ingiusta e dannosa.

Per cogliere il significato che questa concezione può rivestire anche per gli uomini del nostro tempo, possiamo riferirci alla versione modernizzata che è stata redatta in occasione del Processo a Ippocrate organizzato nell’ambito di “Milano medicina” del 1988. Un comitato di esperti ha così riformulato la “clausola terapeutica”:

Eserciterò la mia arte secondo un sapere che mi impegno ad accrescere costantemente, e prescriverò farmaci secondo un giudizio che manterrò puro e retto, e che sempre mi guiderà nello scegliere quei rimedi che sicuramente si siano dimostrati giovevoli. Non farò della mia arte ingiusto lucro, né anteporrò alcun interesse a quello del malato, nemmeno se richiesto dal potere di chi amministra e governa la cosa pubblica.

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Dal confronto con l’originale ippocratico emerge la sostanziale continuità nell’orientamento al “bene del paziente” come giustificazione dell’atto medico. Gli elementi costitutivi del rapporto medico-paziente sono: l’asimmetria dei rapporti (non si stabilisce un contratto bilaterale, ma piuttosto un’”alleanza terapeutica”, con forti connotazioni religiose); subalternità del malato (in merito all’atto terapeutico il malato non ha propriamente niente da dire; è chiamato a strutturare l’atto medico solo fornendo i sintomi, di cui il sanitario interpreterà il messaggio: non è il malato che parla, ma i sintomi che si prestano alla lettura); ruolo pilota della scienza (il medico è impegnato ad accrescere sempre più il proprio sapere); controllo fornito dalla coscienza e dal senso di responsabilità del medico (di qui la formuletta compendiosa “in scienza e coscienza”, solitamente utilizzata per tagliar corto nei lunghi discorsi sulle dimensioni etiche della pratica della medicina).

Di fronte a questa concezione così lineare della medicina, che è giunta fino a noi attraverso i secoli sostanzialmente immutata, ci dobbiamo domandare: è ancora valida ― salvo qualche piccola azione di cosmesi, per darle un volto più attuale ―, oppure dobbiamo elaborare un nuovo paradigma? È questo l’interrogativo di fondo che deve affrontare oggi l’etica dell’atto medico.

Per annunciare subito la mia tesi: quando l’atto medico diventa “moderno”, si sottrae al paradigma ippocratico e deve essere ripensato con altre categorie. Devo però subito specificare che non intendo “moderno” nel senso più ampio del termine ― per esempio, come ciò che è più aggiornato secondo gli ultimi ritrovati della tecnologia ― ma nel senso storiografico. L’epoca moderna è quella che inizia, per definizione, con l’illuminismo. È l’epoca che Kant annunciava nel suo scritto Che cos’è l’Illuminismo? con quella frase molto incisiva che abbiamo trovato sui libri di scuola quando studiavamo filosofia: l’illuminismo è «l’uscita da ogni minorità non dovuta»; «sapere aude: abbi il coraggio di servirti della tua ragione, rinunciando ad ogni minorità non dovuta».

La caratteristica fondamentale di una medicina che voglia essere “moderna” è di accettare questo cambiamento. Esso ha progressivamente modificato la vita politica, i rapporti sociali, quelli economici e perfino la vita religiosa, mentre è rimasto sempre al di fuori della medicina. Quando l’atto medico diventa “moderno”, comporta l’uscita da quella “minorità non dovuta” che è la malattia e l’abbandono dall’atteggiamento paternalista che conferisce a qualcuno la facoltà di decidere per l’altro qual è il suo bene. La modernità porta a un rovesciamento di prospettiva: il primato non spetta all’orientamento a

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fare il bene dell’altro (principio di beneficità), ma al rispetto della sua caratteristica di soggetto autonomo (principio di autonomia).

Per l’etica di Kant l’autonomia è un principio formale, non un principio materiale. Non ci dice qual è l’azione buona, ma quali sono le condizioni perché l’azione sia buona. Se adottiamo questo punto di vista, non possiamo più chiamare buona l’azione per il fatto che produce buoni risultati. È buona l’azione che rispetta il principio formale dell’autonomia, e dell’autodeterminazione del soggetto. Salvare la vita di un paziente con un intervento medico è indubbiamente un bene, dal punto di vista di un’etica contenutistica; ma se per salvargli la vita si dovesse far violenza alla sua volontà sana e autodeterminata, calpestando valori che orientano la sua vita, non sapremmo più giustificare eticamente la pur nobile azione rivolta a ottenere un bene. Perché l’azione sia buona, anche nell’ambito della cura della salute, bisogna che sia corretta non solo sotto l’aspetto dei contenuti, ma anche di quello delle procedure.

Questo, in sostanza, è il contenuto del principio del consenso informato introdotto in medicina. Spesso si tende a vedere le pratiche americane del consenso informato, diffuse anche al di fuori degli Stati Uniti, sotto l’aspetto medico-legale, cioè come se fossero procedure rivolte unicamente a proteggere il medico dalle possibili conseguenze di ordine giudiziario dei suoi atti. Credo che questa prospettiva manchi il bersaglio. Anche se l’autotutela del medico è un elemento dell’insieme, nella pratica del consenso informato l’orizzonte è più ampio e include un senso profondamente etico, che deriva dall’accettazione dell’autonomia dell’individuo, in quanto soggetto capace di determinare i propri fini. Non è buono, in altri termini, l’atto che non considera l’adulto come adulto. Anche se si tratta di un atto medico. Anche quando avessimo a che fare con un atto che salva la vita del paziente, infrangendo però eventuali limiti che questi abbia posto in maniera autonoma.

Ne consegue che questa medicina moderna diventa molto sensibile ai valori del paziente. E questo è tanto più vero, forte e dirompente nello stato attuale del progresso medico. Oggi la medicina dispone di un arsenale terapeutico molto vario e aperto su diversi esiti. È proprio là dove esiste una pluralità di scelte che i valori del paziente diventano rilevanti. Ciò che il paziente intende come salute, benessere, vita buona ― di conseguenza, i suoi obiettivi etici ― deve entrare strutturalmente nell’atto medico. Come modello teorico di questa medicina che ha adottato pienamente il paradigma della modernità mi limito a rimandare

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a un’opera che ormai è conosciuta anche in Italia: il Manuale di Bioetica di Tristam Engelhardt. Esso presenta nel modo più radicale il rovesciamento della medicina dall’orientamento secondo il principio di beneficità al rispetto formale e assoluto del principio di autonomia.

Di fronte a questa medicina che è entrata nell’epoca moderna e si è modificata in conseguenza, notiamo due atteggiamenti fondamentali. Uno è quello dell’ostilità aprioristica. In Italia l’ostilità è molto diffusa ― non lo dico in senso accusatorio, ma come rivelazione oggettiva di un dato ― soprattutto nel mondo medico. I medici per lo più preferiscono rimanere all’interno del paternalismo, magari riproposto in forme più blande e illuminate. Hanno molti motivi per considerare la malattia come una situazione in cui in fondo l’autonomia personale viene sospesa, in quanto l’adulto ritorna in uno stato di dipendenza. La dipendenza viene talvolta cercata esplicitamente: il malato si mette nelle mani del sanitario, con la speranza che questi, in conformità all’ethos ippocratico, si sia impegnato a sviluppare al massimo il proprio sapere clinico e che, oltre alla scienza, si sia formato anche una coscienza che gli impedisce di prevaricare, traendo vantaggio dalla situazione del paziente. In questa strutturazione del rapporto di fondo è il medico che, spesso in collusione con i familiari e magari da questi sollecitato, decide quali informazioni dare al paziente e sceglie per lui il trattamento più indicato. Il medico sceglie quali percorsi il malato deve seguire verso la salute, e soprattutto decide per lui il cammino verso la morte.

L’altro atteggiamento estremo nei confronti del paradigma “moderno” della medicina è l’accettazione acritica e incondizionata. Questa resa totale al modello autonomista si traduce in pratica in un’informazione indifferenziata, data in qualsiasi modo, senza alcuna considerazione dell’emotività del paziente. Oppure nel ricorso puramente strumentale ai “protocolli di consenso informato”: un mezzo per mettere in chiaro, nero su bianco, che il paziente è stato informato, a tutela del sanitario. Oppure nelle deleghe deresponsabilizzanti ai comitati di etica.

È possibile assumere, rispetto a questo cambiamento di paradigma in medicina, un atteggiamento che non sia di rifiuto aprioristico, né di accettazione acritica? A mio avviso, la modernizzazione dell’etica medica deve essere considerata come un fenomeno irreversibile: in tempi più o meno lunghi, cambierà anche nella nostra società il criterio per considerare “buona” o “cattiva” la medicina dal punto di

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vista etico. Di conseguenza, è sospesa per i medici l’autorizzazione a procedere a qualsiasi misura terapeutica essi ritengano andare a beneficio del malato, sulla base di un criterio esclusivamente medico. Questo spazio dell’assolutismo ― assolutismo, anche se illuminato e benefico! ― in cui come una specie di “pater-familias” il medico decideva qual’era il bene del malato, dobbiamo considerarlo come un’altra regione conquistata dallo spirito moderno.

L’informazione e l’acquisizione del consenso saranno quindi sempre meno un “optional” e sempre più un obbligo non solo giuridico e deontologico ma etico; quindi una condizione perché si possa parlare di buona medicina. Certo, è possibile immaginare uno scenario infausto di sviluppo della modernità, in cui per esempio questo diritto alla libertà decisionale si tramuti in un diritto ad essere lasciato solo, senza alcun sostegno, e in cui il consenso informato venga utilizzato come un espediente per rifilare al malato la responsabilità di decisioni che invece andrebbero condivise.

Tra le due strade della riproposta del paternalismo medico e della resa incondizionata al principio di autonomia nella sua versione più individualista, con i possibili risvolti di isolamento, solitudine e in fondo di rottura dell’alleanza terapeutica, sentiamo il bisogno di una via media. Le vie medie non sono soltanto difficili da seguire: la “aurea mediocritas”, non significa non essere né carne né pesce, ma implica la capacità di stare veramente al centro, abbracciando gli estremi. Oltre che da seguire, queste vie medie sono molto difficili anche da concettualizzare.

C’è sicuramente una competizione tra i due modelli che attualmente si stanno contendendo il primato: uno è il modello ippocratico, l’altro è il modello libertario autonomista; l’uno punta tutto sul bene del paziente, l’altro ha a cuore solo la sua autodeterminazione; da una parte tutto il potere al medico, dall’altra tutto il potere al malato. Ciò che ci impedisce di abbracciare una delle due alternative non è solo una scelta teorica, ma la consapevolezza che adottare l’uno o l’altro modello in maniera esclusiva comporta un prezzo molto alto di sofferenze. Da una parte la sofferenza dei malati: non quella legata alla malattia, ma quella più sottile ― ma non per questo meno reale ― di dipendere come bambini eterodeterminati, di essere espropriati di diritti che nessun codice potrà mai convalidare, ma che sono proprio quelli che ci fanno uomini: il diritto di decidere quello che ci riguarda di più nella vita e soprattutto di fronte alla morte. Ma non bisogna neppure dimenticare le sofferenze legate al modello autonomista a

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oltranza: quelle dei malati, abbandonati spesso alle loro angosce, e quelle dei medici, degradati a puri esecutori di desideri e di preferenze arbitrarie, in una medicina ridotta a un supermercato in cui si acquista o si lascia, secondo il gusto personale.

Ho l’impressione che siamo soltanto all’inizio di questa ricerca della via media. Ma per evitare una conclusione troppo generica mi permetto di citare un modello che, a mio avviso, merita un’attenta considerazione: l’approccio all’etica medica di Edmund Pellegrino e David Thomasma. Il loro libro più recente, appena tradotto in italiano, ha un titolo provocatorio per l’etica centrata sull’autonomia: Per il bene del paziente. Tradizione e innovazione nell’etica medica (1992). È un serio tentativo di trovare una via media che concili beneficità e autonomia, vedendole come due dimensioni essenziali dell’atto medico. Il punto focale rimane il bene del paziente, che deve essere garantito. La considerazione esclusivamente autonomista lascia il paziente nella sua vulnerabilità e umanità ferita ― non per niente è “in-firmus”, cioè non solido ―; l’autonomia spesso non è presente come un dato obiettivo, ma come una meta. L’autonomia è qualche cosa da far crescere, tendendo ad essa come a un obiettivo.

Alla via intermedia Pellegrino e Thomasma attribuiscono il nome programmatico di “beneficità nella fiducia”. Mi rendo conto che la formula in quanto tale dice ben poco; ha bisogno di essere illustrata in modo analitico. Ma un punto essenziale è possibile cogliere intuitivamente: questo modello domanda che ci sia una rispondenza intrinseca tra il “buon medico” e il “buon paziente”. Non ci può essere, in altri termini, una buona medicina che non domandi anche una crescita etica del paziente, affinché sia in grado di entrare in modo costruttivo nel rapporto di “beneficità nella fiducia”.

Per questo la nuova etica che deve regnare in medicina non può essere elaborata unilateralmente dalla professione medica. Il buon medico e il buon paziente hanno dei mutui obblighi all’interno del rapporto terapeutico. Questa crescita comune è essenziale per identificare la via media che mette insieme autonomia e beneficità.

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BIBLIOGRAFIA

Engelhardt H.T. (1991), Manuale di bioetica, Il Saggiatore, Milano.

Faden R. e Beauchamps T. (1986), A History and Theory of Informed Consent, Oxford UP, New York.

Gracja D. (1993), Fondamenti di bioetica, San Paolo, Cinisello Balsamo.

Kant I. (1975), Risposta alla domanda: che cos’è l'Illuminismo?, in N. Bobbio (a cura), Scritti politici e di filosofia della teoria e del diritto, Utet, Torino, pp. 141-149.

Pellegrino E. e Thomasma D. (1992), Per il bene del paziente. Tradizione e innovazione nell'etica medica, Ed. Paoline, Cinisello Balsamo.

Spinsanti S. (1990), La formazione del consenso con la famiglia: un orizzonte dell’etica clinica, in Il policlinico, vol. 97, n° 4.

Bioetica global o la sabiduria para sobrevivir

Book Cover: Bioetica global o la sabiduria para sobrevivir
Part of the Bioetica sistematica series:

Sandro Spinsanti

BIOETICA GLOBAL O LA SABIDURIA PARA SOBREVIVIR

in Cuadernos del Programa Regional de Bioetica

n. 7, diciembre 1998, pp. 9-19

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De la busqueda sobre el cancer a la bioetica

Quien haya querido hacer un perfil histórico de la bioética ha debido empezar por él: Potter. Su sola mención se reduce a atribuirle la paternidad del término, aparecido por primera vez en el título de un volumen de 1971: "Bioethics. Bridge to the future."Los más informados llegan hasta un artículo de él aparecido el año anterior en la revista Perspectives in Biology and Medicine, donde la palabra aparece por primera vez en sentido absoluto: "Bioethics. The Science of survival". La bioética relacionada con el futuro y con la sobrevivencia: estas pocas informaciones nos dicen algo sobre el espíritu que soplaba sobre la creación del término, pero nada de su génesis, después que la nueva disciplina había encontrado la etiqueta que la distinguía.

Las pocas informaciones que se logran reunir sobre Potter agregan que es un bioquímico, un investigador en el ámbito de la oncología de base. Y eso es todo. O sea muy poco. El interés por Potter por parte de los cultores de la bioética generalmente termina aquí.

Introduciendo un segundo libro de Potter, aparecido casi veinte años después del primero, Tristam Engelhardt ― en el intertanto se acreditó como uno de los bioéticos más prolíficos y escuchados ― fijó la relación entre Potter y la bioética con una imagen: él creó el nombre de la disciplina y ésta se alejó de él y se fue por su camino, despreciando la ruta que el artífice había previsto, así como muy seguido los hijos que tienen talento y capacidad hacen con sus padres.

La bioética que se ha desarrollado en estos dos decenios no tiene nada en común con el programa trazado por el pionero. El entregó la nueva palabra, con un insight (perspicacia, intuición) que le permitió reconocerla como el término adecuado para expresar la búsqueda que estaba inconclusa hacia fines de los años 60. Los términos tradicionales ― en particular el más usado por un largo uso: "ética médica'' ― eran muy mezquino para identificar este vasto radio de interés. El neologismo ― observa T. Engelhardt ― ha sido profundamente heurístico, justamente por su imprecisión y falta de claridad: cayendo en una solución supersaturada que hizo cristalizar un conjunto heterogéneo de importantes problemas culturales.

Sin embargo, Potter merece más que un simple reconocimiento formal. A aquellos que les importa conjugar saber científico y responsabilidad moral no le entrega sólo la etiqueta creada al inicio de los años 70. Pero vale la pena escuchar con calma al que tiene que decir. Y para hacer esto es necesario

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empezar buscándolo en su refugio. Ya sólo el viaje exige un notable compromiso.

La meta es Madison, capital del estado americano de Wisconsin. Es una de las capitales más atractivas de los Estados Unidos, ubicada entre los cuatro lagos. El campus universitario se refleja en las aguas del Lago Mendota. Los edificios de la universidad ocupan una extensa área; con su solidez y modernidad dan inmediatamente una primera imagen visual de la gran consideración del conocimiento que se tiene en este ángulo descentralizado de la inmensa América. La cita con Potter es en su oficina, en el laboratorio McArdle para la investigación del cáncer. Ubicado en la Facultad de Medicina de la Universidad de Wisconsin. Después que el ascensor llegó al octavo piso del imponente edificio, es necesario subir a pie un piso más. Un par de piezas en el desván son su reino. El anciano profesor ― nació en 1911 ― se jubiló después de dejar, en 1982, la dirección del laboratorio, por límites de edad. Por más de 40 años hizo investigaciones en esa sede. Aún ahora va al trabajo todos los días, con un empeño que no se dobla frente a la edad ni a los achaques.

Recorrió un "cursos honorum" con todo el respeto. Fue presidente de la Sociedad Americana de Biología Celular y de la Asociación Americana para la Investigación del Cáncer. Ha hecho alrededor de 350 publicaciones de bioquímica y de investigación del cáncer, en especial utilizando las enzimas y desarrollando un nuevo acercamiento en el estudio del cáncer como enfermedad de la biología del desarrollo. Adiestró a decenas de investigadores de todo el mundo que pasaron por su laboratorio. En su honor la Universidad estableció, en 1982, una serie de "lecturas" sobre temas de bioquímica y oncología.

Sin embargo, esta sólida carrera de científico no es el centro sino la periferia de sus intereses más profundos. Este ámbito era tan difícilmente comparable con los términos usuales, que tuvo que inventar una nueva palabra para expresarlo: la bioética. Más que en cualquier otro caso para entender una palabra tuvimos que referirnos a una historia: la historia de la persona que la inventó.

No se puede decir que los accesos que buscó en dirección de la tierra inexplorada de la bioética fueron motivados por frustraciones vividas como científico. Por el contrario, como experimentalista e investigador de ciencias básicas tuvo éxito, especialmente en los estudios de los agentes que bloquean metabolismos específicos. Fue el primero en proponer que los inhibidores secuenciales de actividades enzimáticas críticas pueden ser útiles en la quimioterapia del cáncer. Sobre el tema escribió un libro en 1950: "Enzymes, growth and cáncer. "Este concepto indujo a otros a desarrollar combinaciones de fármacos con ventajas selectivas en el tratamiento de ciertas afecciones

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oncológicas humanas. Durante su carrera científica gozó de la estimación de sus colegas y de otros investigadores. Esta alta consideración probablemente ha sido influyente en la acogida que en los ambientes científicos se le dio a sus reflexiones relacionadas con el ámbito que llamó "bioética".

Este segundo interés tomó forma poco a poco en su vida. Aunque probablemente para encontrar los orígenes más lejanos es necesario remontarse a la profunda huella que dejaron en Potter sus orígenes campesinos y la infancia pasada en un campo al sur de Dakota. Tuvo un constante interés por el ambiente. También el fundamento religioso puede haberle dejado una huella permanente que influyó en su orientación. Fue educado en una iglesia presbiteriana y era muy activo en las iniciativas de su comunidad. El pastor lo habría visto con gusto como ministro del culto, pero el joven Potter decidió que llegaría a ser científico. Su ambición era la de combinar la bioquímica con la medicina. Esta es la linfa que circula en el investigador que por más de 50 años estudia la bioquímica del cáncer en el Laboratorio McArdle.

La responsabilidad del cientifico hacia el futuro

La publicación de "Bioethics. Bridge to the future" se debió a una serie de circunstancias fortuitas. Potter en algunas ocasiones había sido invitado para hablar sobre temas que no tenían relación directa con la investigación del cáncer. De frente a interrogantes como el dolor de las personas buenas y virtuosas ― es la realidad que una enfermedad como el cáncer nos enfrenta diariamente ― se había dado cuenta que la respuesta no se tenía que buscar en los microscopios electrónicos del laboratorio. Se sentía estimulado en ir más allá del conocimiento específico que era el suyo. Se había enfrentado con Teilhard de Chardin y con otros pensadores orientados hacia el futuro de la humanidad.

Sobretodo le había impresionado un artículo escrito por Margaret Mead y publicado por Science en 1957: "Toward more vivid utopias" (Hacia utopías más vivas). La ilustre antropóloga sostenía que en la universidad deberían existir "cátedras sobre el futuro". Potter había sentido esta investigación como dirigida especialmente a él, que se ocupaba del estudio del cáncer, contaminación, prevención. Acogiendo el desafío creó en la universidad de Wisconsin un comité interdisciplirrario sobre el futuro del hombre.

Por cuenta de este comité, y con la firma de los otros miembros, escribió un artículo sobre el sentido y la función de la universidad. Afirmaba que los gobiernos están tan ocupados con los problemas diarios que no logran ni siquiera

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plantearse la cuestión de qué se tiene que hacer para asegurarse el futuro de la especie. ¿Quién tiene que hacerlo, si no la universidad?. Quería llevar la interrogante a todo el cuerpo docente universitario y a la opinión pública.

El artículo fue publicado en Science en marzo 1970. Llamaba a los universitarios a cumplir su responsabilidad primaria por la sobrevivencia y la calidad de vida en el futuro, reaccionando a la concepción de la finalidad de la universidad que consiste en la "búsqueda de la verdad". No se puede negar que la "búsqueda de la verdad", combinada con la tradición académica de "la libertad de búsqueda"; haya sido la llave del progreso en la civilización occidental. Sin embargo, en el artículo se exponía el malestar difundido en muchos sectores de la sociedad, ligados a la certeza de que la libertad no lo es todo. Es necesaria una dirección para la búsqueda, mientras parece que nadie tenga el control de la situación: ni los dioses, ni los gobiernos tienen un plan para el futuro.

En este contexto, es anacronístico que el mundo académico se aterre a la "búsqueda de la verdad" y a la "libertad académica". Es obvio que los profesores prefieren ser sometidos lo menos posible a reglamentos. Cada especialista opina que su propio microcosmos merece mayor financiamiento, en el interés de la sociedad, sin preguntarse si y cómo es posible encontrar las mentes que juntan los pedazos de conocimiento, al servicio de una sabiduría y dimensión de toda la sociedad.

En esa intervención programada en Science, Potter afirmaba que la universidad tiene que ser el lugar de una "búsqueda de la verdad orientada hacia el futuro". Tiene que transmitir a las siguientes generaciones no sólo el conocimiento, sino también juicios de valor significativos. Frente al futuro es necesario asumir una posición humilde. Puesto que ningún individuo conoce los criterios más apropiados para juzgar las acciones orientadas al futuro, tenemos que estar dispuestos a superar los límites de la disciplina, a ejercitar y soportar las críticas, a desarrollar acercamientos y soluciones pluralísticas basándonos en grupos interdisciplinarios. En la práctica, dentro de este perímetro se inscribe su propuesta de una bioética, como "puente hacia el futuro": como lo señala en su libro publicado en 1971.

El libro constituido por la recolección de trece escritos ocasionales publicados entre 1962 y 1970, nació ― concretamente ― por el interés de Cari Swanson, que dirigía para el editor Prentice Hall una colección: "Biological Sciences series". El opinaba que la universidad tendría que ocuparse no solamente de la sustancia de la ciencia, sino también de sus implicaciones. Las reflexiones de Potter, nacidas en el laboratorio pero con el ojo fuera del laboratorio, parecía aprovechar una necesidad del momento.

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El pedido de "bioética" estaba en el aire. Bastó inventar el término, para que se adoptara con entusiasmo. La unión entre el "bios" ― la vida ― y la ética es más que una ocurrencia lingüística. El neologismo quería dar forma a un proyecto. La bioética se propuso como el nombre de una nueva disciplina que combinara la ciencia y la filosofía. No como una síntesis entre dos conocimientos extraños. Potter quería oponerse a la perspectiva que considera la ética como proveniente de fuera de la ciencia, de la reflexión filosófica o teológica. La ética que él considera como "puente hacia el futuro" es un saber que se desarrolla desde las ciencias biológicas.

Al sostener que los valores éticos no se pueden separar de los hechos biológicos, Potter adscribe continuamente al movimiento de los años 60, que perdió en discusiones la pretensión de la ciencia de estar libre de valores. Después de todo, no se hacen investigaciones para desarrollar un solo conocimiento, sino para poder intervenir con eficacia, para preservar o restablecer la salud, aliviar el dolor y el sufrimiento. Su acercamiento, que considera la evolución moral como intrínseca al paradigma científico, aparece muy afín a lo que quería decir Teilhard de Chardin.

En su propuesta de la bioética como nueva disciplina que combina el conocimiento biológico con los valores humanos en un sistema biocibernético abierto de autoevaluación, ni la filosofía está subordinada a la ciencia, ni la ciencia a la filosofía. La tarea confiada a la bioética es la de conducir a científicos y no científicos a reexaminar su visión del mundo. El interés supremo por la sobrevivencia tiene que llevar a la convicción que es necesario saber más sobre la naturaleza del conocimiento y sobre la importancia de ver la realidad con los ojos del otro.

Para adoptar esta perspectiva Potter no tenía que buscar muy lejos: la oncología, que es su campo de investigación, es naturalmente más interdisciplinaria que cualquier otro sector de la ciencia. Leyendo nuevamente el desarrollo de su actividad de investigador, Potter recuerda que inició a fines de los años 30, los estudios para entender la bioquímica del cáncer. Bien rápido empezó a darse cuenta que en los lugares de trabajo muchas personas están expuestas sin necesidad a substancias cancerígenas; eso lo llevó a pensar en términos de prevención. Considerando además la contaminación en aumento y los daños producidos al ambiente, sintió la necesidad de buscar un punto de vista superior, que individualizó en el imperativo de la sobrevivencia.

Su parábola personal es ejemplar: refleja un aumento de horizontes que involucra a un gran número de investigadores en el campo oncológico. Con el tiempo llegaron a estar conscientes que el mayor obstáculo para encontrar soluciones al cáncer depende de la organización de la ciencia misma, porque no sabe integrar la necesidad y las opiniones de científicos y no científicos, incluyendo

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entre los últimos a pacientes y ciudadanos interesados. En armonía con esta perspectiva, la bioética propuesta por Potter tenía que ser la ciencia nueva que combina valores humanos y conocimientos biológicos, en particular los de la fisiología, genética y ecología.

La bioetica se incorpora en el campo medico

Para su sorpresa, el término se enraizó y la disciplina en el curso de dos décadas conoció un desarrollo triunfal. Pero la bioética que se afirmó sólo respondió en parte a sus expectativas. Mientras que el debate se focalizó en las temáticas médicas. La bioética pareció una respuesta al difundido desafecto hacia la ciencia médica. A la nueva disciplina se le atribuyó el rol de prevenir reacciones violentas hacia la medicina y la bioética. La mayor preocupación era la de mantener el empleo de la medicina dentro de límites éticos; la bioética empezó a ser relacionada con problemas de aborto, eutanasia, fecundación in vitro, donación de órganos de seres vivos y de trasplantes.

Para muchos hablar de bioética significaba exclusivamente preguntarse hasta qué punto impulsan las opciones médicas que son técnicamente posibles y pedir el consentimiento informado a los pacientes y a los sujetos experimentales. Preocupaciones indudablemente legítimas; pero el horizonte más extenso dentro del cual Potter había originalmente pensado la bioética venía restringida dentro la perspectiva médica.

El segundo aspecto en la cual la bioética tomó el predominio se apartó de su proyecto es como fue el concepto mismo de la ética. Potter proponía considerar seriamente el hecho que la ética humana no puede separarse de una comprensión realista de la ecología en el significado más amplio. Los valores éticos no se pueden separar de los hechos biológicos. Sugería, por consiguiente, abandonar sistemas éticos que fueran capaces de ver nuestra especie en un contexto evolucionista y ecológico.

El primer imperativo es que la ética reconozca la unión entre la humanidad y el mundo de la naturaleza. Una sobrevivencia que salve la calidad es posible sólo si los sistemas éticos son compatibles con el mundo real, y eso requiere una dolorosa reorientación en nuestro modo de pensar y de comportarnos, una revisión de antiguas y arraigadas creencias. Lo que sucedió, en cambio, en la bioética dominante fue una sacudida de la filosofía sobre la ciencia, en la pretensión de tener los instrumentos conceptuales necesarios para dictar las reglas a las cuales el progreso científico se tiene que conformar.

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No que debe valer lo contrario, o sea que la ética tenga que adaptar su paso al de la ciencia y tomar prestado de ella su conocimiento. Es justamente esta contraposición que Potter trataba de superar, proponiendo la bioética como un nuevo paradigma que hace obsoleto las dos visiones parciales de los valores humanos y del saber científico. La bioética, en su finalidad práctica de asegurar la sobrevivencia del mundo viviente, tiene que tratar de relacionar nuestra naturaleza biológica y el conocimiento real del mundo biológico a la formulación de políticas, con la finalidad de promover el bien social. Este paso no puede ocurrir de cualquier manera: por medio de una coerción autoritaria, por ejemplo. Tiene que implicar ya sea convicción como empeño personal. La función confiada a la bioética era la de asegurar una unión entre los dos.

La bioética, cuanto se pone al servicio de la sobrevivencia promueve una actitud en relación con los problemas que nacen cuando se quiere llevar la tarea de mantener la vida sobre un plan distinto, ya sea en el comportamiento estereotipado del científico (el cual en relación a la sobrevivencia parece decir "no lo sé, y lo que yo creo es irrelevante"), sea el del teólogo (el que parece decir "lo que yo creo es la única cosa importante y lo que yo sé es irrelevante").

Potter deseaba una ética orientada a la ciencia, o bioética, que nos haga decir: "lo que yo soy es limitado, pero yo lo combinaré con los conocimientos y la opinión de otros hombres inteligentes e inspirados en el sentido ético, provenientes de varias disciplinas para determinar lo que creo y hago, y trataré de desarrollar y difundir directivas éticas que contribuirán a la sobrevivencia y al mejoramiento de la especie humana".

En el intento de esquematizar el proceso que va de una posición filosófica a un estado social responsable, Potter preveía una serie formada por cinco etapas: 1. el daño ambiental se vuelve visible al individuo común y causa indignación moral. 2. el conocimiento de estos problemas se desarrolla en una nueva disciplina: la bioética ambiental. 3. la indignación moral pide medidas preventivas. 4. la presión moral, unida a la información de hecho, genera directivas bioéticas. 5. éstas se convierten en sanciones legales.

La sobrevivencia necesita verdaderos creyentes

Se tiene la fuerte impresión que la bioética apoyada por Potter sea más que una extensión de la ciencia. Más bien se parece a una especie de religión: la religión de la sobrevivencia. Esta, en efecto, se presenta como una exigencia superior. Podríamos llamarla una exigencia metaética. Nadie es capaz de justificar

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con argumentos científicos que la sobrevivencia sea deseada para la humanidad (como, por otra parte, no se puede probar que es bueno que las personas sean sanas antes que enfermas). La disponibilidad a acoger la necesidad de la sobrevivencia y ponerse a su servicio actúa del mismo modo que las necesidades éticas fundamentales, sobre las cuales descansan incondicionalmente cada regla o norma moral: no se pueden demostrar con argumentos.

Recientemente Potter escribió que "la bioética necesita de verdaderos creyentes". La expresión es más apropiada a una religión que a la ética. Suena como despectivo, casi como la descripción de individuos que niegan la evidencia. Lo que nos llevaría a los antídopos que Potter siempre deseó para la bioética. La analogía con la religión es forzada y si se le quiere dar un alcance que vaya más allá de esta afirmación debe ser que la bioética sea el comportamiento interior de individuos que saben aspirar a un objetivo lejano y terminar las acciones al conseguirlo.

Si la palabra "sobrevivencia" parece muy enfática, se puede formular este lejano objetivo como la búsqueda de la "salud universal": la dedicación que la bioética necesita es el compromiso para asumir nuestra responsabilidad y a terminar las enfermedades, los parásitos, el cáncer causado por la contaminación. También ésta puede ser una manera adecuada para expresar el propósito de la bioética. Potter prefiere, sin embargo, la perspectiva de la sobrevivencia, entendida como el momento crucial de la evolución en que el destino de las especies vivientes pasa a las manos del hombre. Se propone ― para ser concretos ― que la humanidad se comprometa a hacer lo que sea necesario para llegar al año 3000.

Los naturalistas se preguntan si la extinción no es algo innato en el proceso evolutivo. La mayor parte de las especies del pasado se han extinguido, sin embargo, su evolución estaba controlada por la selección natural. Este según observó Thedosius Dobzhansky, la selección promueve lo que es más útil, aunque el cambio a la larga puede ser fatal. Es lo que Potter llamó el "flujo fatal" (fatal flow) de la evolución.

Para los hombres la evolución puede tener un curso distinto con tal que se opongan al "flujo fatal" y decidan, contrariamente a lo que han hecho hasta ahora, de no proponerse solamente metas inmediatas, como la ganancia económica, sino también un objetivo a largo plazo: como la sobrevivencia. Si acaso la sobrevivencia de la especie humana sea el objetivo ampliamente aceptado, el "problema de la ciencia" se transforma en el problema ético de lo que tenemos que hacer para descubrir el apropiado curso de las acciones.

Esta búsqueda implica más de la ética históricamente entendida. La nueva ética ― la bioética ― nos tiene que permitir tomar nuestro destino en nuestras

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manos, deteniendo la maligna expansión de la especie más perfectamente adaptada, y por lo tanto potencialmente más peligrosa. Tenemos que distinguir entre la evolución genética y la evolución cultural. Ya que la evolución genética no es un "optional", es necesario apostar sobre una evolución cultural consciente, en la cual justificamos nuestras acciones mediante la ética.

La bioetica se vuelve «global»

Potter se encontró en la necesidad de diferenciar esta perspectiva de lo que en los últimos 20 años se identificó como bioética. Para esto es su último libro, publicado en 1988, que introdujo el concepto de "Bioética Global". En realidad no es más que una nueva propuesta del proyecto primitivo. Pone más explícitamente a la luz lo que corresponde a nuestra sabiduría colectiva que es desarrollar el programa para la sobrevivencia que la naturaleza nos ha dado. La especie humana es el único producto de la evolución que sabe que ha evolucionado y que quiere continuar evolucionando. La Bioética es el desarrollo de una sabiduría biológica que nos permite usar el conocimiento para sobrevivir, generación tras generación.

Para tratar de expresar en los términos más simples posibles el programa de la Bioética Global, se puede decir que una sobrevivencia aceptable tiene que proveer tres cosas: la promoción de la dignidad humana, la limitación voluntaria de la fecundidad del hombre y el respeto por el medioambiente. El primer punto es dado generalmente por adquirido (descontado) (aunque subsistan fuertes diferencias en el modo de concebir la dignidad humana).

En relación al segundo punto, la bioética que se ha desarrollado en el campo médico se ha concentrado en problemas marginales en relación al cuadro de conjunto, aunque no se les pueda negar su importancia y seriedad. La problemática, de hecho, fue discutida, además de la eterna cuestión de la interrupción voluntaria de la maternidad, por las relacionadas a los métodos de control de natalidad, a los diversos recursos ofrecidos por la fecundación artificial, a las intervenciones experimentales en los embriones. Pero la bioética no ha considerado el imperativo general de detener la expansión de la población para asegurar una sobrevivencia aceptable.

La ausencia del control de la fecundidad se puede considerar como un típico comportamiento orientado a las ventajas de obtenerlo en el corto plazo, pero que no considera las consecuencias a largo plazo. Hay, sin embargo, también otros aspectos que valorar. La humanidad está diseminando elementos químicos tóxicos, que tienen efectos biológicos no inmediatamente

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obvios. Muchos de estos productos químicos son carcinogénicos, teratogénicos y mutagénicos en el sentido amplio. Por lo tanto tenemos que considerar no sólo las consecuencias desastrosas de la generación incontrolada de niños sanos, sino también la de los bebes minúsvalidos cuyos padres estuvieron expuestos a productos químicos de riesgo. Por medio de la degradación del ambiente nosotros estamos progresivamente aumentando los riesgos de la salud de todos los grupos de edades de la especie humana, incluyendo a los bebés que aún no han nacido.

De estas consideraciones emerge con claridad que para la Bioética Global el objetivo es más amplio que ofrecer una ayuda para resolver los dilemas que se presentan en la práctica médica. Ello apunta a promover la salud humana para todos los habitantes del planeta, y no sólo para algunos privilegiados.

Otro punto cualificativo de la bioética de Potter es el respeto por el medio ambiente. La referencia explicativa es a Aldo Leopold y a su "Land Ethics". Leopold, el ya célebre pionero de una nueva actitud en relación con la naturaleza y la importancia de conservar ambientes naturales, entró por casualidad en la arquitectura del pensamiento de Potter. También su libro, "Bioethics. Bridge to the future", está dedicado a Leopold. Sin embargo, Potter no vacila en confesar que, mientras escribía los diferentes ensayos que lo componen, ignoraba la existencia de Leopold. Conoció su obra, en especial su "A sand Country Almanac", que es de 1949, sólo después que el manuscrito fue terminado y le dedicó el libro, aunque en este no existe una sola referencia.

Distinto le fue, en cambio, al Global Bioethics. Aquí agregó en el subtítulo ("Editar sobre la herencia de Leopold") una explícita referencia al hecho de que la bioética que propone está construida sobre la base del pensamiento de Leopold. Potter tiene en común con Leopold la preocupación por la sobrevivencia, como perspectiva meta-ética. Además condivide completamente su división de la ética en tres fases: aquella en la que se invoca para regular las relaciones entre los individuos; la que se ocupó prioritariamente de las relaciones entre los individuos y la sociedad, y finalmente la fase actual: la ética tiene que arreglar, regular la relación del hombre con los animales y las plantas. La extensión de la ética a este tercer ámbito es una posibilidad evolutiva y una necesidad ecológica.

Entre los pioneros de la bioética Potter ocupa un lugar independiente. El movimiento adoptó el término por él propuesto, pero no sus preocupaciones. Además Potter eligió quedar como un "amateur": siguió recibiendo su sueldo por hacer investigaciones sobre el cáncer, mientras se creaban cátedras e institutos de bioética, y nacía la figura del "bioeticista" pagado para hacer bioética.

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Sus reservas hacia la profesionalización de la bioética nacen del miedo que en esta transición se pierda algo esencial. Sobretodo no aportaría ninguna ventaja a la bioética si tuviera que atraer investigadores insatisfechos de su trabajo, convirtiéndose en el contenedor para personas desadaptadas en su profesión. La imagen de la disciplina resultaría irremediablemente comprometida. La bioética necesita personas fuertes, con un decidido sentido de identidad, confianza en sí mismo y mirada hacia el futuro. Personas hechas con la misma madera que Potter.

Verso una medicina della persona

Book Cover: Verso una medicina della persona
Part of the Bioetica sistematica series:

Sandro Spinsanti

VERSO UNA MEDICINA DELLA PERSONA

in  Progressi biomedici tra pluralismo etico e regole giuridiche, a cura di Raffaele Prodomo, Seconda Università degli Studi di Napoli

G. Giappichelli Editore, Torino 2004

pp. 37-47

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1. La richiesta di “umanizzazione” della medicina

La bioetica come movimento culturale, prima, e come disciplina specifica, poi, si è sviluppata su un terreno preparato da una diffusa accusa di “disumanizzazione” rivolta alla medicina e di una parallela richiesta di “umanizzazione”. Sia l’una che l’altra hanno diversi significati. Quello più corrente ha a che fare con la sensazione che, parallelamente all’accrescersi delle potenzialità terapeutiche della medicina, si è andata atrofizzando la capacità degli operatori sanitari di essere presenti, in quanto persone umane dotate di sensibilità ed emozioni, alla persona del malato. In breve, si rimprovera ai professionisti della sanità di saper “curare”, ma di non saper “prendersi cura”.

Questo discorso sulla disumanizzazione/umanizzazione della medicina si svolge sul piano della “morale”. Nel linguaggio comune con questo termine non si intende la disciplina filosofica che considera il comportamento umano alla luce dei valori (bene/male, giusto/ingiusto, utile/dannoso) bensì, in senso più riduttivo, si giudica il comportamento altrui in base a delle attese. Accusando medici e personale sanitario di disumanizzazione, in pratica “si fa loro la morale”. Si rimprovera ai medici e agli infermieri di non ispirarsi agli ideali sanitari e filantropici tradizionalmente connessi con le professioni terapeutiche. Anche l’esaltazione della professione del medico e dell’infermiere come “missione” conduce allo stesso risultato: il sanitario, confrontato con un modello troppo idealizzato — qualcuno si spinge fino a considerare le professioni sanitarie come una specie di sacerdozio della salute, e quindi

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si aspetta da chi le esercita la stessa dedizione altruistica propria dei sacerdoti ― tende a ripiegare sulla rassegnazione o sul cinismo.

Simili campagne di moralizzazione, che accompagnano oggi come un controcanto l’enfatizzazione delle notizie di “malasanità”, non danno i risultati attesi da chi le conduce. Rischiano invece di essere controproducenti: i sanitari, sentendosi sotto accusa, si chiudono in se stessi corporativisticamente, oppure rispondono alle critiche, percepite come aggressioni ostili, con altrettanta ostilità. Sulla base di tale reciproca incomprensione non si può costruire nessun progetto per innalzare la qualità della pratica medica. Si scava, piuttosto, un fossato sempre più ampio di diffidenza, proprio in un ambito in cui la fiducia è il valore principale.

Per una questione di giustizia, e non per una tattica di captatio benevolentiae, a coloro che lavorano nell’ambito della sanità bisogna anzitutto tributare il riconoscimento che non svolgono un lavoro come gli altri: per la particolare situazione del malato — talvolta in lotta drammatica per la vita e la salute, in stato di particolare tensione emotiva sempre ― i sanitari sono coinvolti e sollecitati a una partecipazione umana che supera quella di qualsiasi altro lavoro. Quando i discorsi sull’umanizzazione della medicina pigiano esclusivamente il pedale dei sentimenti, colpevolizzando al tempo stesso i sanitari di non mettere abbastanza cuore in quello che fanno, la morale, da terreno saldo di consenso sulla base della condivisione degli stessi valori, rischia di tramutarsi in sabbie mobili.

Una particolare insidia è insita nelle argomentazioni moraleggianti di tipo religioso. Quando, ad esempio, si presenta unilateralmente il lavoro sanitario sotto la metafora del Buon samaritano e a medici e infermieri viene richiesto un comportamento tutto modulato sull’oblatività, l’abnegazione e l’amore per il prossimo, si incrementa inevitabilmente il senso di inadeguatezza. Di qui è poi facile scivolare in cronici sensi di colpa. Ciò che ne consegue é per lo più una brusca interruzione di contatto con la proposta di un ideale così manifestamente lontano dal poter essere tradotto in atto. Da questo punto di vista, gli operatori che non vogliono più sentir parlare di “umanizzazione” esprimono piuttosto un giustificato rifiuto delle “prediche”, nel senso angustiante e oppressivo del termine.

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Un altro portale d’ingresso alla richiesta di “umanizzazione” della medicina è costituito dalle accuse di distanza dai bisogni emotivi del malato a causa della crescente tecnicizzazione degli interventi diagnostico/ terapeutici. E diventato un luogo comune contrapporre la medicina altamente tecnologica (high tech) a quella con contenuti molto umani e coinvolgenti (high touch). Il tema è presente, da più di un decennio, soprattutto nelle pubblicazioni infermieristiche.

La risposta alle nuove tecnologie biomediche, con il loro pericolo intrinseco di freddo distacco, viene individuata in una vicinanza che ha funzione di compensazione. Il ruolo di “contatto” è affidato per lo più alla professione infermieristica, con il risultato globale di una maggiore concentrazione del medico sulle dimensioni tecniche della cura. La pratica medica, tutta rivolta all’efficacia della prestazione, si sente autorizzata in tal modo a essere sempre più fredda, in quanto la calda presenza dell’infermiere compensa le sue carenze. Tra curare e prendersi cura viene così a instaurarsi una dicotomia, che giunge a immaginare un “curare” (come impresa eroica, hard) dispensato dal “prendersi cura” (attività lasciata a professioni più soft, dedite alla dimensione relazionale). Anche l’umanizzazione della medicina che accettasse la separazione sistematica tra l'high tech e l'high touch, puntando solo su quest’ultimo per rispondere al senso di estraneità crescente dei pazienti, finirebbe per costituire un tradimento della causa.

2. Il recupero antropologico del soggetto

La richiesta di “umanizzazione della medicina” può essere intesa, in una seconda accezione, come la richiesta di un punto di vista sull’uomo, sano o malato, diversa da quella propria delle scienze naturali, che la medicina ha assunto da quando si è andata strutturando come scienza, a partire dalla metà del XIX secolo. Il ripensamento della medicina è legato al superamento del positivismo come modello più alto del sapere.

Il positivismo è una teoria filosofica elaborata nel XIX secolo, ma che ha influenzato anche il secolo successivo. Inteso come rispetto dei fatti osservati, il positivismo costituisce una delle acquisizioni della filosofia della scienza a cui non si può rinunciare. Ma l’uomo di scienza, legandosi

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al positivismo, aveva creato situazioni parziali e tendenziose, illudendosi sulla professata obiettività impersonale dei fatti. Ciò si verifica soprattutto quando oggetto della scienza è l’uomo.

Lo spirito del positivismo è reso letterariamente dalla dichiarazione di fede che Charles Dickens nel romanzo Tempi moderni mette in bocca a un personaggio, Thomas Gradgrind, un direttore di scuola che si compiace di essere un uomo “eminentemente pratico”. Il romanziere immagina che, rivolgendosi a un gruppo di signore presenti in una scuola, il personaggio, campione del positivismo, rivolga loro questo discorsetto:

Ora quello che voglio sono Fatti. Insegnate a questi ragazzi e a queste ragazze Fatti e niente altro. Solo di Fatti abbiamo bisogno nella vita. Non piantate altro e sradicate tutto il resto. Solo coi Fatti si può plasmare la mente degli animali che ragionano: il resto non servirà mai loro assolutamente nulla. Questo è il principio su cui ho allevato i miei figli, e questo è il principio su cui ho allevato questi fanciulli. Tenetevi ai Fatti, signore!

Applicato alla medicina, il positivismo tendeva a concepirla come scienza pura, fondata su fatti, su nudi fatti. La medicina si proponeva di essere neutra o indifferente rispetto alle questioni collegate ai valori; la scienza medica, nella sua purezza, si riteneva collocata al di là del bene e del male.

Assumendo il modo di conoscere proprio delle scienze naturali, la medicina ha cercato di adeguarsi a quella forma particolare di conoscenza che è fondata sulla razionalità e si acquisisce con l’osservazione e l’esperimento, secondo una particolare metodologia “critica”. In quanto scienza naturale, la medicina procede empiricamente. La sua base è costituita da fisiologia e patologia; disfunzione e malattia sono considerate come conseguenze di disturbi di processi materiali — organici. In questa prospettiva, la malattia non è più qualcosa che capita all’uomo nel suo insieme, ma qualcosa che succede ai suoi organi. Lo studio delle cause della malattia si restringe alla ricerca di mutamenti locali nei tessuti, nelle strutture cellulari e nella stessa costituzione delle molecole biochimiche fondamentali. Il fatto morboso si ritiene compreso quando si

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può spiegare stabilendo il rapporto causa effetto, sulla base delle leggi che regolano i fatti fisico-chimici.

La razionalizzazione di tipo naturalistico porta a spogliare il fatto morboso di ogni carattere storico e personale. Esso è significativo per la medicina solo in quanto è un caso “tipico”. La stessa organizzazione della clinica riposa sul modello organicistico: le malattie vengono suddivise per reparti, come le merci di un supermercato; e i medici, passando di letto in letto come tecnici a una catena di montaggio, si dedicano a scoprire le cause del guasto, per riparare l’organo malato. Questa medicina è la medicina dei pezzi; e, con la specializzazione crescente, di pezzi sempre più piccoli.

Da quando la medicina si è organizzata come scienza della natura, è cominciato per l’arte di guarire un periodo di splendore, sotto l’egida dell’efficacia e di realizzazioni mai raggiunte in precedenza. I progressi della chirurgia, della batteriologia, della farmacologia non sarebbero stati ottenuti, se la medicina non si fosse allineata tra le scienze della natura. Proprio questi successi, fungendo da rinforzo positivo, portano a consolidare la convinzione che la strada imboccata fosse quella giusta, impedendo di rendersi conto dei pericoli insiti in essa. Senza misconoscere i momenti positivi della concezione natural-scientifica (in particolare il principio della ricerca empirica esatta e il significato fondamentale del lavoro di indagine di tipo fisiologico e biochimico), si deve però convenire che, quando l’uomo è considerato semplicemente come un pezzo di natura tra gli altri, si opera una violenta mutilazione antropologica.

La crisi nella medicina non sarà superata finché non avremo rifiutato di considerare come esclusivo il punto di vista delle scienze della natura. L’“umanizzazione” da introdurre nella pratica dell’arte sanitaria è più radicale del semplice recupero degli aspetti filantropici o umanitari — nel senso che abbiamo analizzato sopra — da includere, oltre a quelli di competenza professionale, nel rapporto con il malato. La disposizione interiore dell’oblatività e le virtù personali sono ovviamente necessarie per l’esercizio dell’arte sanitaria: vir bonus, sanandi peritus, definiva il medico la tradizione ippocratica (dove “bonus” indica una costellazione di qualità che si aggiungono alla perizia professionale). Le stesse esigenze valgono per chiunque — infermiere, tecnico, ausiliare ― avvicini il malato. Ma la “bontà” dell’operatore non basta, da sola, a umanizzare la

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medicina, se questa non recupera la prospettiva della totalità dell’essere umano.

Ciò vuol dire, in pratica, che il sapere mutuato dalle scienze della natura deve essere abbinato a quello che è specifico delle cosiddette “scienze umane”: la storia, la sociologia, la psicologia, l’antropologia culturale, il diritto, la filosofia, la teologia, solo per menzionare le più importanti. Esse meritano il nome di “umane” perché considerano nell’uomo la formalità che lo specifica, ciò per cui l’uomo si differenzia dagli altri esseri animati: la sua storicità, interiorità, individualità, spiritualità. In una parola, l’uomo come soggetto. Mentre invece è procedimento tipico delle scienze della natura evacuare il soggetto, per considerare l’uomo come un pezzo di natura tra gli altri.

Questo è un esito particolarmente infausto in medicina, dove si fa più evidente che l’uomo considerato in questo modo diventa una caricatura. Nel suo linguaggio codificato, il malato scompare; la sua presenza è puramente oggettuale. Com’è stato detto efficacemente, per essere più scienza, la medicina perde il malato. Con altra formula a effetto, qualcuno ha denunciato che la medicina rischia di morire di obesità scientifica.

Finché l’uomo malato non sarà considerato anche secondo il punto di vista delle scienze della natura, sarà sempre “mal-trattato”, anche se, per ipotesi, il trattamento fosse irreprensibile dal punto di vista di ciò che prescrive la scienza medica. La congiuntura culturale sembra oggi favorevole a una medicina che voglia ricucire lo strappo creatosi tra scienza della natura e scienze umane, le quali non danno più segno di nutrire quel complesso di inferiorità che le ha tradizionalmente caratterizzate nei riguardi delle prime.

Un secondo elemento congiunturale è la crisi in atto nelle scienze naturali: crisi non di disgregazione, ma di crescita. Secondo l’analisi di Thomas Kuhn, si sta registrando nelle scienze un tipico periodo di transizione dalla “scienza normale” al caos che precede il cambiamento di paradigma. La filosofia della scienza ― o epistemologia — contemporanea ci ha reso consapevoli che le scienze non procedono per accumulo lineare di conoscenze, ma per rivoluzioni, nel corso delle quali ha luogo un cambiamento di paradigma. Si pensi al passaggio dalla fisica di Aristotele a quella di Newton, e da questa alla fisica di Einstein; al passaggio dal sistema geocentrico di Tolomeo all’astronomia di Copernico

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e di Galileo; alla transizione dalla teoria del flogisto alla chimica di Lavoisier: sono tutti esempi di una ristrutturazione del sapere sulla base di un “nuovo paradigma” che emerge dal caos. Lo stesso clima si può cogliere oggi nelle scienze biomediche.

È legittimo attendersi che nel nuovo paradigma emerga un’antropologia diversa da quella implicita nella medicina scientifica finora invalsa. Ciò comporta una rottura con il naturalismo, che considera l’uomo come un essere vivente in tutto e per tutto simile agli altri esseri viventi, e si attiene a una metodologia che esclude sistematicamente gli aspetti psichici, spirituali, storico-biografici e sociali dell’esistenza umana (o quanto meno non li ritiene rilevanti per il processo patologico e per quello terapeutico).

Il paziente lavoro di ricostruzione dell’immagine completa dell’uomo malato, compito delle scienze dell’uomo abbinate a quelle della natura, si completa con la riconquista del soggetto, che è il vero regista dei sintomi e il protagonista del processo di guarigione. Possiamo evocare il processo facendo ricorso a una felice immagine, uscita dalla fervida immaginazione del romanziere Salman Rushdie: l’immagine del lenzuolo bucato. Il romanzo I figli della mezzanotte ricostruisce la biografia del personaggio principale presentandoci suo nonno, che era medico in India all’inizio del XX secolo. Aziz è un giovane intraprendente, che ha studiato in Inghilterra e conosce bene l’arte medica. Viene chiamato da un possidente locale per effettuare una visita medica a sua figlia:

Dottor sahib, mia figlia, ovviamente, è una ragazza per bene. Non mostra il proprio corpo agli estranei. Lei capirà quindi che io non posso permetterle di vederla, per nessuna ragione.

“Ma Ghani sahib, vuoi dirmi come faccio a visitarla senza guardarla?”, obietta il dot-tore 1.

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L’espediente per visitare la ragazza è trovato ricorrendo a un lenzuolo, al cui centro era stato praticato un buco, un cerchio rudimentale di circa diciotto centimetri:

Lei sarà così gentile da specificare quale parte di mia figlia le è necessario ispe-zionare. Dopo di che io impartirò l’ordine di porre il segmento richiesto in corrispondenza di quel buco che lei vede. In questo modo la cosa sarà perfettamente possibile.

Nel corso di tre anni Naseen Ghani, la figlia del proprietario terriero, contrasse un numero veramente straordinario di piccole malattie. Le visite del medico divennero eventi quasi settimanali:

Ogni volta gli si concedeva di contemplare fugacemente attraverso il lenzuolo mutilato, un diverso cerchio di diciotto centimetri del corpo della ragazza (...). Così a poco a poco il dottor Aziz si costruì mentalmente un’immagine di Naseen, un collage mal combinato delle sue parti separatamente ispezionate. Questo fantasma di donna ripartita cominciò a ossessionarlo, e non soltanto nei suoi sogni.

A questo punto è fin troppo chiaro che le malattie erano un pretesto dietro cui si nascondeva un soggetto desiderante, e il lenzuolo perforato un espediente per far sorgere un desiderio corrispettivo nel medico. Paradossalmente, la medicina dei nostri giorni assomiglia in modo inquietante a quella praticata in un contesto culturale arcaico, quale quello della provincia indiana di un secolo fa. Ma la nostra, malgrado la sua sofisticatezza tecnologica, è ancora più grossolana quando ignora la presenza nascosta di un soggetto desiderante che si nasconde dietro la patologia. La medicina dei pezzi che noi mettiamo in pratica non è un astuto espediente poetico, ma solo una visione impoverita della realtà umana.

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3. La terza rivoluzione biomedica

Il cammino verso la medicina della persona non passa attraverso il rifiuto della scienza, ma piuttosto attraverso il superamento di visioni dell’uomo prodotte da una scienza parziale. In questo senso sono esemplari le prospettive che ci apre la ricerca genetica più recente. Gli osservatori più attenti dello scenario scientifico descrivono i progressi ai quali stiamo assistendo come “la terza rivoluzione biomedica”. Così titola un articolo, a firma dello storico della medicina Mirko Grmek, apparso nel supplemento domenicale de Il Sole 24 Ore 2. L’importanza dell’articolo è duplice: per il nome dello studioso — uno dei più importanti storici del pensiero medico e delle scienze biologiche — e per la data. L’articolo è apparso infatti alla vigilia della morte dello storico, morte favorita dalla rinuncia volontaria al supporto respiratorio di cui aveva bisogno per la grave malattia che stava consumando la sua vita. Lo scritto ha perciò il valore di un lucido testamento spirituale.

Ricostruendo le fasi attraverso le quali è passato il pensiero scientifico occidentale, Grmek individua tre rivoluzioni che hanno portato alla scienza biomedica dei nostri giorni. La prima, che gli storici sono soliti chiamare la “rivoluzione scientifica” per antonomasia, si colloca nel XVII secolo, il secolo di Galileo. La seconda è avvenuta nella seconda metà del XIX secolo: un insieme di idee nuove (pensiamo alla “medicina sperimentale” di Claude Bernard), di scoperte convergenti e di tecniche molto più efficaci di quelle del passato modificano profondamente il sapere e il saper fare sia delle scienze della natura non vivente, sia quelle della vita. La terza rivoluzione, quella che abbiamo sotto i nostri occhi e che è destinata a portare frutti soprattutto in futuro, è legata alla scoperta delle basi informazionali dell’organizzazione biologica.

Nei processi biologici c’è qualcosa non riducibile alle leggi della materia e dell’energia. Questa entità ― che in mancanza di meglio chiamiamo “informazione” ― è un processo di cui l’intera natura, e non soltanto la natura vivente, è intrisa. Il concetto di informazione codificata dà una spiegazione unitaria di fenomeni biologici diversi: «Nel collegare

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la biochimica delle macromolecole alla genetica e alla teoria dell’informazione, la biologia ha trovato un nuovo paradigma e conquistato un campo di applicazione particolarmente vasto e fecondo Questa padronanza inedita della creazione, del destino e della morte dell’individuo solleva delicati problemi etici e impone una riflessione su concetti metafisici fondamentali. In una situazione in cui a gravi rischi di deriva si accompagnano insperate promesse, la medicina predittiva, l’ingegneria genetica, i trapianti di organi e l’uso di protesi sofisticate aprono prospettive talmente nuove, così esaltanti e inquietanti allo stesso momento, che l’aggettivo rivoluzionario non sembra esagerato».

Un passo decisivo nella direzione indicata da Grmek è costituito dal concetto di “malattia molecolare”, che fa dipendere la patogenesi delle malattie da anomalie di molecole informazionali. «Con l’avvento della genetica molecolare il gene ha cercato di sostituire il microbo come supporto della concezione ontologica della malattia. Secondo la medicina predittiva basata sulla genetica molecolare, infatti, nel nostro patrimonio genetico risiede la causa ultima delle nostre malattie, e con il sequenziamento del DNA umano si spera di poter dare una base di certezza alla diagnosi precoce e di stabilire strategie di prevenzione e trattamento delle malattie» 3.

È assolutamente prematuro ogni tentativo di immaginare il volto che assumerà la medicina dopo che la “rivoluzione dell’informazione” si sarà completamente realizzata. Possiamo solo prevedere che solamente allora la causa di una medicina della persona sarà vinta. L’orizzonte di una medicina della persona in senso pieno include sia la prospettiva dell’“umanizzazione” (nel duplice significato di una pratica medica che faccia appello a quella disposizione interiore dell’operatore sanitario appropriata alla fragilità di chi a lui fa ricorso e di una medicina che sappia fare ricorso alle scienze umane, oltre che alle conoscenze biologiche), sia quella del recupero della soggettività del malato, adottando un approccio distico e non parcellizzato o centrato sugli organi bisognosi di un intervento terapeutico. Tuttavia la meta sarà raggiunta

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solo quando saremo in grado di considerare quella assoluta unicità della persona che può essere colta non con una credenza metafisica, bensì con la conoscenza del tessuto informativo che organizza a livello molecolare l’individuo.

NOTE

1 S. Rushdie, I figli della mezzanotte, Milano, 1984.

2 M. Grmek, La terza rivoluzione biomedica, in Il Sole 24 Ore del 5 marzo 2000.

3 G. Corbellini, Contare - replicare - misurare - correlare - determinare - modulare, in Kéiron, 2000, n. 3.

Die Medizinische anthropologie

Book Cover: Die Medizinische anthropologie
Part of the Bioetica sistematica series:

Sandro Spinsanti

DIE MEDIZINISCHE ANTHROPOLOGIE VIKTOR VON WEIZ-SÄCKER: ETHISCHE FOLGEN

in Viktor von Weizsäcker zum 100. Geburtstag

Springer-Verlag, Heidelberg 1987

pp. 210-220

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Es ist äußerst schwierig, den Einfluß von Viktor von Weizsäcker auf die italienische Kultur abzuschätzen. Man kann sicher nicht behaupten, daß sein schöpferisches Denken eine ernsthafte Resonanz in Italien gefunden hat. Bisher sind keine Übersetzungen seines Werkes, auch nicht teilweise, zu erhalten. Dem breiten Publikum unbekannt, nur den wenigen verfügbar, die sie in ihrer Originalfassung lesen können, scheint seine „Anthropologische Medizin“ nur einen Wert für Handbücher zu haben. Trotz dieser ersten enttäuschenden Feststellungen sollten wir uns nicht entmutigen lassen. Obwohl sich das Denken V. von Weizsäcker bis jetzt nicht in der Öffentlichkeit verbreitet hat, wissen wir, daß es eine tiefgehende Wirkung gehabt hat. 1 Das Denken V. von Weizsäcker gleicht einem unterirdischen Fluß, der eiane üppige Vegetation hervorruft, ohne sich selbst zu zeigen.

Diese diskrete Art des Auftretens harmoniert mit der Rolle des Outsiders, die für das ganze Leben von Weizsäcker bezeichnend gewesen ist. 2 Aber die unbequemen Fragen, die er stellte, haben auch außerhalb begrenzter Fachgebiete ein Echo gefunden und auch zu Reflektionen in Bereichen geführt, die weit von dem Themagebiet entfernt lagen, mit dem sich V. von Weizsäcker beschäftigt hatte. Einer dieser Bereiche ist nach unserer Ansicht die Ethik. Können sein Denken, seine Anthropologie, die aus der Praxis der Medizin und aus einer tiefen Reflektion derselben geboren sind, eine Bedeutung für die medizinische Ethik haben? Mit dieser Frage sind die Gedanken V. von Weizsäcker in Italien eingeführt worden. 3

Programm: „Humanisierung der Medizin“

In der kulturellen Szene unserer Zeit erscheint die medizinische Ethik wie ein altes Pferd, auf das keiner mehr bereit ist zu setzen, und das nun

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plötzlich überrascht mit einem Aufschwung, der es auf den ersten Platz bringt. Besonders in den USA haben die ethischen Probleme der Biologie und der Medizin ― zusammengefaßt unter dem Begriff „bioethics“ ― die Stellung eingenommen, die vor einigen Jahren von Bürgerrechten, Feminismus, Pazifismus und gegenkulturellen Bewegungen besetzt war. Der Bewegung „Human Values in Medicine“, unterstützt durch eine enorme finanzielle Hilfe von der „National Endowment for the Humanities“, ist es gelungen, die Tendenz in der Medizin, die sich immer weiter entfernte von den Fragen nach Sinn und Werten, umzuwenden. Wir wissen, daß sich tatsächlich innerhalb weniger Jahre Kurse von „Humanities“ oder „Bioethics“ in fast allen Schulen der Medizin entwickelt haben. Heute bestätigt Edmund Pellegrino, Direktor des Kennedy Institute for Bioethics in Washington, daß in 116 von 125 amerikanischen Fakultäten der Medizin Kurse über medizinische Ethik stattfinden. 4 Gleichzeitig nahmen die Ethics Committees (ethische Beratung) in Krankenhäusern und Gesundheitsinstitutionen zu. Europa beginnt jetzt der Spur Amerikas zu folgen. Von den zahlreichen Initiativen, die verdient haben, genannt zu werden, möchte ich wenigstens eine nennen, die ein größeres Gewicht in der Öffentlichkeit hat: seit einigen Jahren arbeitet der Europarat an dem Manual über „Die Medizin und die Menschenrechte“, bestimmt für Ärzte und Medizinstudenten, um sie auszubilden in der Kenntnis und Lösung medizinisch-rechtlicher und moralischer Probleme, die auf dem Gebiet der Biologie und Medizin entstehen. Immer mehr greift man auf die medizinische Ethik zurück, um die Entseelung der medizinischen Praxis zu begrenzen und das „Menschliche“ in der Medizin zu schützen.

Als Dozent für medizinische Ethik kann ich mich nur freuen über das Ausmaß des Interesses, das dieser Disziplin entgegengebracht wird, die ich pflege. Aber mein Enthusiasmus geht einher mit einer gewissen Zurückhaltung. Ich habe den Eindruck, daß der jetzige Rückgriff auf die medizinische Ethik sich wie ein Schiff in flachem Wasser bewegt, in der Gefahr, jeden Moment zu stranden. Auch wenn die medizinische Ethik in einer sehr rigorosen und einwandfreien Weise, von formalen Gesichtspunkten her, konzipiert ist ― wie z.B. im Gebrauch der Logik, um den Arzt im Prozeß des „decision making“ zu helfen 5 ―, so ist ihr Beitrag zur Humanisierung der Medizin nur oberflächlich. Sie erreicht nicht die Wurzel der Probleme, die Ursache, warum sich die Medizin gegen den Mensch wendet. Daher habe ich das Bedürfnis mich an von Weizsäcker zu wenden, den Meister der Kunst, unbequeme Fragen zu stellen, in dem Sinne, daß er fähig ist, Schemata innerhalb einer Disziplin zu verwischen, um so Fronten zwischen den Disziplinen zu öffnen. Wie würde die medizinische Ethik heute für von Weizsäcker aussehen?

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Zuerst eine Bemerkung: Viktor von Weizsäcker ― Physiologe, Arzt, Psychoanalytiker, Philosoph, Theologe ― obwohl vielen Interessen gegenüber offen, schenkte er der medizinischen Ethik nur am Rande Aufmerksamkeit. Er weiß selbstverständlich, daß der ärztliche Beruf sich immer bemüht hat, zusammen mit der Förderung der Diagnostik und Therapie auch das medizinische Verhalten durch Normen zu regeln. Wir meinen insbesondere den gewöhnlichen Rückgriff auf die medizinische Ethik in Gestalt des „hippokratischen Ethos“. In dem sie sich auf diese Tradition beziehen, in der der hippokratische Eid den Wert einer „magna Charta“ hat, bestätigen die Ärzte, wie sehr ihr Beruf von Idealismus besetzt ist. Die Einstellung von Weizsäckers dieser medizinischen Ethik gegenüber ist eher nüchtern. Er spricht davon im Zusammenhang mit dem Vertrauensproblem der Arzt-Patient-Beziehung. 6 Die Beziehung ist meistens von Anfang an entstellt. In einer Beziehung, die wie immer zwischen Menschen paritätisch sein sollte, wird durch die Behandlung das Bedürfnis nach Ungleichheit erzeugt: dem Arzt steht die ganze Macht und Autorität zu, während vom Patienten nur Vertrauen verlangt wird. Sobald diese Beziehung auseinanderbricht ― in dem Sinne, daß z. B. der Kranke beginnt, sein Vertrauen zu entziehen ―, nehmen die Ärzte eine Verteidigungshaltung ein, die darauf basiert, sich hinter der Wissenschaft, einer unpersönlichen Größe, zu verstecken. 7 Ein zweites Element dieser Strategie ist die Berufung auf die medizinische Ethik: dadurch schützt sich der medizinische Stand vor einer Opposition und gibt so der medizinischen Ethik einen Charakter des professionellen Selbstschutzes. Somit hat die medizinische Ethik, nach von Weizsäcker einen „prophylaktischen Charakter“. 8

Dieselbe medizinische Ethik hat noch eine andere Schutzfunktion für die Ärzte: nicht nur in den Beziehungen sozialer oder kollektiver Art, sondern auch in den privaten Beziehungen innerhalb der Sprechstunden ― oder Krankenzimmersituationen. Auch in diesem Fall will der Arzt, der sich als Hippokrates’ Schüler versteht, einem möglichen oder wirklichen Defizit an Vertrauen abhelfen. Er festigt eine Ordnung, ein „korrektes“ Verhalten und richtet sich danach. Das Bedenkliche dieser Auffassung der ärztlichen Ethik, bemerkt von Weizsäcker, liegt darin, daß der Eindruck entsteht, daß bei Einhaltung dieser Regeln des ärztlichen Berufes ― d.h. der Arzt diskret ist, kein Liebesverhältnis mit den Patienten anknüpft, keine „Euthanasie“ und keine Menschenexperimente macht, kurzum „anständig“ bleibt ― alles in Ordnung sei. Diese Auffassung der medizinischen Ethik übt eine beruhigende Wirkung aus und hindert uns, eine verborgene Verfehlung zu sehen, die da von beiden, Arzt und Krankem ausgehend, nicht notwendigerweise in einer codifizierten ärztlichen Ethik auftauchen muß. Der Arzt wie der Patient bleiben in verhängnisvoller

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Weise Gefangene der zeitgenössischen Auffassung von Medizin und Therapie, die wirkungslos geworden ist und ersetzt werden muß. 9

Die Zurückhaltung Viktor von Weizsäckers der medizinischen Ethik gegenüber hängt von verschiedenen Überlegungen ab: sie hat einen ideologischen Charakter (d. h. sie versteckt und rechtfertigt die Machtverhältnisse, wie sie innerhalb der Medizin und des Berufes herrschen); sie war, historisch gesehen, unwirksam in der Verhütung schwerwiegender Mißbräuche, wie sie im Nationalsozialismus stattgefunden haben 10; sie führt die Auseinandersetzung über die Humanisierung der Medizin auf einer zu oberflächlichen Ebene, ohne die Wurzeln der Übel der Medizin zu erfassen. Mit anderen Worten: V. von Weizsäcker nimmt Abstand von einem Humanisierungsprojekt, das nicht von einer erkenntnistheoretischen Kritik der Medizin ausgeht. Es genügt eben nicht, der Medizin die Moral hinzuzufügen, solange die Medizin weiterhin in ihrer festgefahrenen naturwissenschaftlichen Grundauffassung verbleibt und in ihrer Theorie und Praxis das spezifisch Menschliche ausschließt. Man kann leicht das Urteil von Weizsäckers über die Projekte der Humanisierung, die von der Moral ausgehen, teilen. Meistens bezieht man sich dabei nicht auf die philosophische Disziplin, die das menschliche Verhalten vom Standpunkt der Werte aus betrachtet, sondern die sog. medizinische Ethik reduziert sich praktisch auf eine moralische Vorhaltung („Gardinenpredigt“) gegenüber Ärzten und Pflegepersonal. Sie werden an die humanistischen und philanthropischen Ideale erinnert, die traditionsgemäß dem therapeutischen Beruf innewohnen, indem man sie anklagt sich in mehr oder minder auffälliger Weise davon zu entfernen. Das Resultat solcher Moralisierungskampagnen ist meistens gleich Null, wenn nicht sogar kontraproduktiv: diejenigen die sich angeklagt fühlen, verschließen sich in einer persönlichen oder standesmäßigen Verteidigung, oder sie beantworten die Kritik, die sie als feindliche Aggression empfinden, mit gleicher Feindseligkeit. Auf der Basis eines solchen gegenseitigen Mißverständnisses kann man kein Rehumanisierungsprojekt aufbauen. Man schafft vielmehr einen Graben der Indifferenz, der immer breiter wird, gerade auf einem Gebiet, wo Vertrauen alles ist.

Wohin würde uns hingegen das von Viktor von Weizsäcker gewünschte Rehumanisierungsprojekt führen? Sein Weg geht über die Anthropologie. Was auf den ersten Blick wie ein Umweg erscheinen mag, enthüllt sich bei näherer Betrachtungsweise als der direkte Weg ins Herz der Ethik. Um sein Projekt wiederzugeben, müssen wir auf zwei von ihm bevorzugte Formeln zurückgreifen: „die Psychologie in die Medizin zu bringen“ und „das Subjekt in die Medizin einzuführen“. Diese beiden Formeln treffen sich im Gesamtprogramm der „anthropologischen Medizin“.

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Die Psychologie, oder das Subjekt in der Medizin

Die Psychologie, die von Weizsäcker interessierte, war sicher nicht die eines Fechners oder der „Strukturalismus“ von Wundt, jene Psychologie, die die Methoden der experimentellen Wissenschaften benutzte, um den Geist zu verstehen. Gegen die hatte von Weizsäcker den gleichen Vorbehalt, der ihn in kritische Position gegenüber der Medizin als Naturwissenschaft brachte. Die Psychologie, die das Interesse des Heidelberger Neurologen weckte, war die Psychoanalyse. Nur dadurch war es ihm erlaubt, dem Subjekt gerecht zu werden, und die „Persönlichkeit“ als Variable in die Klinik einzuführen. Gemäß einer seiner ausdrücklichen Erklärungen: „Das Unternehmen, die Psychologie in die Medizin einzuführen, besteht nicht nur darin, daß man die kleinere Gruppe der seelischen Erkrankungen, etwa Hysterie, Zwangsneurosen oder Psychosen als seelische studieren muß. Dies ist immer getan worden. Es handelt sich vielmehr um die Frage, ob jede Krankheit, die der Haut, der Lunge, des Herzens, der Leber und der Niere auch von seelischer Natur ist. Gesetzt dies sei nun der Fall, dann hat die bisher nur naturwissenschaftliche Betrachtung einen Fehler enthalten, einen Fehler, der natürlich auch bestimmte Konsequenzen haben mußte. Wenn nämlich Entstehung und Verlauf der Krankheiten auch seelischer Art sind, dann kann auch bald die Vermutung folgen, der seelische Vorgang sei nicht nur nebenbei vorhanden, sondern er müsse der eigentliche, der führende, der entscheidende sein und der körperliche sei nur ein sekundäres Produkt des seelischen. Wenn aber dies der Fall wäre, dann folgt daraus geradezu eine Revolution unseres Bildes von der Natur des Menschen und seiner Krankheit; denn nun herrschen hier die Gesetze der Psychologie ― wenn es hier überhaupt Gesetze gibt.“ 11

Diese und ähnliche Bestätigungen haben von Weizsäcker in den Ruf eines Repräsentanten der psychosomatischen Medizin gebracht. Die akademische Welt hat seinen Beitrag zur inneren Medizin darin sehen wollen, daß er den Einfluß der Psyche auf die Krankheit offengelegt habe. Viktor von Weizsäcker war mit dieser Formulierung nicht einverstanden. 12 Die psychosomatische Medizin war noch keine Überwindung der von Descartes in die Medizin gebrachten Dichotomie: V. von Weizsäcker nannte sie „die Medizin vor der Krise“. Seine anthropologische Medizin verfolgte ein viel radikaleres Programm. Mit dem Programm der Einführung der Psychologie in die innere Medizin wollte er eine allgemeine Pathologie begründen, die nicht mehr auf der Trennung der Krankheiten in psychosomatische und organische beruht, sondern auf ihrer Vereinigung. Er schlug vor, den Dualismus Descartes zu verlassen und mit der Hypothese der Einheit Körper ― Psyche zu arbeiten. Dadurch betrachten wir jede Krankheit

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als ein Produkt des ganzen Menschen: Körper, Psyche, Geist, Geschichte, Gesellschaft.

Die Formel „die Psychologie in die Medizin zu bringen“ muß ergänzt werden durch die andere ebenso wichtige: „das Subjekt in die Medizin einzuführen“, um global die Bedeutung seines Werkes auszudrücken. Auch in dieser Formel ist ein Protest gegenüber dem typischen Zugang der Naturwissenschaften zum Studium des Menschen als lebendiges Wesen enthalten. Schon als Student hatte von Weizsäcker Zweifel philosophischer Natur am Mechanizismus und Materialismus. Später half ihm die brutale Erfahrung des Krieges, und vor allem die Krise der Werte die ihm folgte, sich der Grenzen bewußt zu werden, die dem Ideal der wissenschaftlichen Objektivität auf medizinischem Gebiet innewohnt. Diese Objektivität wurde durch die Abschaffung des Subjektes realisiert. Die Medizin als Naturwissenschaft mit ihrem ganzen technischen und theoretischen Apparat ist in Frage gestellt, wenn klar wird, daß ihre allgemeinen Voraussetzungen über das Wesen des kranken Menschen, wenn nicht falsch, so doch insuffizient sind. 13 Mit dem Anspruch, das Subjekt in das Feld der biologischen Wissenschaften einzuführen, will er den Zauber der Objektivität brechen und jene Komponenten der Krankheit als Sache des lebendigen Wesens wiederfinden, die sich dem Mikroskop entziehen. In der Klinik folgte von Weizsäcker dem Programm von Ludolf von Krehl: „Krankheiten als solche gibt es nicht, wir kennen nur kranke Menschen ... Damit ist schon gesagt, daß für uns nicht der Mensch als solcher (auch den gibt es nicht), sondern der einzelne kranke Mensch, die einzelne Persönlichkeit, in Betracht kommt.“ 14 Er betrachtete sich als sein Schüler und nahm sich als Lebensaufgabe die Verbindung der Treue zu L. von Krehl und zu Freud vor. Er hatte eine schöpferische Treue. Durch seine anthropologische Medizin öffnete er dem Verständnis der Krankheit ein Feld, das die Medizin als Naturwissenschaft ausgeschlossen hatte. Um das in einer Synthese zusammenzufassen: „Die Krankheit des Menschen ist nicht wie eine reparaturbedürftige Maschine, sondern als Möglichkeit zur Selbstverwirklichung aufzufassen.“ 15

Diese Formulierung gliedert sich in zwei Teile: Das Sein und das Sein können/Sein müssen, d.h. die Anthropologie und die Ethik. Einerseits also ist der Kranke seine Krankheit. Das ist eine Behauptung, die von Weizsäcker sehr am Herzen lag und in seinen Schriften oft vorkommt. Sie setzt ein anthropologisches Menschenbild voraus, in dem der Mensch als Ganzheit betrachtet wird. Um diese Totalität wiederzugewinnen, muß man gegen den Strom der zeitgenössischen Medizin schwimmen, die den Weg der Fragmentierung und Spezialisierung genommen hat. Der Therapeut hat die Tatsache aus den Augen verloren, daß hinter dem einzelnen kranken Organ die Totalität des Subjektes steht.

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Eine brillante literarische Erfindung in dem Roman „Mitternachtskinder“ von Rushdie kann uns helfen, die Situation der Medizin von heute zu illustrieren. In der Geschichte, die sich in Indien abspielt, wird ein junger Arzt zu der Tochter eines reichen Landbesitzers gerufen. Die junge Frau klagt über Bauchschmerzen. Gemäß den einheimischen Sitten, kann der Arzt sie nur über ein Hilfsmittel untersuchen: ein großes Tuch mit einem Loch verdeckt den Körper bis auf den kranken Teil. Nachdem die Bauchschmerzen verschwunden sind, beklagt sie sich nach einigen Tagen über Schmerzen im rechten Knie, danach am linken Knöchel, darauf an der Schulter ... usw. Das Lochtuch, von den Dienstmädchen bewegt, läßt einen Ausschnitt des Körpers nach dem anderen sehen. Erst nach 3 Jahren endlich, erlaubt eine schicksalhafte Störung der Augen des Mädchens dem Lochtuch ihr Gesicht einzurahmen. Beim gegenseitigen Anblick tauschen Arzt und Patientin ein Lächeln von gegenseitigem Verständnis und Liebe aus. Die Folge der Krankheiten entpuppt sich so als besonders schlaue Strategie des Mädchens. Die einzelnen Teile des Körpers gehörten einem begehrenden Subjekt, das sich als solches zu erkennen gab und fähig war, entsprechendes Begehren auszulösen.

Die anthropologische Medizin von Weizsäckers hat mit der Einführung des Subjektes eine doppelte Wirkung: sie gewinnt die Ganzheit wieder und weist auf die Präsenz eines begehrenden Subjektes hinter jeder Krankheit hin. Das Subjekt strukturiert seine Krankheit, macht daraus ein Element seiner Biographie, sagt mit der Sprache des Körpers etwas zu sich selbst und zu seiner Umgebung. Nur wenn man sich das vergegenwärtigt, was die Krankheit ist (Anthropologie) ― nämlich Tatsächliches und Bedeutung kann man die Krankheit dem möglichen Sein des Kranken öffnen (Ethik); mit den Worten von Weizsäckers, die Krankheit eröffnet dem Kranken „die Möglichkeit, er selbst zu werden“.

Eine Ethik der Verantwortlichkeit in der Medizin

Man kann die Besonderheit des anthropologischen und ethischen Vorschlages von Weizsäckers nur sehen, wenn man sein Modell mit dem heute in der Medizin herrschenden vergleicht. Letzteres basiert auf der unausgesprochenen Voraussetzung, daß nur der Spezialist, d.h. der Arzt, die Krankheit erklären kann, während der Kranke im Dunkeln über das bleibt, was in ihm vorgeht. Außerdem hat er weder einen Bezug zur eigenen Krankheit noch zur eigenen Gesundheit. Wenn er krank wird, so darum, weil er „Opfer“ einer Willkür der Natur geworden ist, eines Virus, eines pathologischen Keimes oder eines falschen genetischen Programmes. Unter diesem Aspekt ist auch die Genesung etwas, was von außen auf die

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Person des Kranken einwirkt. Dfese wird dem Arzt zugeschrieben, der eine richtige Diagnose gestellt hat, oder ein geeignetes Antibiotikum verschrieben hat, oder dem Chirurgen, der eine notwendige Operation durchgeführt hat. Der einzige Beitrag des Kranken ist, sich an die Verordnungen des Arztes zu halten und das Handeln des Arztes nicht zu behindern. Das Handeln des Arztes zielt ausschließlich auf die Beseitigung der Störung. Wenn das erreicht ist, wird das Individuum gesund. Die Krankheit? „Ein unnötiger Zwischenfall“. In dieser Auffassung hat alles eine innere Kohärenz: „Die Medizin wird dabei zu einer Wissenschaft von den Fehlern, die Klinik zu einer Reparaturwerkstatt, die Technik zur Störungsbeseitigung.“ 16

Die wahre ethische Frage der ganzen Medizin kommt zum Vorschein, wenn wir die Beziehung zwischen Arzt und Patient, die die Struktur der wissenschaftlichen Medizin aufrecht erhält, betrachten. In dieser Beziehung kommt es zu einer Verschiebung der Verantwortlichkeit auf den Arzt: Wer in sich selbst eine Störung entdeckt, die das Wohlbefinden beeinträchtigt, erwartet vom Arzt, daß er sie beseitigt, und der Arzt erwartet von sich selbst die Fähigkeit dazu. Die Krankheit (das Symptom, die Störung) wird jedes persönlichen Sinnes beraubt.

Viktor von Weizsäcker spricht von einer Es-Stellung gegenüber der Krankheit: sie ist ein Nicht-Ich, ein unangenehmes Ereignis, das den Organismus von außen angreift. Dem entgegengesetzt finden wir die Ich-Stellung, die sich realisiert, wenn der Kranke sich als „strukturierendes Subjekt“ annimmt, sowohl für seine eigene Krankheit als auch für seine eigene Heilung. 17

Theorie und Praxis der Medizin bejahen ausschließlich die Es-Stellung. Muß man die Verantwortlichkeit dieser Situation nur den Ärzten zuschreiben? Der Widerstand der Ärzte vor der Einführung eines Subjektes in die Medizin ― und daher vor der persönlichen Bedeutung der Krankheit ― ist nur ein Teil der Wahrheit. Das Versagen des Programmes der „Anthropologisierung“ der Krankheit muß auch den Kranken selbst zugeschrieben werden. Diese wollen sich nur von einem Symptom befreien und nicht auf den Grund der Krankheit gehen, wo die eigene Beteiligung am Kranksein angetroffen wird und wo sie zur Eigenverantwortlichkeit aufgerufen sind. Viktor von Weizsäcker, als ein scharfer Beobachter, bemerkt: „Die Kranken klammern sich an das ,Es‘, um dem ‘Ich’ zu entfliehen. Und sie verführen den Arzt dazu, damit er mit ihnen den Weg des geringsten Widerstandes geht. Die Verführung beruht also auf Gegenseitigkeit.“ Der Widerstand, die Krankheit psychologisch zu deuten, ist also das Endresultat einer Zusammenarbeit zwischen Arzt und Patient. „Dieser Widerstand ist so stark, daß es schwerfällt, zu glauben, er stamme aus oberflächlichen Bildungen. Man gewinnt den Eindruck, daß der Kranke die natürliche Ich-Fremdheit

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seiner Krankheit nicht nur erlebt, sondern braucht.“ 18 Die Ärzte verhalten sich als Ärzte, weil so viele Patienten auf ihre Verantwortlichkeit für die eigene Gesundheit verzichten wollen.

Die wahre Erneuerung in der Medizin kann nur gelingen, wenn man die Grundbeziehung zwischen Arzt und Patient angreift. Gerade von der Ethik bekommen wir den Hauptanstoß, eine wissenschaftliche Medizin als Wissenschaft des Subjektes zu begründen. Was würde sich ändern, wenn man es zuließe, die praktische Medizin von diesem Gesichtspunkt zu betrachten? Ich bin nicht dazu fähig, dieses neue Gesicht der Medizin vorauszusehen. Ich möchte aber einen Beitrag zu diesem Projekt leisten, indem ich mir die zukünftige Arzt-Patient-Beziehung vorstelle innerhalb einer Auffassung von Krankheit, die inspiriert ist vom anthropologischen Modell von Weizsäckers. Dafür berufe ich mich auf die interpersonelle Beziehung, die vom sog. „Gestaltgebet“ ausgeht, das von Fritz Perls, dem Gründer der „Gestalt therapy“ stammt.

Sein Gebet lautet wörtlich:

I do my thing, you do your thing ―

I am I, you are you ―

I am not in this world to live up to your expectations ―

You are not in this world to live up to mine ―

I am I, you are you ―

If we meet, it is beautiful ―

If not, it can’t be helped.

Die Utopie dieses Gebetes ist eine Welt, in der jeder bereit ist, seine eigene Verantwortlichkeit zu übernehmen: nur die, die ihm zukommt und nicht mehr als diese. Jeder macht „seine Sache“: die Sache des Kranken ist, sich seine Krankheit wieder zu eigen zu machen. Nur unter dieser Bedingung kann er die Hauptrolle in seiner Heilung übernehmen. Der Zustand der Ignoranz des Arztes gegenüber der biographischen Bedeutung der Krankheit ist kein Handicap. Vom Arzt wird keine Allwissenheit verlangt, die er nicht hat. Sein Nichtwissen auf biographischer Ebene läßt einen Raum, der vielleicht vom Kranken selbst mit seinem Wissenwollen/können gefüllt werden kann. Die „Sache“ des Arztes ist es nicht den Kranken zu heilen: nur der Kranke allein kann das. Der Kranke kann seine Heilung als einfache Beseitigung eines Symptomes verstehen oder tiefer, als eine biographische Krise, die es ihm erlaubt, er selbst zu werden. Der Arzt, der innerhalb der Grenzen der eigenen Verantwortlichkeit handelt, macht nicht seine Ziele zu denen des Kranken: er bleibt weit von jeder Form der Therapie auf jeden Fall entfernt. Wenn Arzt und Patient aufhören sich das Märchen vom Arzt als Gesundheitsbringendem zu

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erzählen, können sie aufhören jeweils entsprechend den Erwartungen des anderen zu leben. Auch wo das gegenseitige Gefallenwollen aufhört, entsteht ein Raum für Freiheit und Verantwortlichkeit. Der Patient kann seine „Sache“ zu Ende führen, indem er die Krankheit zu einer Lernerfahrung macht, die das Leben ändert. Und der Arzt führt seine Sache zu Ende, ohne Großartigkeit vorzugeben, ohne missionarischen oder philanthropischen Anspruch, einfach in der Größe technischer Heilkunst, die sich zwischen zwei Menschen abspielt.

Anmerkungen

1 Etwas Ähnliches könnte über V. v. Weizsäckers diskrete aber trotzdem nicht deshalb vernachlässigbare Anwesenheit in der französischen Literatur gesagt werden. Dafür ist bezeichnend, daß einem Gelehrten wie Michel Foucault die Wichtigkeit von V. v. Weizsäckers Werk „Der Gestaltkreis“ nicht entgangen ist und er sich deshalb der Mühe unterzog, das Werk ins Französische zu übersetzen. In der „Naissance de la clinique“, Paris 1963, beschreibt Foucault die medizinische Praxis wie einen Versuch, eine Wissenschaft auf reinem Perzeptionsfeld zu gründen; außerdem bemerkt er, daß „die Krankheit dieser drehbaren Struktur des Sichtbaren, die sie unsichtbar macht und der des Unsichtbaren, die sie sichtbar macht, entwichen ist; damit löst sie sich in die sichtbare Vielfältigkeit der Symptome auf, die den Sinn der Krankheit selbst vollständig ausdrücken“. Eindeutig bezieht sich Foucault auf das Drehtürprinzip von V. v. Weizsäcker, auch wenn es nicht wörtlich genannt wird.

2 Der Begriff des Outsiders, um V. v. Weizsäckers Einfluß auf die Natur- und die Geisteswissenschaften zu beschreiben, wurde von M. v. Rad in „Anthropologie als Thema von psychosomatischer Medizin und Theologie“, Stuttgart 1974, S. 7, geprägt.

3 Wir haben uns damit während der Vorlesungen über medizinische Ethik am Fachbereich Medizin der Katholischen Universität in Rom mehrmals beschäftigt. Zwei Aufsätze, die in der Zeitschrift des Fachbereiches veröffentlicht wurden, haben unsere Gedanken diesbezüglich zusammengefaßt. S. Spinsanti, „Guarire ,tutto‘ l’uomo: la Medicina Antropologica di Viktor von Weizsäcker“, in Medicina e Morale 1980/2: 186-199; Idem, „L’antropologia medica di Viktor von Weizsäcker: conseguenze etiche“, in Medicina e Morale, 1985/3: 531-543.

4 Für ausreichende Information siehe E. Pellegrino ― Th. McElhinny, Teaching ethics, the humanities and human values in medical schools: a ten-year overview, Washington 1984.

5 Vgl. R. M. Veatch, „Medical ethics education“, Encyclopedia of Bioethics, Bd. 2, S. 870-875, New York 1978.

6 Er spricht ausführlich darüber im Kap. 43 der Pathosophie, Göttingen 1967, S. 341- 347: „Der Arzt und der Kranke. Die Vertrauensfrage.“

7 Der wissenschaftliche Charakter der Medizin als Selbstverteidigungsstrategie kann, gemäß von Weizsäcker, einen selbstzerstörerischen Ausgang nehmen: „Wenn das so einige Zeit weitergeht, kann es eines Tages dahin kommen, daß ein ganzer ,Stand', ein Stand der Ärzte oder der Wissenschaftler, ,Gegenstand‘ einer schweren Aggression wird, und ich würde mich nicht wundern, wenn, so wie etwa die Französische Revolution die Aristokraten und die Priester umgebracht hat, nun eines Tages die Ärzte und die Priester umgebracht würden, und zwar nicht obwohl, sondern weil sie sich auf die unpersönliche Wissenschaft versteiften“: Pathosophie, S. 344.

8 Der standesgemäße Charakter des hippokratischen Ethos, von dem medizinischen Beruf vertreten, wurde von mehreren Seiten angeklagt. Man siehe unter anderem Paul Lüth, Die Leiden des Hippokrates, Darmstadt 1975. Gemäß Guy Caro, La médecine en question, Paris 1974, vermehren die Ärzte den eigenen Vorteil, indem sie glauben lassen, daß die medizinische Ethik, auf die sie sich berufen, sich selbst und die Kranken verteidigt: wie die Eigentümer, von denen Emmanuel Mounier spricht, die sich zu „Lehrern der Tugend machen, um den eigenen Vorteil zu schützen“.

9 Viktor von Weizsäcker, Pathosophie, S. 346. Dahin gehende Überlegungen hat von Weizsäcker in einem Aufsatz (Euthanasie und Menschenversuche, in Psyche 1: 68, 1948) gemacht, über das Verhalten der Ärzte, die in KZ-Lagern Menschenexperimente durchführten und den Weg der Euthanasie verfolgten. Sie traten das humanistische Ideal mit Füßen. Trotzdem, bemerkt von Weizsäcker, sei es dieselbe naturwissenschaftliche Orientierung, die dazu erzieht, den Menschen nur als Objekt zu sehen. Diese Tatsache entschuldigt die Angeklagten moralisch nicht, aber bringt uns zu einer anderen Sichtweise. Daraus resultiert schließlich eine Anklage gegen die Medizin, die die Biologie als Naturwissenschaft behandelt.

10 Gerade unter dem Nationalsozialismus wurde der hippokratische Eid hochgeschätzt und als Instrument der ideologischen Manipulierung benutzt. Im Jahre 1942 wurde neu gedruckt. Im Vorwort behauptet Himmler: „Diese Schrift enthält arisches Gedankengut, das über zwei Jahrtausende hinweg zu uns eine lebendige Sprache redet“ (B. J. Gottlieb, Hippokrates, Gedanken ärztlicher Ethik aus dem Corpus Hippokraticum, Prag 1942).

11 V. v. Weizsäcker, Meines Lebens hauptsächliches Bemühen, in H. Kern, Wegweiser in der Zeitwende, München Basel 1955, S. 245.

12 V. v. Weizsäcker, Natur und Geist, Göttingen 1954, S. 98.

13 Ebenda, S. 101.

14 Ludolf von Krehl, Krankheitsform und Persönlichkeit, Leipzig 1929, S. 17.

15 V. v. Weizsäcker, Wege psychophysischer Forschung. In Arzt und Kranker, Bd. I, S. 198.

16 V. v. Weizsäcker, Pathosophie, S. 346.

17 Vgl. V. v. Weizsäcker, Der kranke Mensch, Stuttgart 1951, S. 352. Die biographischen Bedeutungen der Krankheit tauchen nur dann auf, wenn man ihr gegenüber die Ich-Stellung annimmt: vgl. D. Beck, Krankheit als Selbstheilung, Frankfurt/M., 1981. Beck bezieht sich ausdrücklich auf die anthropologische klinische Auffassung Viktor von Weizsäckers.

18 Vgl. V. v. Weizsäcker, Der kranke Mensch, Stuttgart 1951, S. 352. Die biographischen Bedeutungen der Krankheit tauchen nur dann auf, wenn man ihr gegenüber die Ich-Stellung annimmt: vgl. D. Beck, Krankheit als Selbstheilung, Frankfurt/M., 1981. Beck bezieht sich ausdrücklich auf die anthropologische klinische Auffassung Viktor von Weizsäckers.

Stagioni dell’etica e modelli di qualità in medicina

Book Cover: Stagioni dell'etica e modelli di qualità in medicina
Part of the Bioetica sistematica series:

Sandro Spinsanti

STAGIONI DELL'ETICA E MODELLI DI QUALITÀ IN MEDICINA

in AA. VV., Temi di bioetica clinica

a cura di Maria Teresa Iannone e Giovanni M. Vincintelli

Edizioni Fatebenefratelli, Cernusco sul Naviglio 1997

pp. 9-20

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Noi oggi, alla fine del XX secolo, cerchiamo una “buona” medicina per rispondere ai nostri problemi di salute, non meno di quanto abbiano fatto i nostri antenati o i nostri padri, soltanto una generazione fa. Ma la nostra idea di ciò che corrisponde a buona o cattiva medicina è cambiata, così come sono cambiate le nostre attese nei confronti di un ospedale o del servizio sanitario pubblico. Più precisamente, possiamo dire che ci troviamo presi in un processo storico che ha visto il susseguirsi di almeno tre grandi modelli di buona medicina, ognuno dei quali prospetta in modo coerente come si devono comportare i diversi protagonisti del sistema delle cure: i medici, i malati, le varie professioni sanitarie, la società del suo insieme. Ogni modello che si sussegue nel tempo ci obbliga a ripensare ogni volta la medicina intera sotto una diversa luce di qualità. In modo sintetico, possiamo dire che i tre modelli rappresentano tre diverse stagioni dell’etica in medicina.

Per illustrare i cambiamenti di tutto ciò che associamo all’idea di “buona” medicina, ci serviremo di uno schema. Come ogni schema, introduce una certa semplificazione nella realtà delle cose, ma ha il vantaggio di concentrare l’attenzione sui punti nevralgici del cambiamento.

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Stagioni dell'etica in Medicina

Epoca Premoderna

Etica medica

Epoca moderna Bioetica

Epoca Postmoderna

Etica

dell'organizzazione

La buona

medicina

Quale trattamento

porta maggior

beneficio al paziente?

Quale trattamento

rispetta il malato nei

suoi valori e

nell’autonomia

delle sue scelte

Quale trattamento

ottimizza l’uso delle

risorse e produce un

paziente/cliente

soddisfatto?

L’ideale

medico

Paternalismo benevolo

(Scienza e coscienza)

Autorità

democraticamente condivisa

Leadership morale,

scientifica,

organizzativa

Il buon

paziente

Obbediente

(compliance)

Partecipante

(consenso informato)

Cliente giustamente

soddisfatto e consolidato

Il buon

rapporto

Alleanza terapeutica

(il dottore

con il suo paziente)

Partnership

(professionista-

utente)

Stewardship (fornitore di servizi-cliente)

Contratto di assistenza:

Azienda/popolazione

Il buon

infermiere

“Paramedico”

Esecutore delle decisio-ni mediche;

Supporto emotivo

del paziente

Facilitatore della comunicazione,

a beneficio di un

paziente autonomo

Manager

responsabile della qualità

dei servizi o forniti

Il primo modello presentato dallo schema può essere chiamato pre-moderno. Ha caratteristiche di grande antichità e di forte tenuta nel tempo. La sua antichità è indiscussa, in quanto in Occidente risale almeno a Ippocrate. Le convinzioni

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su ciò che è bene o male fare in medicina, sui comportamenti giusti o ingiusti nei confronti del malato sono rimaste relativamente stabili per secoli. Praticamente si tratta di una tradizione ininterrotta che in Occidente è durata per più di 25 secoli, dall’epoca di Ippocrate fino ai nostri giorni: in tutto questo tempo non abbiamo mai sentito il bisogno di modificare il concetto, condiviso dai medici e dai pazienti, di quelle pratiche di cura della salute a cui attribuire un valore morale positivo.

La domanda fondamentale a cui risponde la medicina di qualità dell’epoca premoderna è: “Quale trattamento porta maggior beneficio al paziente? Le risorse che il medico utilizzerà sono ovviamente quelle che la scienza del tempo gli mette a disposizione. I principi fondamentali di questa etica, riconducibili all’imperativo di fare il bene del paziente, presuppongono un modello ideale del medico fondamentalmente paternalista. “Paternalismo” in questo contesto non equivale a un giudizio di valore: vuol essere solo la descrizione di una modalità di rapporto. Vuol dire che tra chi cura e colui che riceve le cure c’è lo stesso rapporto asimmetrico che esiste tra un buon padre e una buona madre e i figli del cui bene sono responsabili. Il medico è colui che sa qual è il bene del paziente e vuole realizzarlo, mettendovi tutto il suo impegno e tutta la dedizione. È la scienza in continuo progresso che lo guida nel percorso della terapia, mentre la coscienza gli impedisce di trarre profitto dalla debolezza del paziente (per esempio, strumentalizzandolo ai fini di ingiusto lucro o di fama). Questa duplice guida è riassunta da una formuletta, molto amata e citata dai medici, quando rivendicano a se stessi l’obbligo di prendere le decisioni “in scienza e coscienza”. Nel linguaggio della bioetica americana, si parla a questo proposito di una medicina ispirata al principio della “beneficence”, ovvero di “beneficità”.

Il malato contribuisce alla buona medicina impegnandosi a essere docile e osservante delle prescrizioni, in un rapporto di affidamento fiduciale. Egli non ha, di per sé, nulla da dire

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in merito all’atto terapeutico, che rimane affidato a quanto il medico stabilisce per il suo bene. Tutto quello che il malato ha da fare, è di diventare “paziente", in tutti i significati del termine. Il buon paziente è il paziente “osservante”. A lui si richiede di entrare nel trattamento mediante la “compliance”. Come affermava l’illustre spagnolo Gregorio Maranon, che ha rappresentato nella prima metà del secolo il permanere dell’ideale ippocratico: «Il malato che non sa essere paziente diminuisce le sue possibilità di guarire. Obbedire al medico è incominciare a guarire».

In questo modello il buon rapporto è l’alleanza terapeutica tra colui che si dedica all'opera della guarigione e chi riceve questo servizio. Il termine “alleanza” fa parte della tradizione religiosa. Il rapporto medico-paziente ha, di fatto, una connotazione fortemente religiosa in senso ampio, in quanto, allo stesso modo dell’alleanza che è il pilastro centrale della religione ebraico-cristiana, mette in relazione due fondamentali diseguaglianze. La guarigione in medicina, secondo questo modello, si ottiene mediante l’unione tra la scienza-coscienza del medico (che include il suo sapere, la filantropia, la volontà di fare il bene del paziente) e la volontà del paziente di mantenersi dentro questo rapporto di alleanza.

Il seguire la prescrizione medica è la condizione essenziale perché l’alleanza possa esplicare i suoi effetti benefici, e quindi procurare la guarigione. Questo modello riconduce la qualità etica di un atto medico a un unico parametro: quello costituito da un vettore che visualizza la maggiore o minore rispondenza di ciò che si fa al paziente a ciò che gli porta un beneficio, in quanto è clinicamente indicato. Graficamente lo possiamo raffigurare in questo modo:

Fig. 1

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I valori sono rappresentati in maniera scalare per alludere al fatto che il bene procurato al paziente può essere maggiore o minore (e anche, nei casi estremi, nullo o addirittura costituire un fatto nocivo; per questo l’etica medica ippocratica ha messo come guardiano di tutto l’edificio costituito dai doveri del medico l’imperativo fondamentale: “Primum non nocere”).

Questo modello continua ancora a strutturare i nostri comportamenti sociali, sia dei professionisti che lavorano in sanità sia dei pazienti. Soltanto quando diventiamo “moderni” il modello entra in crisi. Nei rapporti sociali che si stringono attorno a chi somministra e a chi riceve le cure sanitarie, l’epoca moderna non è incominciata fino a pochissimo tempo fa. Soltanto da una ventina di anni sono diventati visibili i segni di una frattura che indica che la medicina è entrata nell’epoca moderna. Di conseguenza, cambiano tutti i parametri che costituiscono il modello di “buona medicina” proprio dell’epoca premoderna.

Il fine generale della medicina non è più soltanto quello di portare il maggior beneficio al paziente: perché un trattamento medico abbia un carattere di qualità, ci dobbiamo anche domandare se rispetta il malato nei suoi valori e nell'autonomia delle sue scelte. Nell’epoca moderna, infatti, il malato va fondamentalmente considerato come una persona autonoma, capace di autodeterminare le proprie scelte.

Il malato dell’epoca moderna è quello che ha la capacità e il coraggio di non farsi trattare come una persona etero-determinata, ma assume il peso e la responsabilità delle decisioni che lo riguardano. Ciò mette in crisi il modello secondo cui nella medicina tradizionale il malato è per definizione uno che non può autodeterminarsi. Dire che la medicina entra nell’epoca moderna significa prima di tutto rimettere in discussione il paradigma paternalista, che presuppone una fondamentale diseguaglianza tra le persone autonome e quelle che non lo sono (le scelte di queste ultime essendo determinate dalle prime).

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Nell’epoca moderna i valori del malato, intesi come un quadro di riferimento che guida l’autonomia delle sue scelte, diventano un momento fondamentale del fare “buona” medicina. Perché si abbia buona medicina non ci si può limitare a rispondere alla domanda: “Questo intervento porta oggettivamente un beneficio al paziente?”. Non basta stabilire ― per esempio ― che l’atto medico ha di fatto prolungato la vita del paziente. Se quanto il medico intraprende va contro i suoi valori e le sue decisioni, non possiamo parlare di buona medicina. L’autodeterminazione del paziente, in quanto articolazione fondamentale dei suoi diritti (per capire la differenza del paradigma, basti pensare che nel modello tradizionale si parla solo di doveri del medico e non di diritti del paziente) diventa un criterio di qualità. L’intervento sanitario non può essere più deciso unilateralmente dal medico che si basa sul sapere della sua professione, ma deve essere individuato insieme al paziente, spesso con un faticoso processo di contrattazione.

Superato il paternalismo benevolo, l’ideale medico in questo modello diventa un’autorità democraticamente condivisa; il buon paziente è un paziente partecipante alla decisione. Il cardine di questa strutturazione concettuale è il “consenso informato”. L’idea di qualità dell’atto medico si arricchisce di una nuova componente: è buono l’intervento sanitario che ha anche una correttezza formale, vale a dire il rispetto delle procedure volte a far partecipare il paziente alle scelte diagnostiche e terapeutiche che lo riguardano.

Questa è la nozione di consenso informato che troviamo nell’importante documento dottrinale proposto dal Comitato nazionale per la bioetica: Informazione e consenso all’atto medico (20 giugno 1992): «Il consenso informato, che si traduce in una più ampia partecipazione del paziente alle decisioni che lo riguardano, è sempre più richiesto nelle nostre società. Si ritiene tramontata la stagione del “paternalismo medico” in cui il sanitario si sentiva, in virtù del mandato da esplicare nell’esercizio della professione, legittimato a

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ignorare le scelte e le inclinazioni del paziente, e a trasgredirle quando fossero in contrasto con l’indicazione clinica in senso stretto». La sottolineatura che specifica la natura del consenso informato quando lo consideriamo dal punto di vista etico ― “una più ampia partecipazione del paziente alle decisioni che lo riguardano" ― ci permette di dissociarci dall’uso del consenso informato che si va diffondendo anche in Italia, concepito per lo più in funzione difensiva del medico, non finalizzato a promuovere l’autonomia del paziente.

Nella prospettiva che abbiamo adottato, il paziente non ha più solo diritti ma anche dei doveri. La sua posizione non è esclusivamente di privilegio, ma anche di scomoda responsabilità, in quanto deve partecipare al processo decisionale. Non possiamo escludere che talvolta il paziente potrebbe preferire piuttosto di delegare la decisione, affidandola interamente al medico (“Faccia quello che è necessario: il dottore è lei, non io!”). Il paziente partecipante nelle scelte ha il compito di diventare un buon paziente. Per diventarlo non basta che si limiti a non far storie, non porre troppe domande, essere docile e seguire le prescrizioni mediche; il buon paziente ha anche un compito etico: deve realizzare tutto quello che è necessario per essere un buon paziente. Il buon rapporto è una partnership, che si instaura tra professionista e utente.

L’idea di qualità, dunque, include il concetto di partecipazione. Il termine bioetica, usato per designare questo modello di qualità dell’atto medico, è un neologismo, indicato per un modello di qualità in medicina veramente inedito. È la buona medicina appropriata per la stagione dell’etica in medicina che abbiamo chiamato “moderna”. Sentiamo il bisogno di cambiare etichetta anche perché non ci troviamo più nell’ambito dell’etica medica, cioè del medico, concentrata sul medico, elaborata dalla professione medica a beneficio anche del malato. La bioetica implica uno spostamento dell’accento, per cui la qualità non è più determinata in maniera unica ed esclusiva dal sapere e dal potere del medico, ma

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viene stabilita in modo dialogico, insieme al paziente, il quale deve partecipare alle decisioni con i suoi valori, nell’ambito del consenso sociale. Quindi nella bioetica entra la società, l’etica civile, l’accordo ottenuto trasversalmente alle diverse comunità morali di appartenenza, includendo anche gli “stranieri morali”.

Questo modello di qualità, che nella nostra cultura non abbiamo nemmeno ben cominciato ad articolare, si diffonde con estrema difficoltà. Lo contrasta una profonda resistenza, sia da parte del mondo medico, sia da parte dei cittadini. Si avverte che è necessario accrescere le conoscenze e mobilitare tutte le energie concettuali e morali, al fine di entrare in questo modello. Tanto i professionisti della sanità quanto i pazienti sono obbligati a cambiare modelli di riferimento che hanno una lunghissima tradizione. È un passaggio epocale, che sposta l’accento della qualità da un modello a un altro, inaugurando un’altra epoca della qualità e dell’etica nella medicina.

Per evitare facili equivoci e smantellare almeno alcune riserve ― quelle che nascono dal timore che intenda abbandonare l’etica medica tradizionale ― è necessario sottolineare che i due modelli non sono diacronici, ma sincronici. In altre parole, non si susseguono nel tempo, sostituendo con il modello moderno i valori tradizionali, ma sono chiamati a convivere. Le scelte in medicina si collocano su un piano a due dimensioni, dove la contrattazione tra l’indicazione clinica e le preferenze del paziente crea il punto d’incontro.

Mentre proviamo ancora tanta difficoltà a entrare nella stagione della medicina moderna, forti spinte ci stanno già indirizzando verso l’epoca post-moderna. Ci stiamo muovendo, infatti, verso l’introduzione dello “stile azienda” in sanità. Il modello di qualità comporta anche un rapporto nuovo con il paziente. Sommariamente possiamo dire che non solo il malato deve essere informato e responsabilizzato per partecipare in modo autonomo alle decisioni terapeutiche, ma deve essere considerato come un “cliente”. Oltre ad avere diritti da rivendicare, vuole anche essere soddisfatto.

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Questa prospettiva caratterizza quel tipo di organizzazione sanitaria che è stata messa in moto con il riordino del nostro servizio sanitario pubblico e che si sintetizza nel concetto di azienda sanitaria. Soddisfare i pazienti diventa un’esigenza strategica per la sopravvivenza dell’azienda stessa. Il paziente, infatti, spostandosi da una struttura all’altra, porta dietro la sua capacità di spesa, rappresentata dalla sua quota capitaria. Quindi è importante una gestione oculata dell’azienda: se perde i pazienti, perché questi preferiscono un’altra struttura, l’azienda esce dal mercato. Se i sanitari non trattano bene i pazienti per motivi ideali (carità cristiana o filantropia), oppure per la ragione che è loro diritto in quanto cittadini avere una buona assistenza, devono farlo almeno per interesse dell’azienda.

Il modello di qualità postmoderno comporta delle variazioni anche in tutte le altre articolazioni fondamentali del sistema di rapporti entro cui si svolge l’azione sanitaria. Innanzi tutto l'interrogativo fondamentale che dovrà porsi chiunque abbia delle responsabilità nelle scelte ruoterà intorno a elementi della qualità di carattere gestionale: quale trattamento ottimizzerà l’uso delle risorse e produrrà un paziente-cliente soddisfatto? La fisionomia stessa dell’interrogativo etico viene modificata.

Nell’etica medica il registro per valutare la qualità è quello della bontà (l’azione è buona in quanto porta il beneficio della guarigione); la bioetica si colloca entro la tradizione etica coltivata nel mondo anglosassone, che valuta se l’azione sia giusta o ingiusta, in rapporto ai diritti e nel rispetto delle procedure; la nuova stagione che si è aperta ci obbliga a interrogarci se l’azione sia appropriata rispetto ai fini da conseguire, che comportano sia una più acuta sensibilità per il bene comune e l’equità sociale, sia attraverso l’attenzione agli interessi dell’azienda.

La qualità, ovvero il valore etico di un intervento sanitario, oggi è molto più complessa. I criteri più recenti non devono sostituire quelli precedenti, ma integrarsi con essi. La “buona”

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medicina è quella che deve mirare a guarire in maniera rapida, efficace e duratura. Ma questo non basta: deve anche preoccuparsi di essere “giusta”, rispettando i diritti del malato e promuovendo la sua autonomia. A queste considerazioni si aggiungono poi anche quelle relative a ciò che si dimostra appropriato nell'orizzonte della giustizia in considerazione dell’accesso ai servizi che la concezione dello Stato sociale apre a tutti coloro che hanno bisogno, indipendentemente dalla loro capacità economica, e dell’equa distribuzione delle risorse.

La buona medicina, quella dotata di qualità, è quella che nasce dall’integrazione delle esigenze che nascono dall’etica medica, da quelle della bioetica, e delle esigenze, infine di quella nuova stagione dell’etica in medicina che sentiamo incombere, sotto la spinta delle nuove condizioni sociali e della pressione dell’economia, e che possiamo chiamare etica dell’organizzazione. Per la precisione, da tutt’e tre contemporaneamente. Le stagioni dell’etica in medicina, con le rispettive esigenze riguardo a ciò che è giusto e appropriato nell’assistenza sanitaria, non vanno viste come modelli conclusi che si succedono nel tempo, ma come esigenze contemporanee e contestuali. Lo schema seguente, che pone le scelte in uno spazio tridimensionale, può visualizzare la complessità della situazione attuale:

Fig. 2 Spazio della contrattazione beneficio-preferenze-appropriatezza

Modello post-moderno

Idea grafica di Patrizio Pasqualetti

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Finché la qualità dell’intervento sanitario sul paziente si misurava esclusivamente con il metro del beneficio del paziente (epoca premoderna), maggiore era il beneficio che il malato riceveva da quello che si poteva fare per lui, maggiore era la qualità, anche etica, dell’atto medico. La modernità, con l’introduzione dell’autonomia del paziente, ha introdotto un altro parametro, indicato nello schema come asse delle preferenze. La buona scelta medica dovrà tener conto temporaneamente di due fattori: il beneficio da procurare al paziente e il suo consenso a ciò che il malato ha individuato e scelto come suo bene. La scelta si realizza sul piano orizzontale di una contrattazione, che spesso produce un compromesso (non è detto, infatti, che ciò che costituisce dal punto di vista clinico il maggior beneficio per il paziente corrisponda alle sue preferenze, o inversamente: ciò che il paziente informato vuole per sé può non coincidere con quanto la medicina sarebbe in grado di fare per lui).

A queste due dimensioni oggi dobbiamo aggiungere una terza, così che la decisione clinica ci appare collocata in uno spazio tridimensionale. Dobbiamo considerare, infatti, anche l’appropriatezza sociale degli interventi sanitari, in una prospettiva di uso ottimale di risorse limitate, solidarietà con i più fragili ed equità. Quello che possiamo fare per un malato, anche se valutabile con un punteggio alto sul parametro dell’appropriatezza clinica e su quello delle preferenze personali, potrebbe collocarsi molto in basso rispetto al criterio del buon uso delle risorse.

La buona medicina ci appare così come il frutto di una “contrattazione” molteplice, che deve tener conto di tre diversi parametri: l’indicazione clinica (il “bene” del paziente), le preferenze e i valori soggettivi del paziente (il “consenso informato”) e infine l’appropriatezza sociale. L’assistenza sanitaria, dovendo conciliare nelle sue scelte esigenze diverse e talvolta contrastanti, senza minimamente rinunciare alle esigenze della scienza, ci appare più che mai un’arte.

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L’ideale medico dell’epoca post-moderna è una leadership morale. Il modello paternalista non funziona più là dove si assume lo stile dell’azienda post-moderna: è necessario di dotarlo di autorevolezza. Non ci possiamo più basare su una divisione dei compiti di tipo burocratico. Soltanto chi ha quella che la cultura del management chiama la “vision”, cioè la visione strategica degli obiettivi e dei mezzi, sviluppa una forza morale capace di trascinare gli altri membri dell’équipe.

Il buon paziente è il cliente soddisfatto e consolidato; ma ― come abbiamo visto nel paragrafo dedicato al rapporto tra soddisfazione ed etica ― il nostro obiettivo non è il cliente in qualsiasi modo soddisfatto e consolidato, bensì il cliente “giustamente soddisfatto”. Il buon rapporto è la stewardship, che implica un atteggiamento non centrato sul professionista, ma sugli standard di qualità del servizio. È il presupposto che sta alla base della “Carta dei servizi pubblici sanitari”, predisposta nel 1995 dai ministri della Funzione pubblica e della Sanità. La Carta ― leggiamo nella presentazione ― intende assegnare “un ruolo forte sia agli enti erogatori dei servizi, sia ai cittadini nell’orientare l’attività sei servizi pubblici verso la loro ‘missione’: fornire un servizio di buona qualità ai cittadini-utenti”.

Stagioni dell’etica e modelli di qualità in medicina

Book Cover: Stagioni dell'etica e modelli di qualità in medicina
Part of the Bioetica sistematica series:
Part of the Sistemi sanitari series:

Sandro Spinsanti

STAGIONI DELL'ETICA E MODELLI DI QUALITÀ IN MEDICINA 

 

in Apis

anno X, n. 1, ottobre 1997, pp. 51-59

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Noi oggi, alla fine del XX secolo, cerchiamo una «buona» medicina per rispondere ai nostri problemi di salute, non meno di quanto abbiano fatto i nostri antenati o i nostri padri, soltanto una generazione fa. Ma la nostra idea di ciò che corrisponde a buona o cattiva medicina è cambiata, così come sono cambiate le nostre attese nei confronti di un ospedale o del servizio sanitario pubblico. Più precisamente, possiamo dire che ci troviamo presi in un processo storico che ha visto il susseguirsi di almeno tre grandi modelli di buona medicina, ognuno dei quali prospetta in modo coerente come si devono comportare i diversi protagonisti del sistema delle cure: i medici, i malati, le varie professioni sanitarie, la società del suo insieme. Ogni modello che si sussegue nel tempo ci obbliga a ripensare ogni volta la medicina intera sotto una diversa luce di qualità. In modo sintetico, possiamo dire che i tre modelli rappresentano tre diverse stagioni dell’etica in medicina.

Per illustrare i cambiamenti di tutto ciò che associamo all’idea di «buona» medicina, ci serviremo di uno schema. Come ogni schema, introduce una certa semplificazione nella realtà delle cose, ma ha il vantaggio di concentrare l’attenzione sui punti nevralgici del cambiamento.

Il primo modello presentato dallo schema può essere chiamato pre-moderno. Ha caratteristiche di grande antichità e di forte tenuta nel tempo. La sua antichità è indiscussa, in quanto in Occidente risale almeno a Ippocrate. Le convinzioni su ciò che è bene o male fare in medicina, sui comportamenti giusti o ingiusti nei confronti del malato sono rimaste relativamente stabili per secoli. Praticamente si tratta di una tradizione ininterrotta che in Occidente è durata per più di 25 secoli, dall’epoca di Ippocrate fino ai nostri giorni: in tutto questo tempo non abbiamo mai sentito il bisogno di modificare il concetto, condiviso dai medici e dai pazienti, di quelle pratiche di cura della salute a cui attribuire un valore morale positivo.

L'età pre-moderna

La domanda fondamentale a cui risponde la medicina di qualità dell’epoca pre-moderna è: Quale trattamento porta maggior beneficio al paziente? Le risorse che il medico utilizzerà sono ovviamente quelle che la scienza del tempo gli mette a disposizione. I principi fondamentali di questa etica, riconducibili all’imperativo di fare il bene del paziente, presuppongono un modello ideale del medico fondamentalmente paternalista.

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«Paternalismo» in questo contesto non equivale a un giudizio di valore: vuol essere solo la descrizione di una modalità di rapporto. Vuol dire che tra chi cura e colui che riceve le cure c’è lo stesso rapporto asimmetrico che esiste tra un buon padre e una buona madre e i figli del cui bene sono responsabili. Il medico è colui che sa qual è il bene del paziente e vuole realizzarlo, mettendovi tutto il suo impegno e tutta la dedizione. È la scienza in continuo progresso che lo guida nel percorso della terapia, mentre la coscienza gli impedisce di trarre profitto dalla debolezza del paziente (per esempio, strumentalizzandolo ai fini di ingiusto lucro o di fama). Questa duplice guida è riassunta da una formuletta, molto amata e citata dai medici, quando rivendicano a se stessi l’obbligo di prendere le decisioni «in scienza e coscienza». Nel linguaggio della bioetica americana, si parla a questo proposito di una medicina ispirata al principio della «beneficence», ovvero di «beneficità».

Il malato contribuisce alla buona medicina impegnandosi a essere docile e osservante delle prescrizioni, in un rapporto di affidamento fiduciale. Egli non ha, di per sé, nulla da dire in merito all'atto terapeutico, che rimane affidato a quanto il medico stabilisce per il suo bene. Tutto quello che il malato ha da fare, è di diventare «paziente», in tutti

STAGIONI DELL'ETICA IN MEDICINA

STAGIONI DELL'ETICA IN MEDICINA

Epoca pre-moderna

Etica medica

Epoca moderna

Bioetica

Epoca post-moderna

Etica dell'organizzazione

La buona

medicina

Quale trattamento

porta maggior

beneficio al paziente?

Quale trattamento

rispetta il malato

nei suoi valori e

nell’autonomia

delle sue scelte

Quale trattamento

ottimizza l’uso delle

risorse e produce un

paziente/cliente

soddisfatto?

L’ideale

medico

Paternalismo benevolo

(scienza e coscienza)

Autorità

democraticamente

condivisa

Leadership morale,

scientifica,

organizzativa

Il buon

paziente

Obbediente

(compliance)

Partecipante

(consenso informato)

Cliente giustamente

soddisfatto e consolidato

Il buon

rapporto

Alleanza terapeutica

(il dottore

con il suo paziente)

Partnership

(professionista-utente)

Stewardship

(fornitore di servizi-cliente)

Contratto di assistenza:

Azienda/popolazione

Il buon

infermiere

“Paramedico”

Esecutore delle

decisioni mediche;

Supporto emotivo

del paziente

Facilitatore

della comunicazione,

a beneficio di un

paziente autonomo

Manager

responsabile della qualità

dei servizi o forniti

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i significati del termine. Il buon paziente è il paziente «osservante». A lui si richiede di entrare nel trattamento mediante la «compliance». Come affermava l’illustre spagnolo Gregorio Marañon, che ha rappresentato nella prima metà del secolo il permanere dell’ideale ippocratico: «Il malato che non sa essere paziente diminuisce le sue possibilità di guarire. Obbedire al medico è incominciare a guarire».

In questo modello il buon rapporto è l'alleanza terapeutica tra colui che si dedica all'opera della guarigione e chi riceve questo servizio. Il termine «alleanza» fa parte della tradizione religiosa. Il rapporto medico-paziente ha, di fatto, una connotazione fortemente religiosa in senso ampio, in quanto, allo stesso modo dell’alleanza che è il pilastro centrale della religione ebraico-cristiana, mette in relazione due fondamentali diseguaglianze. La guarigione in medicina, secondo questo modello, si ottiene mediante l’unione tra la scienza-coscienza del medico (che include il suo sapere, la filantropia, la volontà di fare il bene del paziente) e la volontà del paziente di mantenersi dentro questo rapporto di alleanza.

Il seguire la prescrizione medica è la condizione essenziale perché l’alleanza possa esplicare i suoi effetti benefici, e quindi procurare la guarigione. Questo modello riconduce la qualità etica di un atto medico a un unico parametro: quello costituito da un vettore che visualizza la maggiore o minore rispondenza di ciò che si fa al paziente a ciò che gli porta un beneficio, in quanto è clinicamente indicato. Graficamente lo possiamo raffigurare in questo modo:

Fig. 1 - Modello pre-moderno

I valori sono rappresentati in maniera scalare per alludere al fatto che il bene procurato al paziente può essere maggiore o minore (e anche, nei casi estremi, nullo o addirittura costituire un fatto nocivo; per questo l'etica medica ippocratica ha messo come guardiano di tutto l’edificio costituito dai doveri del medico l’imperativo fondamentale: «Primum non nocere»).

Questo modello continua ancora a strutturare i nostri comportamenti sociali, sia dei professionisti che lavorano in sanità sia dei pazienti. Soltanto quando diventiamo «moderni» il modello entra in crisi. Nei rapporti sociali che si stringono attorno a chi somministra

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e a chi riceve le cure sanitarie, l’epoca moderna non è incominciata fino a pochissimo tempo fa. Soltanto da una ventina di anni sono diventati visibili i segni di una frattura che indica che la medicina è entrata nell’epoca moderna. Di conseguenza, cambiano tutti i parametri che costituiscono il modello di «buona medicina» proprio dell'epoca pre-moderna.

L'età moderna

Il fine generale della medicina non è più soltanto quello di portare il maggior beneficio al paziente: perché un trattamento medico abbia un carattere di qualità, ci dobbiamo anche domandare se rispetta il malato nei suoi valori e nell’autonomia delle sue scelte. Nell’epoca moderna, infatti, il malato va fondamentalmente considerato come una persona autonoma, capace di autodeterminare le proprie scelte.

Il malato dell’epoca moderna è quello che ha la capacità e il coraggio di non farsi trattare come una persona eterodeterminata, ma assume il peso e la responsabilità delle decisioni che lo riguardano. Ciò mette in crisi il modello secondo cui nella medicina tradizionale il malato è per definizione uno che non può audeterminarsi. Dire che la medicina entra nell’epoca moderna significa prima di tutto rimettere in discussione il paradigma paternalista, che presuppone una fondamentale diseguaglianza tra le persone autonome e quelle che non lo sono (le scelte di queste ultime essendo determinate dalle prime).

Nell’epoca moderna i valori del malato, intesi come un quadro di riferimento che guida l’autonomia delle sue scelte, diventano un momento fondamentale del fare »buona« medicina. Perché si abbia buona medicina non ci si può limitare a rispondere alla domanda: «Questo intervento porta oggettivamente un beneficio al paziente?». Non basta stabilire ― per esempio ― che l’atto medico ha di fatto prolungato la vita del paziente. Se quanto il medico intraprende va contro i suoi valori e le sue decisioni, non possiamo parlare di buona medicina. L’autodeterminazione del paziente, in quanto articolazione fondamentale dei suoi diritti (per capire la differenza del paradigma, basti pensare che nel modello tradizionale si parla solo di doveri del medico e non di diritti del paziente) diventa un criterio di qualità. L’intervento sanitario non può essere più deciso unilateralmente dal medico che si basa sul sapere della sua professione, ma deve essere individuato insieme al paziente, spesso con un faticoso processo di contrattazione.

Superato il paternalismo benevolo, l’ideale medico in questo modello diventa un’autorità democraticamente condivisa; il buon paziente è un paziente partecipante alla decisione. Il cardine di questa strutturazione concettuale è il «consenso informato». L’idea di qualità dell’atto medico si arricchisce di una nuova componente: è buono l’intervento sanitario che ha anche una correttezza formale, vale a dire il rispetto delle procedure volte a far partecipare il paziente alle scelte diagnostiche e terapeutiche che lo riguardano.

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Questa è la nozione di consenso informato che troviamo nell’importante documento dottrinale proposto dal Comitato nazionale per la bioetica: Informazione e consenso all’atto medico (20 giugno 1992): «Il consenso informato, che si traduce in una più ampia partecipazione del paziente alle decisioni che lo riguardano, è sempre più richiesto nelle nostre società. Si ritiene tramontata la stagione del «paternalismo medico» in cui il sanitario si sentiva, in virtù del mandato da esplicare nell’esercizio della professione, legittimato a ignorare le scelte e le inclinazioni del paziente, e a trasgredirle quando fossero in contrasto con l’indicazione clinica in senso stretto». La sottolineatura che specifica la natura del consenso informato quando lo consideriamo dal punto di vista etico ― «una più ampia partecipazione del paziente alle decisioni che lo riguardano» ― ci permette di dissociarci dall’uso del consenso informato che si va diffondendo anche in Italia, concepito per lo più in funzione difensiva del medico, non finalizzato a promuovere l’autonomia del paziente.

Nella prospettiva che abbiamo adottato, il paziente non ha più solo diritti ma anche dei doveri. La sua posizione non è esclusivamente di privilegio, ma anche di scomoda responsabilità, in quanto deve partecipare al processo decisionale. Non possiamo escludere che talvolta il paziente potrebbe preferire piuttosto di delegare la decisione, affidandola interamente al medico («Faccia quello che è necessario: il dottore è lei, non io!»). Il paziente partecipante nelle scelte ha il compito di diventare un buon paziente. Per diventarlo non basta che si limiti a non far storie, non porre troppe domande, essere docile e seguire le prescrizioni mediche; il buon paziente ha anche un compito etico: deve realizzare tutto quello che è necessario per essere un buon paziente. Il buon rapporto è una partnership, che si instaura tra professionista e utente.

L’idea di qualità, dunque, include il concetto di partecipazione. Il termine bioetica, usato per designare questo modello di qualità dell’atto medico, è un neologismo, indicato per un modello di qualità in medicina veramente inedito. È la buona medicina appropriata per la stagione dell’etica in medicina che abbiamo chiamato «moderna».

Sentiamo il bisogno di cambiare etichetta anche perché non ci troviamo più nell’ambito dell’etica medica, cioè del medico, concentrata sul medico, elaborata (dalla professione medica a beneficio anche del malato. La bioetica implica uno spostamento dell’accento, per cui la qualità non è più determinata in maniera unica ed esclusiva dal sapere e dal potere del medico, ma viene stabilita in modo dialogico, insieme al paziente, il quale deve partecipare alle decisioni con i suoi valori, nell’ambito del consenso sociale. Quindi nella bioetica entra la società, l’etica civile, l’accordo ottenuto trasversalmente alle diverse comunità morali di appartenenza, includendo anche gli «stranieri morali».

Questo modello di qualità, che nella nostra cultura non abbiamo nemmeno ben cominciato ad articolare, si diffonde con estrema difficoltà. Lo contrasta una profonda resistenza, sia da parte del mondo medico, sia da parte dei cittadini. Si avverte che è necessario accrescere le conoscenze e mobilitare tutte le energie concettuali e morali, al fine di entrare in questo modello. Tanto i professionisti della sanità quanto i pazienti sono obbligati a cambiare modelli di riferimento che hanno una lunghissima tradizione.

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È un passaggio epocale, che sposta l’accento della qualità da un modello a un altro, inaugurando un’altra epoca della qualità e dell’etica nella medicina.

Per evitare facili equivoci e smantellare almeno alcune riserve ― quelle che nascono dal timore che intenda abbandonare l’etica medica tradizionale ― è necessario sottolineare che i due modelli non sono diacronici, ma sincronici. In altre parole, non si susseguono nel tempo, sostituendo con il modello moderno i valori tradizionali, ma sono chiamati a convivere. Le scelte in medicina si collocano su un piano a due dimensioni, dove la contrattazione tra l’indicazione clinica e le preferenze del paziente crea il punto d’incontro.

Fig. 2 - Modello moderno

Piano della contrattazione beneficio-preferenze

L'età post-moderna

Mentre proviamo ancora tanta difficoltà a entrare nella stagione della medicina moderna, forti spinte ci stanno già indirizzando verso l’epoca post-moderna. Ci stiamo muovendo, infatti, verso l’introduzione dello «stile azienda» in sanità. Il modello di qualità comporta anche un rapporto nuovo con il paziente. Sommariamente possiamo dire che non solo il malato deve essere informato e responsabilizzato per partecipare in modo autonomo alle decisioni terapeutiche, ma deve essere considerato come un «cliente». Oltre ad avere diritti da rivendicare, vuole anche essere soddisfatto.

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Questa prospettiva caratterizza quel tipo di organizzazione sanitaria che è stata messa in moto con il riordino del nostro servizio sanitario pubblico e che si sintetizza nel concetto di azienda sanitaria. Soddisfare i pazienti diventa un’esigenza strategica per la sopravvivenza dell’azienda stessa. Il paziente, infatti, spostandosi da una struttura all’altra, porta dietro la sua capacità di spesa, rappresentata dalla sua quota capitaria.

Quindi è importante una gestione oculata dell’azienda: se perde i pazienti, perché questi preferiscono un’altra struttura, l’azienda esce dal mercato. Se i sanitari non trattano bene i pazienti per motivi ideali (carità cristiana o filantropia), oppure per la ragione che è loro diritto in quanto cittadini avere una buona assistenza, devono farlo almeno per interesse dell’azienda.

Il modello di qualità postmoderno comporta delle variazioni anche in tutte le altre articolazioni fondamentali del sistema di rapporti entro cui si svolge l’azione sanitaria. Innanzitutto l'interrogativo fondamentale che dovrà porsi chiunque abbia delle responsabilità nelle scelte ruoterà intorno a elementi della qualità di carattere gestionale: quale trattamento ottimizzerà l’uso delle risorse e produrrà un paziente-cliente soddisfatto? La fisionomia stessa dell'interrogativo etico viene modificata.

Nell’etica medica il registro per valutare la qualità è quello della bontà (l’azione è buona in quanto porta il beneficio della guarigione); la bioetica si colloca entro la tradizione etica coltivata nel mondo anglosassone, che valuta se l’azione sia giusta o ingiusta, in rapporto ai diritti e nel rispetto delle procedure; la nuova stagione che si è aperta ci obbliga a interrogarci se l’azione sia appropriata rispetto ai fini da conseguire, che comportano sia una più acuta sensibilità per il bene comune e l’equità sociale, sia attraverso l’attenzione agli interessi dell’azienda.

La qualità, ovvero il valore etico di un intervento sanitario, oggi è molto più complessa.

I criteri più recenti non devono sostituire quelli precedenti, ma integrarsi con essi. La «buona» medicina è quella che deve mirare a guarire in maniera rapida, efficace e duratura. Ma questo non basta: deve anche preoccuparsi di essere «giusta», rispettando i diritti del malato e promuovendo la sua autonomia. A queste considerazioni si aggiungono poi anche quelle relative a ciò che si dimostra appropriato nell’orizzonte della giustizia in considerazione dell’accesso ai servizi che la concezione dello Stato sociale apre a tutti coloro che hanno bisogno, indipendentemente dalla loro capacità economica, e dell’equa distribuzione delle risorse.

La buona medicina, quella dotata di qualità, è quella che nasce dall’integrazione delle esigenze che nascono dall’etica medica, da quelle della bioetica, e delle esigenze, infine di quella nuova stagione dell’etica in medicina che sentiamo incombere, sotto la spinta delle nuove condizioni sociali e della pressione dell’economia, e che possiamo chiamare etica dell’organizzazione. Per la precisione, da tutt’e tre contemporaneamente. Le stagioni dell’etica in medicina, con le rispettive esigenze riguardo a ciò che è giusto e appropriato nell’assistenza sanitaria, non vanno viste come modelli conclusi che si succedono nel tempo, ma come esigenze contemporanee e contestuali. Lo schema seguente, che pone le scelte in uno spazio tridimensionale, può visualizzare la complessità della situazione attuale:

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Finché la qualità dell’intervento sanitario sul paziente si misurava esclusivamente con il metro del beneficio del paziente (epoca pre-moderna), maggiore era il beneficio che il malato riceveva da quello che si poteva fare per lui, maggiore era la qualità, anche etica, dell’atto medico. La modernità, con l’introduzione dell’autonomia del paziente, ha introdotto un altro parametro, indicato nello schema come asse delle preferenze. La buona scelta medica dovrà tener conto temporaneamente di due fattori: il beneficio da procurare al paziente e il suo consenso a ciò che il malato ha individuato e scelto come suo bene. La scelta si realizza sul piano orizzontale di una contrattazione, che spesso produce un compromesso (non è detto, infatti, che ciò che costituisce dal punto di vista clinico il maggior beneficio per il paziente corrisponda alle sue preferenze, o inversamente: ciò che il paziente informato vuole per sé può non coincidere con quanto la medicina sarebbe in grado di fare per lui).

A queste due dimensioni oggi dobbiamo aggiungere una terza, così che la decisione clinica ci appare collocata in uno spazio tridimensionale. Dobbiamo considerare, infatti,

Fig. 3 - Modello post-moderno

Piano della contrattazione beneficio-preferenze

Idea grafica di Patrizio Pasqualetti

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anche l’appropriatezza sociale degli interventi sanitari, in una prospettiva di uso ottimale di risorse limitate, solidarietà con i più fragili ed equità. Quello che possiamo fare per un malato, anche se valutabile con un punteggio alto sul parametro dell’appropriatezza clinica e su quello delle preferenze personali, potrebbe collocarsi molto in basso rispetto al criterio del buon uso delle risorse.

La buona medicina ci appare così come il frutto di una «contrattazione» molteplice, che deve tener conto di tre diversi parametri: l’indicazione clinica (il «bene» del paziente), le preferenze e i valori soggettivi del paziente (il «consenso informato») e infine l’appropriatezza sociale. L’assistenza sanitaria, dovendo conciliare nelle sue scelte esigenze diverse e talvolta contrastanti, senza minimamente rinunciare alle esigenze della scienza, ci appare più che mai un’arte.

L’ideale medico dell’epoca post-moderna è una leadership morale. Il modello paternalista non funziona più là dove si assume lo stile dell’azienda post-moderna: è necessario di dotarlo di autorevolezza. Non ci possiamo più basare su una divisione dei compiti di tipo burocratico. Soltanto chi ha quella che la cultura del management chiama la «vision», cioè la visione strategica degli obiettivi e dei mezzi, sviluppa una forza morale capace di trascinare gli altri membri dell'équipe.

Il buon paziente è il cliente soddisfatto e consolidato; ma ― come abbiamo visto nel paragrafo dedicato al rapporto tra soddisfazione ed etica ― il nostro obiettivo non è il cliente in qualsiasi modo soddisfatto e consolidato, bensì il cliente «giustamente soddisfatto». Il buon rapporto è la stewardship, che implica un atteggiamento non centrato sul professionista, ma sugli standard di qualità del servizio. È il presupposto che sta alla base della «Carta dei servizi pubblici sanitari», predisposta nel 1995 dai ministri della Funzione pubblica e della Sanità. La Carta ― leggiamo nella presentazione — intende assegnare «un ruolo forte sia agli enti erogatori dei servizi, sia ai cittadini nell’orientare l’attività sei servizi pubblici verso la loro ‘missione’: fornire un servizio di buona qualità ai cittadini-utenti».

Stagioni dell’etica e modelli di qualità in medicina

Book Cover: Stagioni dell'etica e modelli di qualità in medicina
Part of the Bioetica sistematica series:

Sandro Spinsanti

STAGIONI DELL'ETICA E MODELLI DI QUALITÀ IN MEDICINA

in Contributi per una gestione manageriale della sanità, I Quaderni di Mecosan

a cura di Sandro Spinsanti

Sipis Editrice srl, Roma 1996

pp. 148-155

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Sommario: 1. L’etica medica come etica dei medici - 2. La stagione della bioetica - 3. Quando l’ospedale si organizza come un’azienda di servizi - 4. I problemi etici della soddisfazione del paziente.

1. L’etica medica come etica dei medici

Noi oggi, alla fine del XX secolo, cerchiamo una «buona» medicina per rispondere ai nostri problemi di salute, non meno di quanto abbiano fatto i nostri antenati o i nostri padri, soltanto una generazione fa. Ma la nostra idea di ciò che corrisponde a buona o cattiva medicina è cambiata, così come sono cambiate le nostre attese nei confronti di un ospedale o del servizio sanitario pubblico. Più precisamente, possiamo dire che ci troviamo presi in un processo storico che ha visto il susseguirsi di almeno tre grandi modelli di buona medicina, ognuno dei quali prospetta in modo coerente come si devono comportare i diversi protagonisti del sistema delle cure: i medici, i malati, le varie professioni sanitarie, la società del suo insieme.

Ogni modello che si sussegue nel tempo ci obbliga a ripensare ogni volta la
medicina intera sotto una diversa luce di qualità. In modo sintetico, possiamo dire che i tre modelli rappresentano tre diverse stagioni dell’etica in medicina.

Per illustrare i cambiamenti di tutto ciò che associamo all’idea di «buona»
medicina, ci serviremo di uno schema.

Come ogni schema, introduce una certa semplificazione nella realtà delle re l’attenzione sui punti nevralgici del cose, ma ha il vantaggio di concentra cambiamento.

STAGIONI DELL'ETICA IN MEDICINA

Epoca premoderna

Etica medica

Epoca moderna Bioetica

Epoca postmoderna

Etica

dell'organizzazione

La buona

medicina

Quale trattamento

porta maggior

beneficio al paziente?

Quale trattamento

rispetta il malato

nei suoi valori

e nell’autonomia

delle sue scelte

Quale trattamento

ottimizza l’uso

delle risorse e produce

un paziente/cliente

soddisfatto?

L’ideale

medico

Paternalismo benevolo

(scienza e coscienza)

Autorità

democraticamente condivisa

Leadership morale,

scientifica,

organizzativa

Il buon

paziente

Obbediente

(compliance)

Partecipante

(consenso informato)

Cliente giustamente

soddisfatto e consolidato

Il buon

rapporto

Alleanza terapeutica

(il dottore

con il suo paziente)

Partnership

(professionista-

utente)

Stewardship (fornitore di servizi-cliente)

Contratto di assistenza:

Azienda/popolazione

Il buon

infermiere

“Paramedico”

Esecutore delle decisioni

mediche

Supporto emotivo

del paziente

Facilitatore della

comunicazione,

a beneficio di un

paziente autonomo

Manager

responsabile della qualità

dei servizi forniti

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Il primo modello presentato dallo schema può essere chiamato pre-mo- demo. Ha caratteristiche di grande antichità e di forte tenuta nel tempo. La sua antichità è indiscussa, in quanto in Occidente risale almeno a Ippocrate. Ma anche la sua forza è notevole, in quanto non esiste in tutta la tradizione occidentale un modello culturale che abbia resistito tanto a lungo. L’Occidente ha cambiato una quantità di cose nell’organizzazione sociale — l’economia, la famiglia, la religione, il diritto, la politica — dall’antichità greco-romana ad oggi.

La medicina stessa si è profondamente modificata nel corso del tempo, sia nei modelli teorici che nel modo di fornire aiuto ai malati. Tra il medico seguace di Galeno — che interpreta le malattie secondo la teoria degli umori ― il medico scienziato dell’ottocento ― che ricorre al metodo della scienza sperimentale per spiegare come funziona l’organismo sano o malato — e il medico della nostra epoca — che è capace di ricondurre le malattie a un difetto del corredo genetico ed è in grado di prevederne l’insorgenza con anni di anticipo — le differenze sono enormi. La stessa cosa si può dire riguardo al ricorso di salassi, ai vaccini e all’ingegneria genetica, se ci spostiamo sul versante delle risorse terapeutiche con cui far fronte alla patologia.

Per l’etica, invece, non è avvenuto così. Le convinzioni su ciò che è bene o male fare in medicina, sui comportamenti giusti o ingiusti nei confronti del malato sono rimaste relativamente stabili per secoli. Praticamente si tratta di una tradizione ininterrotta che in Occidente è durata per più di 25 secoli, dall’epoca di Ippocrate fino ai nostri giorni: in tutto questo tempo non abbiamo mai sentito il bisogno di modificare il concetto, condiviso dai medici e dai pazienti, di quelle pratiche di cura della salute a cui attribuire un valore morale positivo.

Ci possiamo riferire a quest’epoca come alla stagione premoderna dell’etica in medicina. Sinteticamente la denominiamo etica medica. L’aggettivo è giustificato. L’etica a cui ci riferiamo, infatti, è sostanzialmente l’etica «del medico». È il medico che la determina e la professione medica che se ne fa garante. In questa etica sono prescritti comportamenti per i malati, per i familiari, per le professioni che collaborano con il medico; tutti svolgono, tuttavia, funzioni subordinate e sono chiamati a modellarsi sulle richieste che provengono dai medici, i quali hanno un ruolo decisivo nello stabilire che cosa sia «buona» medicina. La qualifica di «paramedici» data a coloro che esercitano professioni sanitarie non mediche rispecchia bene questa situazione di centralità del medico. Anche l’etica dei non medici in questa stagione è un’etica «paramedica».

La domanda fondamentale a cui risponde la medicina di qualità dell’epoca pre-moderna è: «Quale trattamento porta maggior beneficio al paziente?». Troviamo questa preoccupazione già nel giuramento di Ippocrate, nella cosiddetta clausola terapeutica: «Prescriverò agli infermi la dieta opportuna che loro convenga per quanto mi sarà permesso dalle mie cognizioni e li difenderò da ogni cosa ingiusta e dannosa». Tutta l’azione del medico è diretta a procurare il bene del paziente, identificato con la soluzione positiva al problema creato dalla patologia.

Le risorse che il medico utilizzerà sono ovviamente quelle che la scienza del tempo gli mette a disposizione: per il medico dell’antichità era la «dieta» (cioè il regime terapeutico che tendeva a ristabilire nella vita del malato l’equilibrio turbato); per il medico dei nostri giorni i trattamenti appropriati potranno essere gli antibiotici o i trapianti di organo. Qualunque sia la scienza di riferimento, il modello rimane tuttavia lo stesso: il medico si impegna a fare il bene del paziente.

Questa accentuazione è presente anche in altre tradizioni mediche che afferiscono al filone ippocratico. Pensiamo, ad esempio, alla medicina omeopatica. Il libro fondamentale di Samuel Hahnemann, L’Organon dell’arte di guarire, inizia con una frase programmatica, che circoscrive il dovere del medico in un perimetro molto preciso: «L’unico compito del medico è guarire presto, dolcemente, durevolmente». Tutto il resto dell’opera è dedicato al «come» ottenere la guarigione, vale a dire ai rimedi appropriati alle patologie. La prima frase compendia il fondamento etico di tutta l’impresa terapeutica, ricondotta alla volontà di procurare la guarigione del paziente.

I principi fondamentali di questa etica, riconducibili all’imperativo di fare il bene del paziente, presuppongono un modello ideale del medico fondamentalmente paternalista. «Paternalismo» in questo contesto non equivale a un giudizio di valore: vuol essere solo la descrizione di una modalità di rapporto. Vuol dire che tra chi cura e colui che riceve le cure c’è lo stesso rapporto asimmetrico che esiste tra un buon padre e una buona madre e i figli del cui bene sono responsabili. Il medico è colui che sa qual è il bene del paziente e vuole realizzarlo, mettendovi tutto il suo impegno e tutta la dedizione. È la scienza in continuo progresso che lo guida nel percorso della terapia, mentre la coscienza gli impedisce di trarre profitto dalla debolezza del paziente (per esempio, strumentalizzandolo ai fini di ingiusto lucro o di fama). Questa duplice guida è riassunta da una formuletta, molto amata e citata dai medici, quando rivendicano a se stessi l’obbligo di prendere le decisioni «in scienza e coscienza». Nel linguaggio della bioetica americana, si parla a questo proposito di una medicina

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ispirata al principio della beneficence, ovvero di «beneficità».

Il malato contribuisce alla buona medicina impegnandosi a essere docile e osservante delle prescrizioni, in un rapporto di affidamento fiduciale. Egli non ha, di per sé, nulla da dire in merito all’atto terapeutico, che rimane affidato a quanto il medico stabilisce per il suo bene. Tutto quello che il malato ha da fare, è di diventare «paziente», in tutti i significati del termine. Il buon paziente è il paziente «osservante». A lui si richiede di entrare nel trattamento mediante la compliance. Come affermava l’illustre spagnolo Gregorio Maranon, che ha rappresentato nella prima metà del secolo il permanere dell’ideale ippocratico: «Il malato che non sa essere paziente diminuisce le sue possibilità di guarire. Obbedire al medico è incominciare a guarire».

In questo modello il buon rapporto è l’alleanza terapeutica tra colui che si dedica all’opera della guarigione e chi riceve questo servizio. Il termine «alleanza» fa parte della tradizione religiosa. Il rapporto medico-paziente ha, di fatto, una connotazione fortemente religiosa in senso ampio, in quanto, allo stesso modo dell’alleanza che è il pilastro centrale della religione ebraico-cristiana, mette in relazione due fondamentali diseguaglianze. Nell’alleanza religiosa si tratta del legame che si instaura tra la potenza della divinità, in quanto fonte di forza e di salvezza, e la situazione di necessità propria del popolo di Israele. L’unione dei due mediante l’alleanza produce la salvezza. Analogamente, la guarigione in medicina, nel modello tradizionale, si ottiene mediante l’unione tra la scienza-coscienza del medico (che include il suo sapere, la filantropia, la volontà di fare il bene del paziente) e la volontà del paziente di mantenersi dentro questo rapporto di alleanza.

Il seguire la prescrizione medica è la condizione essenziale perché l’alleanza possa esplicare i suoi effetti benefici, e quindi procurare la guarigione. Il contraente dell’alleanza, che è il malato, si deve affidare e accettare le condizioni che gli vengono poste per la guarigione; il medico, che concede l’alleanza, lo guida verso il suo proprio bene. Dai collaboratori del medico, in quanto «paramedici», ci si attende che collaborino anche a indurre i malati a essere «osservanti». Questo modello riconduce la qualità etica di un atto medico a un unico parametro: quello costituito da un vettore che visualizza la maggiore o minore rispondenza di ciò che si fa al paziente a ciò che gli porta un beneficio, in quanto è clinicamente indicato (figura 1).

I valori sono scalari per alludere al fatto che il bene procurato al paziente può essere maggiore o minore (e anche, nei casi estremi, nullo o addirittura costituire un fatto nocivo; per questo l’etica medica ippocratica ha messo come guardiano di tutto l’edificio costituito dai doveri del medico l’imperativo fondamentale: «Primum non nocere»).

Questo modello continua ancora a strutturare i nostri comportamenti sociali, sia dei professionisti che lavorano in sanità sia dei pazienti. Soltanto quando diventiamo «moderni» il modello entra in crisi.

2. La stagione della bioetica

Quando comincia l’epoca moderna? I manuali di filosofia e di storia generalmente fanno iniziare la modernità con l’illuminismo, nel XVIII secolo. Ci dicono che nella storia è avvenuto un cambiamento profondo, una di quelle fratture che hanno ripercussioni generalizzate su tutta la struttura dell’esistenza. L’Illuminismo ha modificato l’insieme della vita politica e sociale; solo in un ambito non è entrato: in medicina. Nei rapporti sociali che si stringono attorno a chi somministra e a chi riceve le cure sanitarie, l’epoca moderna non è incominciata fino a pochissimo tempo fa. Soltanto da una ventina di anni sono diventati visibili i segni di una frattura che indica che la medicina è entrata nell’epoca moderna. Di conseguenza, cambiano tutti i parametri che costituiscono il modello di «buona medicina» proprio dell’epoca premoderna.

Rinunciando a una descrizione approfondita, ci limitiamo, seguendo lo schema, a mettere delle parole chiave attorno a questi cambiamenti. Il fine generale della medicina non è più soltanto quello di portare il maggior beneficio al paziente: perché un trattamento medico abbia un carattere di qualità, ci dobbiamo anche domandare se rispetta il malato nei suoi valori e nell’autonomia delle sue scelte. Nell’epoca moderna, infatti, il malato va fondamentalmente considerato come una persona autonoma, capace di autodeterminare le proprie scelte.

L’autonomia della persona è fondamentale nell’epoca moderna. Così lo ha espresso Immanuel Kant nel famoso saggio Risposta alla domanda: che cos’è l'Illuminismo? L’Illuminismo

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comincia quando si decide di uscire dallo stato di minorità dovuta all’uomo stesso, intendendo per minorità «l’incapacità di servirsi del proprio intelletto senza la guida di un altro». Il primo paragrafo dello scritto, che sintetizza il programma di vita dell’uomo moderno, termina con l’esortazione: «Sapere aude»: abbi il coraggio di servirti dell’intelletto come guida.

Il malato dell’epoca moderna è quello che ha la capacità e il coraggio di non farsi trattare come una persona eterodeterminata, ma assume il peso e la responsabilità delle decisioni che lo riguardano. Ciò mette in crisi il modello secondo cui nella medicina tradizionale il malato è per definizione uno che non può audeterminarsi. Riconosciamo l’influenza di concezioni antiche, come quelle espresse da Aristotele quando ha affermato che il malato, proprio per la sua condizione, non è capace di dare giudizi razionali, in quanto è turbato dalle passioni, come ad esempio la paura per la propria vita; nello stato di malattia deve quindi subentrare la struttura paternalistica di contenimento: qualcun altro prende le decisioni per il bene del malato, dal momento che questi non lo può fare. Dire che la medicina entra nell’epoca moderna significa prima di tutto rimettere in discussione questo paradigma profondo, che presuppone una fondamentale diseguaglianza tra le persone autonome e quelle che non lo sono (le scelte di queste ultime essendo determinate dalle prime).

Nell’epoca moderna i valori del malato, intesi come un quadro di riferimento che guida l’autonomia delle sue scelte, diventano un momento fondamentale del fare «buona» medicina. La potente ed efficace medicina che la scienza, abbinata alla tecnologia, ci mette oggi a disposizione si apre su scenari diversi. L’arsenale medico è potente e vario, e ci mette di fronte ad alternative create dai valori soggettivi. A seconda del concetto soggettivo di buona vita, ovvero di ciò che vogliamo perseguire nella nostra vita, un intervento medico può essere appropriato o no.

Perché si abbia buona medicina non ci si può limitare a rispondere alla domanda: «Questo intervento porta oggettivamente un beneficio al paziente?». Non basta stabilire — per esempio — che l’atto medico ha di fatto prolungato la vita del paziente. Se quanto il medico intraprende va contro i suoi valori e le sue decisioni, non possiamo parlare di buona medicina. L’autodeterminazione del paziente, in quanto articolazione fondamentale dei suoi diritti (per capire la differenza del paradigma, basti pensare che nel modello tradizionale si parla solo di doveri del medico e non di diritti del paziente) diventa un criterio di qualità. L’intervento sanitario non può essere più deciso unilateralmente dal medico che si basa sul sapere della sua professione, ma deve essere individuato insieme al paziente, spesso con un faticoso processo di contrattazione.

Superato il paternalismo benevolo, l’ideale medico in questo modello diventa un’autorità democraticamente condivisa; il buon paziente è un paziente partecipante alla decisione. Il cardine di questa strutturazione concettuale è il «consenso informato». L’idea di qualità dell’ atto medico si arricchisce di una nuova componente: è buono l’intervento sanitario che ha anche una correttezza formale, vale a dire il rispetto delle procedure volte a far partecipare il paziente alle scelte diagnostiche e terapeutiche che lo riguardano.

Questa è la nozione di consenso informato che troviamo nell’importante documento dottrinale proposto dal Comitato nazionale per la bioetica: Informazione e consenso all’atto medico (20 giugno 1992): «Il consenso informato, che si traduce in una più ampia partecipazione del paziente alle decisioni che lo riguardano, è sempre più richiesto nelle nostre società. Si ritiene tramontata la stagione del «paternalismo medico» in cui il sanitario si sentiva, in virtù del mandato da esplicare nell’esercizio della professione, legittimato a ignorare le scelte e le inclinazioni del paziente, e a trasgredirle quando fossero in contrasto con l’indicazione clinica in senso stretto». La sottolineatura che specifica la natura del consenso informato quando lo consideriamo dal punto di vista etico — «una più ampia partecipazione del paziente alle decisioni che lo riguardano» — ci permette di dissociarci dall’uso del consenso informato che si va diffondendo anche in Italia, concepito per lo più in funzione difensiva del medico, non finalizzato a promuovere l’autonomia del paziente.

Nella prospettiva che abbiamo adottato, il paziente non ha più solo diritti ma anche dei doveri. La sua posizione non è esclusivamente di privilegio, ma anche di scomoda responsabilità, in quanto deve partecipare al processo decisionale. Non possiamo escludere che talvolta il paziente potrebbe preferire piuttosto di delegare la decisione, affidandola interamente al medico («Faccia quello che è necessario: il dottore è lei, non io!»). Il paziente partecipante nelle scelte ha il compito di diventare un buon paziente. Per diventarlo non basta che si limiti a non far storie, non porre troppe domande, essere docile e seguire le prescrizioni mediche; il buon paziente ha anche un compito etico: deve realizzare tutto quello che è necessario per essere un buon paziente. Il buon rapporto è una partnership, che si instaura tra professionista e utente.

Il termine «utente» può suscitare delle associazioni che sembrano fuori luogo in sanità. Per ricondurlo entro l’ambito appropriato, basta pensare al senso etimologico della parola. L’utente

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è colui che «utilizza» la competenza del medico; in quanto utente, ha il dovere di usarla bene, responsabilmente, per fare insieme al professionista le scelte appropriate.

L’idea di qualità, dunque, include il concetto di partecipazione. Il termine bioetica, usato per designare questo modello di qualità dell’atto medico, è un neologismo, indicato per un modello di qualità in medicina veramente inedito. E la buona medicina appropriata per la stagione dell’etica in medicina che abbiamo chiamato «moderna». Sentiamo il bisogno di cambiare etichetta anche perché non ci troviamo più nell’ambito dell’etica medica, cioè del medico, concentrata sul medico, elaborata dalla professione medica a beneficio anche del malato. La bioetica implica uno spostamento dell’accento, per cui la qualità non è più determinata in maniera unica ed esclusiva dal sapere e dal potere del medico, ma viene stabilita in modo dialogico, insieme al paziente, il quale deve partecipare alle decisioni con i suoi valori, nell’ambito del consenso sociale. Quindi nella bioetica entra la società, l’etica civile, l’accordo ottenuto trasversalmente alle diverse comunità morali di appartenenza, includendo anche gli «stranieri morali».

In questo quadro cambia anche ciò che ci attendiamo dal buon infermiere. Nell’orizzonte della bioetica diventa un professionista più qualificato. L’infermiere ha una funzione importante nella medicina del dialogo, in quanto facilitatore della comunicazione, a beneficio di un paziente autonomo. Infatti l’autonomia della persona non è un punto di partenza, ma di arrivo; favorire l’autonomia del paziente diventa un obiettivo da raggiungere. Poiché quello che diceva Aristotele è sacrosanta verità: quando siamo malati, profondamente malati, precipitiamo in una condizione di non autonomia, in quanto siamo sopraffatti dalle passioni. Facilitare la comunicazione è una funzione importante in questo modello di qualità, tanto da mobilitare tutta la professionalità dell’infermiere e degli altri operatori sanitari che hanno un rapporto diretto con il paziente.

Questo modello di qualità, che nella nostra cultura non abbiamo nemmeno ben cominciato ad articolare, si diffonde con estrema difficoltà. Lo contrasta una profonda resistenza, sia da parte del mondo medico, sia da parte dei cittadini. Si avverte che è necessario accrescere le conoscenze e mobilitare tutte le energie concettuali e morali, al fine di entrare in questo modello. Tanto i professionisti della sanità quanto i pazienti sono obbligati a cambiare modelli di riferimento che hanno una lunghissima tradizione. E un passaggio epocale, che sposta l’accento della qualità da un modello a un altro, inaugurando un’altra epoca della qualità e dell’etica nella medicina.

Per evitare facili equivoci e smantellare almeno alcune riserve — quelle che nascono dal timore che intenda abbandonare l’etica medica tradizionale — è necessario sottolineare che i due modelli non sono diacronici, ma sincronici. In altre parole, non si susseguono nel tempo, sostituendo con il modello moderno i valori tradizionali, ma sono chiamati a convivere. Le scelte in medicina si collocano su un piano a due dimensioni: la contrattazione tra l’indicazione clinica e le preferenze del paziente (figura 2).

3. Quando l’ospedale si organizza come un’azienda di servizi

Mentre proviamo ancora tanta difficoltà a entrare nella stagione della medicina moderna, forti spinte ci stanno già indirizzando verso l’epoca postmoderna. Ci stiamo muovendo, infatti, come abbiamo visto nel paragrafo precedente, verso l’introduzione dello «stile azienda» in sanità. Il modello di qualità comporta un rapporto nuovo con il paziente. Sommariamente possiamo dire che non solo il malato deve essere informato e responsabilizzato per partecipare in modo autonomo alle decisioni terapeutiche, ma deve essere considerato come un «cliente». Oltre ad avere diritti da rivendicare, vuole anche essere soddisfatto.

Questa prospettiva caratterizza quel tipo di organizzazione sanitaria che è stata messa in moto con la riforma della riforma e che si sintetizza nel concetto di azienda sanitaria. Soddisfare i pazienti diventa un’esigenza strategica per la sopravvivenza dell’azienda stessa. Il paziente, infatti, spostandosi da una struttura all’altra, porta dietro la sua capacità di spesa, rappresentata dalla sua quota capitaria. Quindi è importante una gestione oculata dell’azienda: se perde i pazienti, perché questi preferiscono un’altra struttura,

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l’azienda esce dal mercato. Se i sanitari non trattano bene i pazienti per motivi ideali (carità cristiana o filantropia) oppure per la ragione che è loro diritto in quanto cittadini avere una buona assistenza, devono farlo almeno per interesse dell’azienda.

Il modello di qualità postmoderno comporta delle variazioni anche in tutte le altre articolazioni fondamentali del sistema di rapporti entro cui si svolge l’azione sanitaria. Innanzi tutto l’interrogativo fondamentale che dovrà porsi chiunque abbia delle responsabilità nelle scelte ruoterà intorno a elementi della qualità di carattere gestionale: quale trattamento ottimizzerà l’uso delle risorse e produrrà un paziente-cliente soddisfatto? La fisionomia stessa dell’interrogativo etico viene modificata.

Nell’etica medica il registro per valutare la qualità è quello della bontà (l’azione è buona in quanto porta il beneficio della guarigione); la bioetica si colloca entro la tradizione etica coltivata nel mondo anglosassone, che valuta se l’azione sia giusta o ingiusta, in rapporto ai diritti e nel rispetto delle procedure; la nuova stagione che si è aperta ci obbliga a interrogarci se l’azione sia appropriata rispetto ai fini da conseguire, che comportano sia una più acuta sensibilità per il bene comune e l’equità sociale, sia attraverso l’attenzione agli interessi dell’azienda.

La qualità, ovvero il valore etico di un intervento sanitario, oggi è molto più complessa. I criteri più recenti non devono sostituire quelli precedenti, ma integrarsi con essi. La «buona» medicina è quella che, come diceva Hahnemann, deve mirare a guarire in maniera rapida, efficace e duratura. Ma questo non basta: deve anche preoccuparsi di essere «giusta», rispettando i diritti del malato e promuovendo la sua autonomia. A queste considerazioni si aggiungono poi anche quelle relative a ciò che si dimostra appropriato nell’orizzonte della giustizia in considerazione dell’accesso ai servizi e dell’equa distribuzione delle risorse.

La buona medicina, quella dotata di qualità, è quella che nasce dall’integrazione delle esigenze che nascono dall’etica medica, da quelle della bioetica, e delle esigenze, infine di quella nuova stagione dell’etica in medicina che sentiamo incombere, sotto la spinta delle nuove condizioni sociali e della pressione dell’economia, e che possiamo chiamare etica dell’organizzazione. Per la precisione, da tutt’e tre contemporaneamente. Le stagioni dell’etica in medicina, con le rispettive esigenze riguardo a ciò che è giusto e appropriato nell’assistenza sanitaria, non vanno viste come modelli conclusi che si succedono nel tempo, ma come esigenze contemporanee e contestuali. La figura 3 pone le scelte in uno spazio tridimensionale, può visualizzare la complessità della situazione attuale.

Finché la qualità dell’intervento sanitario sul paziente si misurava esclusivamente con il metro del beneficio del paziente (epoca premoderna), maggiore era il beneficio — nello schema viene indicato simbolicamente con una retta numerata da 0 a 15 — che il malato riceveva da quello che si poteva fare per lui, maggiore era la qualità, anche etica, dell’atto medico. La modernità, con l’introduzione dell’autonomia del paziente, ha introdotto un altro parametro, indicato nello schema come asse delle preferenze. La buona scelta medica dovrà tener conto temporaneamente di due fattori: il beneficio da procurare al paziente e il suo consenso a ciò che il malato ha individuato e scelto come suo bene. La scelta si realizza sul piano orizzontale di una contrattazione, che spesso produce un compromesso (non è detto, infatti, che ciò che costituisce dal punto di vista clinico il maggior beneficio per il paziente corrisponda alle sue preferenze, o inversamente: ciò che il paziente informato vuole per sé può non coincidere con quanto la medicina sarebbe in grado di fare per lui).

A queste due dimensioni oggi dobbiamo aggiungere una terza, così che la decisone clinica ci appare collocata in uno spazio tridimensionale. Dobbiamo

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considerare, infatti, anche l’appropriatezza sociale degli interventi sanitari, in una prospettiva di uso ottimale di risorse limitate, solidarietà con i più fragili ed equità. Quello che possiamo fare per un malato, anche se valutabile con un punteggio alto sul parametro deH’appropriatezza clinica e su quello delle preferenze personali, potrebbe collocarsi molto in basso rispetto al criterio del buon uso delle risorse.

La buona medicina ci appare così come il frutto di una «contrattazione» molteplice, che deve tener conto di tre diversi parametri: l’indicazione clinica (il «bene» del paziente), le preferenze e i valori soggettivi del paziente (il «consenso informato») e infine l’appropriatezza sociale. L’assistenza sanitaria, dovendo conciliare nelle sue scelte esigenze diverse e talvolta contrastanti, senza minimamente rinunciare alle esigenze della scienza, ci appare più che mai un’arte.

L’ideale medico dell’epoca postmoderna è una leadership morale. Il modello paternalista non funziona più là dove si assume lo stile dell’azienda post-moderna: è necessario di dotarlo di autorevolezza. Non ci possiamo più basare su una divisione dei compiti di tipo burocratico. Soltanto chi ha quella che la cultura del management chiama la vision, cioè la visione strategica degli obiettivi e dei mezzi, sviluppa una forza morale capace di trascinare gli altri membri dell’équipe.

Il buon paziente è il cliente soddisfatto e consolidato; ma bisogna subito aggiungere che il nostro obiettivo non è il cliente in qualsiasi modo soddisfatto e consolidato, bensì il cliente giustamente soddisfatto. Il buon rapporto è la stewardship, che implica un atteggiamento non centrato sul professionista, ma sugli standard di qualità del servizio. È il presupposto che sta alla base della «Carta dei servizi pubblici sanitari», predisposta recentemente dai ministri della Funzione pubblica e della sanità. La Carta — leggiamo nella presentazione — intende assegnare «un ruolo forte sia agli enti erogatori dei servizi, sia ai cittadini neH’orientare l’attività sei servizi pubblici verso la loro “missione”: fornire un servizio di buona qualità ai cittadini-utenti».

Per quanto riguarda l’infermiere, in questo quadro lo possiamo considerare come il manager responsabile della qualità dei servizi offerti. È un compito nuovo, che affida all’infermiere non soltanto le funzioni puramente esecutive del primo modello e quelle umanistiche-interpersonali del secondo, ma anche un compito veramente promozionale della qualità. La qualità percepita dal paziente può essere monitorata molto meglio da un caposala che da un medico (il quale, oltre tutto, è vincolato dal rapporto particolare che si crea con il paziente).

4. I problemi etici della soddisfazione del paziente

Il terzo modello, quello che abbiamo chiamato «aziendale» o post-moderno, è particolarmente insidioso. Quando portiamo nella sanità lo stile azienda e consideriamo il rapporto con il paziente come cliente dobbiamo essere consapevoli che abbiamo anche messo le premesse per affossare valori importantissimi che ci sono stati trasmessi in 25 secoli di medicina, come l’orientamento al bene del paziente. Promuovendo il paziente cliente, non dobbiamo dimenticare che la soddisfazione del paziente non è un imperativo assoluto, sciolto cioè da vincoli morali. Qualsiasi azienda, ma soprattutto l’azienda sanitaria, deve essere sottoposta alle esigenze dell’etica. Il paziente non va soddisfatto in qualsiasi modo, ma solo in modo giusto. Un supporto sistematico per visualizzare i problemi della soddisfazione in rapporto con le esigenze dell’etica può essere fornito dalla figura 4.

Le ragioni dell’insoddisfazione sono diverse. È ovviamente insoddisfatto il paziente a cui, per incuria o incompetenza, non sia stato diagnosticato e trattato il suo male: egli ha diritto che, secondo il modello dell’etica medica, sia messo in atto tutto ciò che gli procura il beneficio che è autorizzato ad aspettarsi. Ma sarà insoddisfatto anche il paziente diabetico — per fare un esempio — che venga «messo a insulina» d’autorità, senza che gli sia spiegato il significato e la necessità della decisione terapeutica, i vantaggi che ne ricava e le esigenze di com- pliance. La soddisfazione del paziente non può diventare un assoluto, ma va confrontata con alcune esigenze imprescindibili, in base alle quali possiamo dire che il paziente è giustamente soddisfatto. Per portare un esempio tratto dal nursing: come sanno gli infermieri che lavorano in ambito geriatrico, gli anziani spesso non sentono lo stimolo della sete e rifiutano di bere. Sarebbe soddisfatto, ma ingiustamente, l’anziano che fosse lasciato semplicemente alle sue preferenze e non trattato secondo le esigenze della scienza infermieristica. In questo caso ciò che determina se la soddisfazione soggettiva del paziente sia giusta o ingiusta è il sapere che è proprio del professionista.

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I modi di ottenere una soddisfazione ingiusta possono essere molti. Alcuni a danno del paziente (si può arrivare anche a dargli delle informazioni inesatte, fino al vero e proprio imbroglio), altri a danno di terzi (è chiaro che il paziente a cui faccio, per un privilegio, saltare la lista d’attesa è soddisfatto; ma è ingiustamente soddisfatto se considero le esigenze di equità).

Se la soddisfazione non è l’ultimo criterio di qualità, ma va piuttosto misurata con le esigenze dell’etica, la stessa cosa possiamo dire dell’insoddisfazione. Ci sono casi in cui il paziente è ingiustamente insoddisfatto. Questo è il caso del paziente che va dal medico di medicina generale con la sua richiesta di un farmaco (magari quello che ha fatto tanto bene al vicino o di cui si parla di più...), oppure vuole un trattamento di compiacenza, come un certificato falso di malattia. Se questo paziente non viene soddisfatto, cioè gli si nega ciò che richiede in modo illegittimo, allora è ingiustamente insoddisfatto.

La prospettiva interessante che apre il «quadrilatero della soddisfazione» è quella di proporre una visione dinamica dell’etica. Troppo spesso identifichiamo l’etica con una istanza che giudica i comportamenti — buono o cattivo, giusto o ingiusto, appropriato o non appropriato — ma meno adatta a ottenere delle trasformazioni significative dei comportamenti.

La prospettiva cambia se, tenendo a mente il quadrilatero della soddisfazione, ci domandiamo: quale intervento dobbiamo mettere in atto affinché un paziente, che nel grafico si trova in un quadrante inferiore, passi in uno superiore? L’obiettivo ideale è che si collochi nel primo a sinistra, tra coloro che sono giustamente soddisfatti; ma se ciò non è possibile, almeno nel secondo, vale a dire che il paziente sia giustamente insoddisfatto (questa possibilità di una insoddisfazione insanabile ci libera da un complesso di onnipotenza: non possiamo far sì che tutti siano soddisfatti, ma possiamo evitare almeno che lo siano ingiustamente...).

L’etica ci appare così uno strumento operativo: ci stimola a fare qualcosa per modificare una situazione. L’etica è essenzialmente un insieme di interventi dinamici, tesi a un risultato. La qualità dell’intervento sanitario, infine, sta nella sua capacità di integrare i diversi elementi: ciò che la scienza medica ritiene assodato e raccomandabile (da questo punto di vista non si potrà mai accettare in medicina una logica del «cliente» che ha sempre ragione...), ciò che è conciliabile con le esigenze dei diritti umani e con l’autodeterminazione del paziente, ciò che promana dall’orizzonte dell’ottimizzazione delle risorse che inaugura l’èra delle aziende sanitarie.

Le stagioni dell’etica in medicina

Book Cover: Le stagioni dell'etica in medicina
Part of the Bioetica sistematica series:

Sandro Spinsanti

LE STAGIONI DELL'ETICA IN MEDICINA ovvero RIFLESSIONI SULLA PROFESSIONE DEL MEDICO ALLE SOGLIE DEL DUEMILA

in Ai confini tra il nascere e il morire, a cura di Stefano Bellentani e Camillo Valgimigli

Modena 2000

pp. 43-63

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Esistono delle stagioni dell’etica in medicina. Nell’epoca premoderna era ancora l’etica medica tradizionale, che si può far risalire a Ippocrate, a stabilire le regole della buona medicina. Poi, nell’era moderna, quando per il medico è diventato sempre più difficile rendere le nuove esigenze della medicina tecnologica compatibili con un nuovo sistema di diritti e doveri, è avvenuta la transizione dall’etica medica alla bioetica. Il principio di autonomia è andato crescendo d’importanza man mano che si è esteso il valore delle scelte personali nelle questioni, anche controverse, che riguardano il corpo, la vita e la salute di un individuo. La necessità di trovare una nuova strada, una sorta di territorio d’incontro tra l’etica medica di tipo paternalistico (in cui il medico aveva un potere assoluto rispetto al bene del paziente) e la pratica medica, che nell’esperienza quotidiana incontrava nuovi dilemmi (il prelievo di organi per il trapianto, il non prolungamento delle terapie, la tutela della privacy), ha favorito l’evoluzione di questa nuova disciplina, la bioetica. La dimensione dei dilemmi o delle domande senza ancora risposte non è più solo individuale e privata, ma anche pubblica e sociale. Il monolitismo e il paternalismo etico, entrati chiaramente in crisi nelle organizzazioni sociali pluralistiche, hanno imposto con la bioetica, vista come luogo di incessante elaborazione e confronto, la ricerca di nuovi valori condivisi per gli interventi che riguardano l’uomo e più in generale la vita e il patrimonio genetico.

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Oggi, anche se non si è ancora entrati nel modello che è proprio della modernità, c’è già una mutazione in atto che presuppone un’etica dell’organizzazione che ha come simbolo “l’azienda” sanitaria. Mentre ciò che sta a cerniera fra l’epoca premoderna e moderna è di natura antropologica (il malato che partecipa alle scelte che lo riguardano e ha un rapporto ugualitario o, quanto meno, simmetrico con il medico), il cambiamento che introduce all’epoca post-moderna è più di natura sociale: coincide con il problema delle risorse in medicina e con l’esigenza di un uso ragionevole, razionale e ottimale delle medesime. La restrizione delle disponibilità economiche, a fronte di una domanda crescente di salute, impone quesiti etici del tutto nuovi. Quali alternative si prospettano a chi vuole garantire servizi sanitari di qualità? Si può spendere più denaro oppure diventare più efficienti, riducendo così gli sprechi. Oppure adottare setacci che filtrino l’assistenza sanitaria per stabilire quando essa è veramente “necessaria”. Ma secondo quale criterio: medico oppure sociale? A chi spetta valutare le priorità nel gestire le risorse?

I cambiamenti paradigmatici dell’etica in medicina hanno modificato completamente scenari e modelli. Se nell’epoca premoderna il valore fondamentale attorno al quale si è costruita l’etica medica era quello di “fare il bene” del paziente o di agire secondo il principio di beneficità (un modello sostenuto dai valori ideali di una professione che vede il medico come un “missionario”, paternalista e benevolo, che agisce secondo “scienza e coscienza”), il criterio instaurato in epoca moderna è cambiato. Nel nuovo modello, nato dalla transizione alla bioetica, la prima domanda da porsi è: “Quale trattamento rispetta il malato nei suoi valori e nella libertà delle sue scelte?” All’autonomia del medico si contrappone, in pratica, quella del paziente, il quale non è soltanto la persona in stato di necessità che va a chiedere un aiuto illuminato e benevolo a un’altra persona rivestita di sacralità (che è il medico), ma somiglia piuttosto a un “utente” che si rivolge al professionista, di cui utilizza il sapere e le competenze per giungere a una scelta, non più in una posizione di dipendenza.

A seconda delle diverse prospettive offerte dalle diverse bioetiche in medicina, cambiano le implicazioni. Nello scenario del prossimo futuro la riflessione etica si concentra soprattutto sul problema dell’uso delle

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risorse e delle priorità da stabilire. Un problema che è sempre esistito. Ci sono criteri di priorità usati quotidianamente, non solo in situazioni eccezionali. Ma la scienza medica ha posto il medico di fronte a responsabilità nuove, da affrontare con consapevolezza, e ha spostato l’attenzione del dibattito dall’etica quotidiana verso quella definita “di frontiera”, spesso portata alla ribalta dai mass media su temi altamente simbolici, come la fecondazione artificiale o il congelamento degli embrioni in sovrannumero. Nella pratica quotidiana ogni atto medico, sia in ospedale sia in ambulatorio, comporta da parte del medico delle scelte etiche e una lista di priorità, dal rispettare la fila all’anteporre, se occorre, il caso più grave. Criteri che si basano sul buon senso, ma che forse non bastano più ad affrontare i dilemmi sollevati dalla scienza medica moderna. Un quesito fra i tanti: è accettabile utilizzare una risorsa solo per quei pazienti che hanno la possibilità di trarne beneficio ed escludere quelli che non ne beneficiano? Il principio è lineare, ma tradotto nella pratica può essere facilmente travisato. Per esempio, l’orientamento a fare il bene del paziente può essere contaminato da un atteggiamento paternalista e nascondere un giudizio (pregiudizio) implicito su chi “merita” di usufruire dell’intervento medico. Il criterio può essere clinico, ma anche tener conto della posizione sociale di una persona: se è giovane e con figli a carico ha più possibilità di un anziano di avere un organo per un trapianto?

I fatti di cronaca spesso ci costringono a confrontarci con i limiti del modello offerto dall’etica medica tradizionale, che affida alla competenza del clinico le conoscenze necessarie per prendere decisioni. Suscitò pochi anni fa grande dibattito il caso dell’équipe medica di Londra che avrebbe deciso di negare un trapianto di midollo a una bambina malata di leucemia perché il bilancio costi-benefici era negativo. Commentando la notizia, il filosofo Carlo Augusto Viano fece un’osservazione molto costruttiva. Egli mise in risalto che il richiamo ai principi, quali la sacralità della vita e l’uguaglianza di ogni essere umano, non esaurisce tutto il dibattito. La bioetica ha mostrato che anche le decisioni sulla vita e sulla morte non possono far dimenticare i calcoli che si devono fare con risorse scarse. “L’importante è che le regole vengano stabilite indipendentemente dai singoli casi” ha affermato Augusto Viano.

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Eppure Stephen Toumlin ha affermato che la medicina ha salvato la vita dell’etica, proprio per aver reintrodotto nel dibattito etico la questione dei “casi particolari”. Si ricollegava Toumlin, così dicendo, al concetto aristotelico del ragionamento pratico, secondo il quale nelle questioni etiche si deve soprattutto essere ragionevoli, piuttosto che insistere su un tipo di esattezza che la natura stessa dei casi non permette. Ciò significa, allora, che non si possono prendere decisioni pratiche in fatto di etica facendo appello a principi universali, ma che esse devono piuttosto basarsi, come succede nella pratica medica, sull’apprezzamento clinico di dettagli significativi, caratteristici di ogni caso particolare? Giustamente non si può fare della casistica un “esercizio del giudizio di coscienza”. Nessun principio, per quanto degno di rispetto, può evitare di entrare in competizione con un altro principio di eguale valore e nessuna teoria, per quanto ampia, può coprire tutti i casi. E dunque? Un nucleo di questioni va rimesso a regole più propriamente morali, non sanzionate giuridicamente, e un altro deve essere più rigidamente sanzionato e quindi codificato. Certamente non è facile definire i due campi e stabilire dove interagiscono e si intrecciano fra loro. L’assenza di principi o linee guida generali, che pure si basano su un vasto consenso sociale, può significare una bioetica permissiva che rischia di lasciarsi condurre dalle leggi di mercato e dalla logica dei “desideri” resa possibile dalle numerose opzioni offerte al paziente.

Da questo scenario di una medicina che ha fatto il suo ingresso nella modernità e in cui diventano prioritari il rispetto della libera scelta del malato e il principio di autonomia (il principale strumento che la bioetica ha creato per garantire questa scelta è stato il consenso informato), si sta passando alla medicina che deve ottimizzare l’uso delle risorse e produrre un paziente-cliente soddisfatto. E sembra, inoltre, rafforzarsi la tendenza a trasferire la responsabilità di identificare le priorità sanitarie dalle mani degli esperti e dei professionisti della sanità a quelle di manager e contabili, una tendenza che potrebbe non essere di vantaggio ai malati e nemmeno all’economia. In un servizio sanitario è necessaria una dose di simpatia umana unita a una specifica capacità professionale che non può essere sostituita da una transazione di tipo puramente finanziario o manageriale. Come è possibile conciliare una medicina di

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qualità con un’etica dell’organizzazione?

La terapia deve recare veramente beneficio, deve essere allineata alla bioetica, rispettare i diritti e i valori dei cittadini-pazienti, ma non basta. L’intervento di qualità, oltre a questi valori, deve difendere, per forza di cose, un uso ragionevole delle risorse. E i modelli per ottenere ciò vanno elaborati. Esistono delle ineguaglianze, infatti, nella distribuzione dei mezzi per far fronte alla domanda sanitaria che si fondano su discriminazioni sociali ed economiche. Si deve assolutamente lavorare per raggiungere un livello di equità. Un esempio? Le previsioni per l’anno 2000 indicano per l’Europa un aumento dei casi di tumore del 29 per cento rispetto al 1980; per l’Africa del 130 per cento; per l’America del Nord del 30 per cento; per l’America del Sud dell’80 per cento. Questi dilemmi appartengono alla bioetica, ma anche all’etica post-moderna chiamata a fare i conti con l’economia. Quanto più si affinano le tecniche di terapia tanto più l’accesso alla tutela della salute si trasforma in un problema di distribuzione delle risorse. Ed esistono priorità in un bilancio di uno Stato che diventano scelte politiche: si deve puntare sulla salute per tutti o solo per pochi? Secondo i dati della Banca Mondiale, se la mortalità infantile nei paesi poveri fosse ridotta al livello dei paesi ricchi, ogni anno undici milioni di bambini vivrebbero anziché morire.

In questa intervista Sandro Spinsanti chiarisce il suo punto di vista, offrendo diversi argomenti di riflessione sull’ormai impellente interrogativo: qual è la qualità di assistenza che si vuole garantire a tutti i cittadini, indipendentemente dalla loro capacità economica? La scelta delle priorità dovrà essere il frutto di una contrattazione molteplice che deve tener conto di tre parametri: l’indicazione clinica (il “bene” del paziente), le preferenze e valori soggettivi del paziente e l’appropriatezza sociale. La professione medica, secondo Spinsanti, chiamata a conciliare nelle sue scelte esigenze diverse, talvolta contrastanti, senza per questo rinunciare alle esigenze della scienza, appare più che mai una difficile arte.

DomandaTenendo presenti le stagioni dell’etica in medicina, cioè etica medica, bioetica, etica dell’organizzazione, come si può interpretare il principio di beneficità, semplificato in latino dal motto “primum non nocere”? È ancora oggi la direttiva fondamentale?

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Alla deontologia ippocratica appartiene anche il principio di autonomia attiva del malato nella lotta contro il male e quest’ultimo è andato crescendo d’importanza nella stagione della bioetica.

Risposta: Il principio di beneficità è molto semplice e lineare, significa fare il bene del paziente, significa, in pratica, che la medicina è orientata e finalizzata ad essere un’impresa tesa a procurare un beneficio. Ma vale la pena fermarsi un attimo, perché la medicina non è una scienza pura, è una scienza applicata, ha la sua ragione di essere non nella conoscenza fine a se stessa, ma in una conoscenza che produce un beneficio. D’altra parte è anche vero che senza la scienza il beneficio non lo si raggiunge, perché esso passa attraverso la conoscenza della patologia e della terapia. Comunque, scopo centrale della medicina è fare il bene del paziente. Questo nessuno l’ha mai messo e lo mette in dubbio. Ma c’è una domanda supplementare, accessoria a questa constatazione ovvia e persino banale, e la domanda è: chi decide qual è il bene del paziente? È ponendoci questo quesito che si capiscono i cambiamenti che sono avvenuti o stanno avvenendo. Il primo cambiamento riguarda il concetto di “medico ideale”. Siamo ancora disposti ad accettare che il bene del paziente venga deciso in maniera autoritaria e paternalistica dal medico oppure la sua autorità deve essere democraticamente condivisa col paziente?

Domanda: Secondo questa lettura, dove si colloca oggi un medico come il professore Luigi Di Bella che si propone come il medico all’antica, benevolo ma anche autoritario?

Risposta: “Io sono il medico e so io quello che fa bene. Tu, malato, non ti preoccupare, te le do io le medicine che ti faranno guarire?” Questo è il messaggio del medico all’antica modello autoritario. Si fonda sul pregiudizio che colui che prescrive “sa” mentre il paziente “non sa”. C’è una fondamentale asimmetria conoscitiva: il medico sa e il paziente non sa quale beneficio ricaverà dalla terapia. Di Bella? È l’emblema del vecchio mito della medicina onnipotente, autoritaria e non certo democratica. Ricorda i baroni della medicina di un tempo che chiedevano al paziente una fiducia totale. Lui appartiene al modello “paternalistico benevolo” del medico che decide per il paziente, che possiede la verità e vuole essere

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legittimato senza confrontarsi, con le regole. Ma in questo caso, mi riferisco a Di Bella, c’è un’impostazione che definirei "miracolistica" della medicina, travestita da libertà di cura. In passato questo modello e andato bene perché i pazienti davano un credito incondizionato al medico.

Ma c’è anche un’altra considerazione importante e cioè un tempo quello che la medicina poteva fare o era eccellente o era niente. Non vi era però, come accade con la chemioterapia nel cancro, un beneficio talmente gravato da altri effetti collaterali di maleficio da giustificare che un malato, nonostante il beneficio che la medicina gli propone, dica: “No, grazie, non me la sento.”

Domanda: Da questo punto di vista, l’oncologia è il caso più drammatico e anche il caso più tipico.

Risposta: Sì, perché se l’oncologia guarisse sempre o nella maggior parte dei casi, con una dose minima di sofferenza, potremmo dire di essere ancora dentro il modello della medicina del passato: io so che cosa è utile, nel senso che è benefico per te. Ma è proprio l’oncologia la branca della medicina che è entrata più in crisi, perché a fronte di un beneficio ridotto, in ogni caso statisticamente incerto, non garantito, è difficile scegliere. Che cosa vuol dire che a 5 anni il 60 per cento dei pazienti e ancora in vita? Che io sarò ancora in vita i 5 anni, se mi sottopongo adesso alla chemioterapia: ma una volta passati 5 anni ce la faro oppure no? È l’assoluta incertezza, in una situazione di benefici spesso accompagnati da un enorme costo: psicologico, fisico, relazionale. A questo punto cade il modello autoritario secondo il quale chi guida le scelte è colui che sa e l’altro (il paziente) può soltanto accettare, subire o mettere in pratica quella che gli viene proposta come la soluzione.

Domanda: Non è un caso, quindi, che proprio l'oncologia sia uno degli ambiti in cui il modello paternalistico del passato sia stato messo in crisi?

Risposta: Il paternalismo si riduce, in poche parole, al presupposto che c’è una persona che vuol il bene dell’altra in maniera incondizionata e ha gli strumenti per farlo. Si parte, insomma, dal presupposto che ci sia una volontà incondizionata del bene dell'altro e che l'altro non abbia niente

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da dire sul proprio bene. Questi due aspetti sono venuti ora a mancare. Intanto, è venuta meno la fiducia verso il medico. Non è più visto come un padre o una madre totalmente disinteressati e orientati al bene esclusivo del paziente. Qui vorrei aprire una parentesi e far notare che non è solo da oggi che serpeggia scetticismo verso l’operato del medico. Gli spiriti più critici hanno sempre nutrito molti sospetti sul fatto che la medicina fosse quella pratica altruistica, benevola e orientata al bene del paziente. Uno dei giudizi più lucidi, e anche più spietati, ce lo ha offerto George Bernard Shaw nel dramma del 1903, Il dilemma del medico. Racconta di un medico che può prendere in cura solo un certo numero di pazienti (la tubercolosi era a quell’epoca la malattia più diffusa). Gli si presenta una giovane e affascinante signora, chiedendo che si occupi del marito, un giovane artista. E qui comincia il primo dilemma. Il medico si chiede: “Ma io ho il diritto di scartare uno dei pazienti che ho in cura per quest’altro?” Il medico si rende conto che deve dare un giudizio di valore sulle persone, che deve stabilire se un giovane artista vale più di un impiegato. Qui l’etica medica gli direbbe di no, che non può fare questa scelta, senonché si rende conto che la giovane e attraente signora potrebbe essere un buon partito per lui se restasse vedova. Che cosa fa? Decide di non prendere il marito della signora tra i suoi malati. E realizza, perché è anche molto acuto, che la deontologia non è poi una difesa totale del paziente.

Domanda: La deontologia medica, da Ippocrate fino al nostro secolo, e l’etica medica hanno anticipato alcuni concetti considerati fondamentali dalla bioetica. Lo scopo della medicina “è giovare e non essere di danno”, diceva Ippocrate ne Le epidemie. Ma anche il migliore dei medici non è infallibile...

Risposta: Direi che la deontologia talvolta rivela di essere la ricetta per quello che Mark Twain chiamava “un uomo buono nel peggior senso della parola”. Il dottore del dramma di Shaw è anche lui un buon medico nel peggior senso della parola, perché si comporta correttamente, non prende un paziente per scartarne un altro. È un buon medico dal punto di vista deontologico, ma nel peggior senso della parola, perché in realtà la sua intenzione è tutt’altro che buona e corretta, è egoistica. Questo

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dramma è del 1903. Oggi i problemi delle scelte sono diventati quelli dell’etica dell’organizzazione: i dilemmi del medico sono oggi quelli della limitazione delle risorse nelle aziende sanitarie e negli ospedali. Quali servizi incrementare e a discapito di quali altre prestazioni?

Domanda: Secondo l’etica dell’organizzazione il beneficio oggi lo decide il manager in rapporto ai costi, non più il medico.

Risposta: Deve essere fatto un uso sempre più ragionevole e razionale delle risorse. Perché la tecnologia medica ha superato e continuerà a superare la nostra capacità di pagarla. Una realtà con la quale saremo chiamati a confrontarci. La qualità di vita futura va definita in termini personali e morali. Nei sistemi sanitari pubblici si sta facendo strada l’idea di “razionare le cure”, distribuendole in base al criterio dei cosiddetti Qualys, ossia dei quality adjusted life years, gli anni di attesa di vita, corretti a seconda della buona qualità. In termini pratici il razionamento delle cure privilegerebbe chi può vivere più a lungo, avendo una vita qualitativamente migliore, ed escluderebbe gli altri. Anni fa, nello stato americano dell’Oregon, è stata istituita una commissione che ha fatto un accurato lavoro, stabilendo delle correlazioni di diagnosi e di trattamenti elencati con un ordine di priorità, privilegiando i trattamenti efficaci che assicuravano un quoziente elevato di Qualy. In questa lista d’attesa, che comprendeva molte centinaia di descrizioni patologiche e terapie appropriate, a un certo punto, in corrispondenza del numero 596, era stata tirata una linea che delimitava le terapie cui tutti avevano diritto, anche i poveri. Dal 596 in poi le procedure non erano più pagate con il denaro pubblico, ma lasciate alla disponibilità economica degli individui.

Domanda: Mi può fare degli esempi di patologie che non erano coperte?

Risposta: La solidarietà pubblica non avrebbe dovuto coprire la terapia per l’epatite virale, per la ricostruzione del seno dopo la mastectomia, per il trapianto di fegato dopo cirrosi epatica alcolica. Il discutibile modello dell’Oregon è stato respinto dalla Corte Suprema degli Stati Uniti, perché incompatibile con i diritti umani. Un modello molto più sofisticato e meglio riuscito è invece quello proposto da una Commissione olandese appositamente costituita per studiare il problema delle scelte in sanità.

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Il vantaggio del sistema immaginato dagli olandesi è quello di rendere procedurali i criteri della scelta. La domanda fondamentale da cui sono partiti è stata: qual è l’assistenza che vogliamo garantire a tutti i cittadini, indipendentemente dalla loro possibilità economica, in forza del principio di solidarietà che sta alla base dello Stato sociale? La Commissione olandese ha ritenuto che questo pacchetto base possa essere ottenuto solo attraverso un sistema integrato di scelte.

Domanda: Ma fino a che punto il dilemma delle risorse riguarda il futuro? Che dire del presente?

Risposta: Alcuni dilemmi continuano ad essere quelli noti: la scarsità di reni per il trapianto, le lunghe liste d’attesa, la necessità di affidarsi a criteri moralmente ineccepibili e la necessità di porsi quesiti come: a chi dare più chances, al più giovane, oppure quando produce maggiore quantità di vita, al più “degno”, o si tira a sorte? Il dilemma del medico è anche quello dell’operatore, ed è anche il dilemma delle organizzazioni. Perché l’obiettivo è fare buona sanità con risorse date e noi queste risorse le destiniamo ad altro: qui si può fare l’esempio del caso Di Bella e del fatto che si è avviata una sperimentazione costosa, che sovvertiva tutti i principi etici e scientifici universalmente accettati. C’è stata una dichiarazione di Formigoni che mi ha indignato. Quando ha comunicato i risultati della sperimentazione in Lombardia ha detto che, nonostante i miliardi spesi, se anche si fosse salvata una sola vita, già questo giustificava la sperimentazione. Ma questo è un argomento di una capziosità unica. Infatti noi non dobbiamo monetizzare nessuna vita, non possiamo dire se una vita vale 9 miliardi, se ne vale 7 oppure se vale 7 milioni: non si può calcolare il valore di una vita.

Domanda: Questo ragionamento giustificherebbe, in pratica, che quelle risorse siano state sottratte ad altri scopi?

Risposta: Sì. Se noi dobbiamo pensare alla sanità in base a risorse date, la sperimentazione è inclusa. E se noi sottraiamo delle risorse ai pazienti per destinarle ad altro, indirettamente provochiamo dei danni a qualcun altro. Ma al di là degli aspetti propriamente monetaristici, c’è di più. Per esempio, alcuni ricercatori del Regina Elena mi hanno detto che loro avevano ricerche

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in corso che sono state tutte bloccate perché le attrezzature, tutta la struttura dell’istituto Superiore di Sanità che coordinava le ricerche, tutto quanto è stato monopolizzato per seguire i protocolli della sperimentazione del metodo Di Bella. Anche questo è un uso delle risorse che va a danno di altri, perché se si avviano delle ricerche fasulle per motivi soprattutto politici o altro, ciò produce ripercussioni a catena. Questo è l’aspetto nuovo dell’etica dell’organizzazione che pone il problema delle risorse in maniera diversa dal passato, nel senso che una volta esisteva, ed è sempre esistito, il problema della microallocazione delle risorse. Se un medico vede un paziente piuttosto che un altro, sta allocando il suo tempo, e deve decidere a chi dare la priorità. Se è disponibile un cuore e ci sono due persone che hanno bisogno del trapianto, si deve decidere a chi delle due viene destinato. Ma, in fondo, nell’ottica della microallocazione se c’è la signora Rossi e il signor Bianchi che hanno bisogno di un cuore e il medico ne dispone di uno, deve decidere a chi andrà. Questo però non coinvolge il signor Verdi che sta in un reparto di oncologia e ha bisogno di un farmaco costosissimo, perché il problema di quella risorsa riguarda i due in competizione per il nuovo cuore. Finora nell’etica tradizionale è stata questa l’impostazione del problema dell’allocazione delle risorse: significava la scelta tra pazienti, come per il dottore del dramma di Shaw, ma non coinvolgeva una terza persona.

Domanda: Che cosa significa entrare nell’etica dell’organizzazione?

Risposta: Noi entriamo nell’etica dell’organizzazione quando pensiamo che le risorse che noi destiniamo a un paziente vengano sottratte a un fondo comune, per cui il farmaco inutile che dò al signor Rossi, che soffre di cancro, riguarda anche il signor Bianchi che ha un’ulcera o qualcos’altro. L’etica dell’organizzazione ci obbliga, insomma, a intendere la sanità come un sistema dove qualsiasi intervento si faccia da una parte si ripercuote su un’altra, sia come beneficio che come maleficio. In ogni caso, lo spreco o l’allocazione di risorse non giustificate si pone come un danno per tutti. Questa è una consapevolezza nuova che ha preso corpo negli ultimi anni.

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Domanda: Quindi l’etica dell’organizzazione, in un certo senso, non può rispettare l’autonomia della scelta del malato, perché essa deve confrontarsi con i costi? È il pareggio dei conti che ha più peso?

Risposta: Questa è un’ottima osservazione, perché di fatto, se noi diamo un valore assoluto all’autodeterminazione del malato, entriamo in un contesto non governato, fatto di egoismi molto forti. La nostra società è così, è una società in cui l’individuo, ma più spesso le associazioni di malati, i gruppi di potere, cercano di ottenere tutto a proprio vantaggio, spesso nel disinteresse assoluto per gli altri. Non è più soltanto il singolo che vuole per sè, ma sono tanti, soprattutto i gruppi o le lobbies. E se le risorse vanno a chi grida più forte in piazza, a chi ha dietro il gruppo politico o il partito, chi non ha un appoggio di questo genere rischia di essere ancora più svantaggiato. Il grosso problema, quando la politica diventa demagogia, cioè va dietro a chi grida più forte, è la sorte dei “senza voce”.

Domanda: Quali sono i rischi e le opportunità di gestire le risorse stabilendo liste di priorità?

Risposta: Il rischio è che il ragioniere abbia l’ultima parola, con l’argomento inoppugnabile del pareggio dei conti. Il medico rischia così di venir spossessato non solo della sua tradizionale risorsa costituita dall’etica medica (che lo guida a fare il bene del paziente), ma anche del paradigma della bioetica (che lo vuole partecipe delle scelte del paziente che decide in autonomia e secondo i suoi valori). Insomma, il medico rischia di diventare subalterno dei manager e dei contabili. L’opportunità? È quella di vedere questa situazione critica come una sfida a ritrovare un ruolo del medico che è insieme etico, politico, sociale. Le stagioni dell’etica, questo va precisato, con le rispettive esigenze riguardo all’allocazione delle risorse e ai criteri per stabilire le priorità, non vanno viste come modelli conclusi che si succedono nel tempo, ma come esigenze contemporanee e contestuali.

Domanda: Il principio di autonomia significa che il medico propone una terapia e che poi il paziente sceglie autonomamente cosa fare. E sul principio della libertà di scelta che si è giocato molto e in modo

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ambiguo. Il diritto del malato a scegliere in base ai suoi valori e in piena autonomia è diventato “libertà di cura”. Nella vicenda di Di Bella l’equivoco su questo punto è stato enorme...

Risposta: È vero. Il punto più debole per la costruzione della libertà di scelta o di cura è di pensare che il paziente sia in una posizione di parità rispetto al medico e questo non è vero. E un argomento che dà ragione ai paternalisti i quali dicono: “Ci penso io a curarti, so io quello che fa bene”. Ciò mantiene il paziente in una condizione di subordine rispetto al medico: subisce, oltre al dolore, anche le decisioni del medico. Io credo che capire il bene del paziente sia qualcosa di molto più complesso; lo si può capire solo se ci si mette in una posizione di ascolto del paziente.

Domanda: Quindi ha senso parlare di autonomia di scelta solo se il paziente ha un dialogo col medico?

Risposta: Esattamente. Chi decide? In passato la posizione paternalista era una posizione di “one up” (il medico) e di “one down” (il paziente). E chi è “up” (in inglese “sopra”) che decide per chi è “down” (in inglese “sotto”). Questo vale per tutte le posizioni di potere. E il genitore che decide per il figlio, ovviamente se è una struttura benevola decide per il bene del figlio. Anche il potere politico decide per il bene dei cittadini, dei governati, ma la struttura di potere è “up-down”. La fantasia che molti medici hanno oggi, perché sentono crollare questo schema di riferimento, è che il paziente diventi “up” e lui “down”, cioè è il paziente che decide e lui esegue. Perché se si accetta la logica del consenso informato le posizioni si capovolgono.

Domanda: Davvero esiste questa situazione di passaggio del potere?

Risposta: La grande difficoltà è capire che è il modello di potere (“up-down”) che va cambiato, non i protagonisti. Il rapporto di potere non deve essere più pensato in termini di comando-esecuzione-gerarchia, ma in maniera diversa. Intanto, è un potere che presuppone un “face to face”, cioè un faccia a faccia, non uno schema “up-down”. Nel faccia a faccia tra medico e paziente io che sono il medico, io che sono l’oncologo, io che ho l’informazione, nonostante tutta la mia scienza, non saprò mai ciò che è meglio se non so ascoltare. Perché è lui, il malato, che deve prendere le decisioni.

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Nel bilancio costi-benefici devono entrare anche variabili drammatiche come: vale la pena accanirsi, tentare tutte le possibili strade oppure è meglio optare per la qualità di vita, tentare cure palliative piuttosto che accanirsi con terapie? Molti pazienti oggi muoiono con la chemioterapia, ma ha un senso scientifico e quanto è umano farla? Questa dimensione presuppone che io medico so cos’è bene per il malato, non solo in base alle conoscenze cliniche che io ho su quel certo tipo di cancro o di patologia, ma anche in base a ciò che so di lui: la sua condizione psicologica, sociale e i suoi valori. Perché le persone variano l’una dall’altra. Esiste una variabile antropologica oltre che etica. E questo presuppone che, se io medico non ascolto, non saprò mai qual è il bene per il paziente.

Domanda: Questo ci fa introdurre un argomento a lei molto caro, quello del consenso che si basa su un autentico ascolto del malato. Come si può stabilire ciò che è prioritario per il paziente se non ci si pone al suo ascolto con empatia?

Risposta: Sì. Il consenso informato del paziente non deve cominciare (e finire) quando pone la sua firma su un modulo. Ma il consenso informato non comincia neppure con l’informazione; essa è solo un prerequisito, il minimo, dal punto di vista etico, per poter dire che si tratta di un consenso informato. Senza informazione il consenso non ha alcuna legittimità sociale. Non basta far firmare una carta per cautelarsi in senso giuridico. Si mette tutto l’accento sul consenso e non sull’informazione. E ancor prima dell’informazione, sull’ascolto. Perché se non c’è l’ascolto anche l’informazione è carente. Essa sarà giustificata eticamente solo se entra in sintonia con quello che il paziente vuole sapere veramente e che lo aiuta a fare una scelta, ovviamente insieme al medico. Non si può parlare di informazione quando si sparano in faccia al malato delle previsioni statistiche (“Lei ha un carcinoma alla prostata. Prognosi infausta: cinque anni di sopravvivenza nel 25 per cento dei casi”). Questo non è informare, ma brutalizzare il malato, senza tener conto delle sue emozioni e senza creare quella partnership che sviluppa un’alleanza terapeutica. La negoziazione con il paziente presuppone, per essere eticamente corretta, un ascolto autentico.

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Domanda: La buona medicina è a beneficio del paziente. Oggi che cosa è fondamentale per una “buona medicina”?

Risèosta: Nella richiesta attuale di buona medicina si sono aggiunte esigenze relative all’informazione da dare al paziente e al suo coinvolgimento nelle scelte che lo riguardano. C’è stato un ampliamento del concetto stesso di qualità. Ma oggi la buona medicina oltre a badare all’elemento comunicazione-informazione, deve tener conto delle risorse, cioè del bene di tutti. Perché con queste risorse si devono fare i conti. Anche qui ci vuole un ascolto che i politici o i manager devono fare delle preferenze e dei bisogni delle popolazioni e dell’insieme della popolazione. Perché esiste una terza dimensione; anche questa nasce da un ascolto che non è solo clinico, ed è l’epidemiologia. Se non sappiamo qual è lo stato di salute della popolazione, quali sono i benefici che possiamo effettivamente procurare, quali sono le patologie più diffuse, è difficile pensare, dal punto di vista dell’organizzazione, ad un obiettivo come il pareggio di bilancio. Non si può pensare di fare buona medicina se non si parte dai dati, dalle ipotesi, dalle verifiche, dalla constatazione di che cosa cambia dai nostri interventi, altrimenti è tutto un procedere alla cieca. Non si può sostenere che quella cardiologia è molto buona perché ha fatto tanti by-pass. Ma erano necessari quei by-pass, hanno portato un beneficio, un miglioramento della salute cardiologica della popolazione o tanti bypass hanno portato a tanti Drg e tanti Drg hanno sanato il bilancio? Si deve fare un riscontro continuo che si basa sulle evidenze, anche le misure di politica sanitaria devono basarsi sulle prove di efficacia.

Domanda: Ma il buon medico e la buona medicina come li immagina lei in questo nuovo scenario?

Risposta: Io sogno una medicina che abbia saputo fare una crescita, per cui il genitore del diciottenne non è soltanto più in alternativa al padre-padrone, non è soltanto l’albergatore, ma è anche una persona con cui il diciottenne o la diciottenne, il giovane adulto ha un rapporto di fiducia per cui si lascia consigliare, si confronta, partecipa. A me piacerebbe pensare che il medico possa essere accanto al malato così come un buon genitore è accanto al giovane figlio o alla giovane figlia adulti, che devono fare delle scelte di vita e che, pur assumendosi le proprie responsabilità,

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quindi non in un rapporto di obbedienza o dipendenza ma adulto, compiano delle scelte in cui c’è l’esperienza del genitore. L’alternativa al rapporto di potere non deve essere un’assenza di rapporto.

Domanda: Con buona pace del medico tradizionale che agisce secondo “scienza e coscienza”?

Risposta: Molte volte dire “io agisco secondo scienza e coscienza” vuol dire “io agisco in maniera arbitraria, cioè decido io”. La scienza dovrebbe rimandare alla comunità scientifica, alle linee guida, ai protocolli, alle prove di efficacia, perché scienza non significa ciò che io preferisco. Anche la coscienza però non è una istanza arbitraria, insondabile e insindacabile. I miei valori, le mie preferenze devo confrontarli con un’altra coscienza che potremmo definire collettiva, espressione di valori condivisi. Ciò significa che la mia coscienza non è un appello assoluto. Semplificando, io posso decidere, se faccio il biologo, se valga la pena di sacrificare delle scimmie macaco per la ricerca. Decido se è buona scienza e lo decido in coscienza, ma non posso seguire lo stesso procedimento con un paziente, perché io ho davanti a me un’altra coscienza con cui confrontare i miei valori. E le sue scelte potrebbero essere diverse dalle mie.

Domanda: Insomma, la scienza deve confrontarsi con la comunità scientifica e la coscienza si deve confrontare con la coscienza dell’altro. Il concetto di scienza-coscienza, visto che il medico deve aggiornarsi, raccogliere dati, riferimenti, protocolli, risultati, ricalca in fondo il modello un po’ antiquato del medico apostolo. Che rischia di rimanere isolato, che non si aggiorna, e che è lì, tutto convinto delle sue idee...

Risposta: Ma questa è la fotografia di Di Bella. Cioè del medico che rimane fermo nel tempo, che asserisce di sapere che questa secondo lui è una cosa buona e continua con quella, senza verificarsi con nessuno, senza confrontarsi con niente. È un uso improprio del richiamo a scienza e coscienza. Perché, ripeto, il richiamo alla scienza esige il confronto con la comunità scientifica e il richiamo alla coscienza quello con i valori sociali e dell’individuo. Certo, uno può decidere in coscienza di mettersi contro la società. Ma, se sono Socrate, accetto di bere la cicuta e devo avere il

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coraggio di arrivare fino al martirio: io non vedo medici che accettano il martirio.

Domanda: Ma come deve essere il medico ideale?

Risposta: Il modello è molto innovativo. Intanto deve essere un medico che ha non solo un primato di tipo scientifico, ma anche una leadership, ossia ha dei valori condivisi dall’équipe con cui lavora, dall’organizzazione e dall’azienda. Sa comunicare e motivare le persone sul lavoro. Questo è un modello assolutamente nuovo rispetto a quello di tipo individualistico, per cui il buon medico era quello che aveva più scienza degli altri, ma che non sfruttava le risorse umane, che non era capace di motivare le persone o di farle lavorare. Basta immaginare il modello del primario vecchio stile che si vede in certe caricature: lui è al centro, circondato da uno stuolo di assistenti, ed è lui che decide e che dice: qui si fa come dico io....

Domanda: Che cosa resta oggi di questo modello antiquato? Pensa che ci siano ancora medici che si comportano così?

Risposta: Infatti. Perché introdurre delle idee in un’azienda sanitaria è molto di più che far passare un nuovo sistema di organizzazione. Cambiare modo di lavorare è la cosa più difficile, perché vuol dire cambiare le persone. Nessuno ha insegnato al medico a fare il medico dal punto di vista dei comportamenti. Ricordo quando ero docente alla Università Cattolica. Mi faceva impressione vedere gli studenti al primo anno di medicina e verificare come cambiava il loro atteggiamento, come si modellavano ai gesti e ai movimenti dei medici più prestigiosi o dei primari. Alla fine camminavano come loro (sto esagerando, ma non troppo). Del resto, nella nostra cultura si pensa ancora che il primario sia la persona che comanda e che conta di più. E il medico, da parte sua, fa fatica ad accettare che l’infermiera nel suo ambito sia autonoma, che possieda un insieme di conoscenze, competenze e responsabilità.

Domanda: Qui lei ha toccato un punto fondamentale: quello delle responsabilità. Per l’etica dell’organizzazione il principio della responsabilità condivisa diventa cruciale. Non è così?

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Risposta: Sì. Invece, nell’ambito della medicina ospedaliera organizzata lo scarico delle responsabilità è ancora l’atteggiamento più diffuso. Anche il consenso informato, con la firma del modulo da parte del paziente in ambito ospedaliero, rischia di diventare solo un sistema per scaricare le responsabilità, per dire che io non c’entro, il paziente è stato informato e ha firmato. Quindi se qualcosa non va come dovrebbe, il responsabile è ovviamente lui. Se in passato il medico non veniva mai chiamato in giudizio perché la sua autorità era intoccabile, oggi si rischia di arrivare a fare di tutto per non essere responsabili. È quello che cerco di far capire con i nostri corsi di formazione. Remando contro corrente, tento di far capire che diventare azienda non è solo fare un budget o limitare la spesa o cercare di arrivare al pareggio di bilancio, è anche organizzare il lavoro, prendere delle responsabilità, condividere i problemi, valorizzare il lavoro degli altri. Insomma, un sistema diverso di lavoro. In cui entra un nuovo protagonista: il cliente-paziente.

Domanda: Un nuovo “tiranno” (oltre al direttore amministrativo dell’azienda-ospedale) con cui il medico si ritroverà a fare i conti?

Risposta: Perché il medico non viva se stesso come il servitore di due padroni (da una parte il direttore generale che gli dice di risparmiare e dall’altra il paziente che vuole sempre di più) deve continuare ad essere medico, assumendosi maggiore responsabilità anche sociale nei comportamenti e nelle scelte, e cercando di non farsi considerare da chi dirige l’azienda ospedale come un ordinatore di spesa, quello che gli fa spendere di più o di meno. Quando parlo ai medici ci tengo a precisare che lo slogan “il cliente ha sempre ragione” è sbagliato nel commercio ed è sbagliatissimo in medicina. Il medico non può mettersi a inseguire le preferenze, magari i capricci e la disinformazione, del paziente: ha ragione quando ha ragione, ha torto quando ha torto. Il mio problema di medico deve essere il paziente “ingiustamente soddisfatto” o “ingiustamente insoddisfatto”. Se faccio la cosa giusta, appropriata e lui è insoddisfatto devo capire il perché.

Domanda: Quali sono le cause del difficile passaggio dall’etica medica alla bioetica e infine all’etica dell’organizzazione? Quali gli strumenti per arrivarci rapidamente e in modo non drammatico?

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Risposta: È innanzitutto un problema di mentalità e di cultura. Ci sono ancora medici che considerano il consenso informato un’inutile perdita di tempo. Anche se ritengo che ci sia modo e modo per ottenere un consenso, che non sia solo formale ma frutto di una decisione veramente consensuale, penso che ci siano medici irrecuperabili. Nei corsi di formazione il consenso informato è un’occasione per discutere e per informare i medici. Come si può pretendere che un atteggiamento, che è stato interiorizzato in 2500 anni di etica medica, passi dall’oggi all’indomani perché l’Ordine dei Medici ha cambiato il codice deontologico? Lo stesso Ordine dei Medici, nel 1992, quando è uscito il documento “Informazione e consenso all’atto medico” del Comitato nazionale per la bioetica, ha obiettato dicendo che quelle regole non li riguardavano perché loro si attenevano al codice deontologico il quale diceva che:”è il medico che valuta se dare o non dare l’informazione”. E questo avveniva nel ‘92! Nel ‘95 il codice deontologico è stato cambiato, ma non basta modificare la formulazione di un codice deontologico per cambiare mentalità rispetto al consenso informato. Ciò che passa sono le caricature, le carte, la burocrazia... ma non il consenso informato. Per essere richiesto in modo veramente corretto richiede tempo.

Domanda: Il consenso informato è un problema di potere o di cultura?

Si tratta di sapere, tra il paziente e il terapeuta, chi comanda e chi ubbidisce? Significa solo evitare le grane?

Rispsota: È giusto che faccia paura perché è un cambiamento e i cambiamenti fanno paura. Certo nel problema del consenso informato c’è anche la dimensione del potere, ma dietro alla fantasia del rovesciamento dei ruoli c’è dell’altro. In questione è stato messo il modo stesso di esercitare il potere in medicina. In altre parole, il problema non è chi esercita il potere, ma come lo esercita. La sostanza del cambiamento è proprio la rimessa in discussione del modello “up-down”. Inoltre, il consenso informato è anche una questione di cultura che noi sentiamo in qualche modo estranea, “un’americanata”, come l’ha definita qualcuno. Un’antropologa, Deborah Gordon, e un epidemiologo, Eugenio Paci, hanno individuato due tipi di sub-culture o narrazioni culturali che regolano il rapporto medico-paziente: la narrazione di “autonomia e controllo”

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e quella di “protezione sociale”. In queste due narrazioni è diverso ciò che ci si aspetta dai medici, dai familiari e dal malato stesso. In una, la prima, prevale la comunicazione diretta e l’individuo controlla il proprio destino e quindi chiede le informazioni necessarie per farlo; nell’altra prevale il lasciar capire o il nascondere e il gruppo (la famiglia) controlla, minimizza, tranquillizza. Nel modello “autonomia-controllo” le decisioni le prende il paziente, o il medico più il paziente, mentre nel modello di “protezione sociale” le decisioni le prende il medico.

Domanda: Non crede che la passività con cui i cittadini hanno finora accettato l’esclusione dall’informazione sia oggi sempre più messa in discussione?

Risposta: Gli italiani hanno molti motivi per essere insoddisfatti delle cure sanitarie che ricevono, come risulta dalla ricerca promossa dalla Fondazione Smith Kline:”Il cittadino e il servizio sanitario nazionale”. E buona parte dell’insoddisfazione riguarda precisamente le carenze dell’informazione. In un articolo scritto da un medico di medicina generale, Eliseo Longo, si trova questa descrizione di come, secondo la sua esperienza, viene abitualmente fornita l’informazione :”I miei assistiti, appena dimessi dall’ospedale, di solito nulla sanno raccontarmi di quello che è avvenuto durante la loro degenza: ipotesi diagnostiche, indagini effettuate, motivi per cui sono state decise e spesso nemmeno le conclusioni cui sono giunti i medici alla fine degli accertamenti. La lettera di dimissioni è spesso indecifrabile e mi chiedono, non senza ansia, di sapere che cosa è successo alla fine di tutto”.

Domanda: Il consenso informato è, a suo parere, anche una questione epistemologica, in quanto ha a che fare con il tipo di certezza che ci dà la scienza?

Risposta: Sicuramente i problemi del consenso ci portano a riconsiderare le modalità di comunicazione e di condivisione, non solo delle certezze, ma anche delle incertezze. Siamo costretti a vedere quanto fosse ingenua la concezione di sapere scientifico proposta dal pensiero positivista, secondo il quale la luce della conoscenza era destinata a cacciare sempre più lontano le tenebre dell’ignoranza. Oggi ci accorgiamo che l’aumento

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della scienza non fa diminuire le incertezze; al contrario, più progrediamo, più le incertezze aumentano. Di conseguenza, l’ambito della variabilità delle scelte diventa più problematico. E questa dimensione della medicina ci porta a confrontarci con il problema della negoziazione con il paziente, quale modalità di rapporto sottointesa dalla nuova medicina. E la negoziazione presuppone, per essere eticamente corretta, l’ascolto del paziente.

Domanda: Irene Merli nel libro “Come riconoscere il medico giusto” è andata a domandare a tutti gli specialisti quali sono i criteri per cui un paziente può capire se riceve un trattamento giusto o no. Poi, come distinguere il medico dai ciarlatani, il consenso informato e così via. Nella prefazione al libro lei ha asserito che i cambiamenti non avvengono perché siamo preparati ad essi, ma perché devono avvenire. Ci può spiegare?

Risposta: L’epoca moderna o la rivoluzione francese non sono avvenute perché eravamo preparati. La rivoluzione francese, che ha posto fine all’ancien regime, lo ha fatto tagliando la testa a coloro che incarnavano il potere esercitato in modo assolutistico (il re, i nobili, l’alto clero). Il cambiamento in medicina non ha preso la via della rivoluzione nel vero senso del termine, però i tempi sono cambiati anche se ci sono ancora medici che dimostrano di non essersene resi conto e che continuano a comportarsi con i pazienti come hanno sempre fatto. Nella professione attingono a solide conoscenze di medicina scientifica per mantenersi lontani dalla tentazione di esercitare un potere e di restare ignoranti. Ma se alla scienza e alla coscienza non hanno imparato ad abbinare l’informazione, quello che fanno non corrisponde più alla buona medicina come la concepiamo oggi così sono passati, senza saperlo, fra i parrucconi dell’ancien regime. Ci penseranno i pazienti a togliere loro la parrucca e a costringerli a confrontarsi con le esigenze della nuova cultura sanitaria. Perché una cosa è certa: i tempi sono cambiati.

La quotidiana fatica di essere razionali in medicina

Book Cover: La quotidiana fatica di essere razionali in medicina
Part of the Bioetica sistematica series:

Sandro Spinsanti

LA QUOTIDIANA FATICA DI ESSERE RAZIONALI IN MEDICINA

in Razionalità, razionamento, razionalizzazione, I quaderni di Janus

Zadig, Roma 2005

pp. 10-17

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Per pathos e logos intendiamo, come prima approssimazione, due luoghi ideali nei quali i protagonisti di vicende legate al curare e al prendersi cura ― professionisti sanitari, pazienti, familiari, nonché i responsabili dell'organizzazione dei servizi ― sono chiamati a prendere decisioni. Il pathos è il luogo degli affetti e delle emozioni, la dimensione viscerale dell’esistenza. Comprende ciò che la biologia, nella sua fragilità, ci fa subire ― la patologia, appunto, che conosciamo quando dallo stato di salute cadiamo nella malattia ― e la passione, ovvero quelle azioni di controllo che le emozioni determinano sull’intera personalità di un individuo umano.

Il pathos è lo scenario di base delle azioni di cura, sia quelle spontanee e informali, sia quelle organizzate della medicina. Ogni medico, ogni infermiere potrebbe raccontare situazioni di alta intensità emotiva che ha dovuto affrontare, o che ha tangenzialmente sfiorato nel suo lavoro. Il pathos crea un campo di alta tensione che sembra mettere fuori gioco la ragione. Sono situazioni romanzesche, che superano in complicazione e drammaticità quelle inventate dai narratori di professione. Senza mettere in competizione tanti possibili racconti di vita vissuta, prendiamo le mosse da una situazione di vita inventata, nella quale il pathos campeggia sovrano: il romanzo La custode di mia sorella, di Jodi Picoult 1. Protagonista è Anna, una ragazza di 13 anni con un passato medico molto particolare. È nata da un progetto dei genitori di creare una chance per la sorella più grande, che a tre anni è stata colpita da leucemia.

Nel processo di procreazione medicalmente assistita è stato selezionato l’embrione che garantiva la massima compatibilità con la sorella malata. Ascoltando la voce della madre: «Mi sembra che un genitore abbia solo due scelte quando gli dicono che un figlio ha una malattia mortale. O ti sciogli come una pozzanghera, o raccogli il fiato e ti

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obblighi ad alzare ancora la testa. In questo, somigliano probabilmente molto ai malati» (p. 233).

La decisione di mettere al mondo Anna proviene da una lotta a oltranza per far vivere Kate. Anna ha cominciato col donarle le cellule staminali contenute nel cordone ombelicale, successivamente, seguendo gli alti e bassi dell’evoluzione della patologia, ha fornito sangue, midollo spinale e quant’altro era utile per la sorella malata. Ora, a 13 anni, è la migliore candidata per un trapianto di rene, a beneficio di Kate che è in insufficienza renale acuta. Per i genitori la donazione va da sé, in quanto è l’unica possibilità di assicurare la sopravvivenza alla figlia maggiore. Non senza conflitti, è vero: «Solitamente i genitori decidono per il bambino, perché si presume che agiscano per il suo bene. Ma se sono accecati dal bene per un altro dei loro figli, il sistema crolla» (p. 118).

Alla ricerca del razionale

Anna si trova sotto le macerie del sistema familiare. La sua identità è sconvolta («Quand'ero piccola, il grande mistero, per me, non era come nascono i bambini, ma perché... Io ero nata con uno scopo ben preciso. Non ero il risultato di una bottiglia di vino da poco o della luna piena o di un entusiasmo momentaneo. Ero nata perché uno scienziato era riuscito a mettere insieme gli ovuli di mia madre e lo sperma di mio padre per ottenere una certa combinazione di prezioso materiale genetico» p. 13). Il massimo della razionalità scientifica sostenuta dalla tecnologia applicata alla riproduzione produce un nodo laddove viene formulata la domanda di natura esistenziale: «Chi sono io?». Ma il groviglio è ancora più inestricabile a livello etico. Anna si chiede quale sia la cosa giusta da fare. La rinuncia al proprio rene avrà conseguenze gravi per lei; ma sarebbe anche pesante rinunciare a offrire il proprio rene e lasciare morire la sorella. Ammette a se stessa: «Accanto alla parte di me che ha sempre voluto che Kate vivesse, c’è un’altra orribile parte di me che qualche volta vorrebbe essere libera... Voglio che Kate viva, ma voglio anche essere me stessa, e non una parte di lei... La morte di Kate sarebbe la cosa peggiore che mi sia mai capitata... e anche la migliore» (p. 392).

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In questa situazione di stallo decisionale, Anna prende un’iniziativa: va da un avvocato e lo incarica di avviare una causa contro i suoi genitori, per «riprendersi i diritti sul suo corpo» (p. 25). Il romanzo si sviluppa attorno a questo processo per ottenere l’emancipazione medica. I diversi punti di vista ― dei genitori, della sorella malata, dell’avvocato, del tutore ad litem, del giudice, dei medici ― si confronteranno e si scontreranno. Viene anche coinvolto il presidente del Comitato etico dell’ospedale («Secondo il suo parere di esperto», gli chiederà il giudice, «è eticamente giusto che ad Anna Fitzgerald sia stato chiesto di donare ripetutamente parti del suo corpo per tredici anni?», p. 308). Le difficoltà insormontabili a trovare una soluzione sul terreno dell’etica (che cosa è bene fare) inducono a rifugiarsi nel diritto (che cosa è giusto fare). Questo, a sua volta, trova risposte solo procedurali: stabilire chi deve prendere le decisioni, indipendentemente dalla natura e dalla qualità delle decisioni stesse.

Lasciamo il romanzo (sia ha l’impressione che la narratrice stessa si sia trovata nella difficoltà di sciogliere tutti i nodi che ha intrecciato, dal momento che lascia semplicemente la soluzione al destino, che si presenta sotto forma di un incidente automobilistico) e torniamo alla realtà quotidiana. L’assalto del pathos nelle decisioni che si addensano attorno a certi momenti cruciali nel percorso attraverso la patologia non è meno spettacolare di quello che possono immaginare gli scrittori. Per questo tradizionalmente si è insegnato ai medici a diffidarne e a non assumerlo come guida nelle decisioni da prendere. La sede appropriata per le decisioni è stata spostata il più lontano possibile dall’epicentro dei terremoti emotivi che colpiscono le persone insieme agli eventi di malattia e ai pericoli di morte. Più il pathos è grande, più si ritiene inabile la persona che lo subisce a intervenire nel processo decisionale. Vengono informati (e decidono) i familiari, piuttosto che la persona malata, nella convinzione che il pathos che accompagna il fatto patologico sia un fatto globale, che arriva a compromettere la capacità intellettuale di capire la situazione e la stessa facoltà morale di prendere decisioni coerenti e sensate (il malato visto come minorato morale, oltre che mentale). I familiari sono stati tradizionalmente chiamati a subentrare nel processo decisionale, tanto che i codici deontologici medici fino a poco tempo fa li consideravano gli interlocutori

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naturali del medico, in caso di malattie gravi a prognosi infausta.

La polarità opposta al pathos, ovvero il logos ― intendiamo qui semplicemente la facoltà razionale, quella che produce proposizioni logiche ― è attribuita per definizione al medico. Secondo lo storico della filosofia Pierre Hadot, «il logos rappresenta un’esigenza di razionalità universale (presuppone un mondo di norme immutabili) che si contrappone al perpetuo divenire e ai mutevoli appetiti della vita corporea individuale 2. Al logos l’etica medica di derivazione ippocratica affida il compito di decidere in “scienza e coscienza”. E se la scienza è essenzialmente l'ambito della ragione raziocinante, impermeabile a quelle che Pascal avrebbe chiamato «le ragioni del cuore» («Il cuore ha le sue ragioni, che la ragione non conosce» 3), la coscienza deve non da meno proteggersi dalle ingerenze del pathos. La guida della coscienza deve impedire con fermezza che nel percorso ci si allontani dall’obiettivo unico e supremo: il bene del paziente. Ma nel valutare questo bene la neutralità affettiva che è propria del professionista è una garanzia migliore di un eccessivo coinvolgimento. Non a caso si ripete, come una verità fin troppe volte confermata dai fatti, che il sanitario tende a sbagliare soprattutto quando cura i propri familiari, oppure quando la sua neutralità è turbata da fattori contingenti. Tipica è la situazione dei pazienti-vip: proprio quando ci si impegna a fare più e meglio di quanto prevede la routine, si è esposti al pericolo di errori più clamorosi.

A rischio di forzare in senso caricaturale, possiamo mettere la dominanza del logos in medicina in parallelo con il cosiddetto “codice Hemingway”, che caratterizza un’azione che non si lascia distrarre da pensieri ed emozioni. Lo scrittore ha mostrato l’atteggiamento a cui è stato attribuito il suo nome in atto nel romanzo Per chi suona la campana 4 del 1949. Il libro parla di guerra, non di medicina; eppure le caratteristiche attribuite al buon combattente sono sorprendentemente simili a quelle richieste a un buon terapeuta. L’eroe del racconto ― un professore americano, impegnato nella guerra civile spagnola dalla parte del movimento rivoluzionario ― vede il pericolo costituito dal porsi troppe domande sulla guerra che sta combattendo, sui torti e le ragioni, sugli ideali e la violenza quotidiana, la verità e le menzogne. «Tu sei un uomo che fa saltare i ponti, non un pensatore», dice

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il protagonista a se stesso, soffocando sul nascere una riflessione che non sa dove potrebbe portarlo (nonché un senso di compassione per i giovani soldati e guardie del ponte, che dovranno essere sacrificati alla sua azione di guerra). E per istruire un vecchio partigiano, che ha remore morali al pensiero di uccidere un altro essere umano, lo esorta a prendere la mira con calma, sparando a un punto determinato: «Non pensare che è un uomo, ma un bersaglio».

Non è una provocazione mettere in parallelo la concentrazione totale sull’azione di un combattente e il comportamento medico. Certo: uno mira a distruggere la vita, l’altro a salvarla. Ma il codice Hemingway può essere applicato nell’uno come nell’altro caso. Un parallelo è suggerito dallo scrittore stesso, quando descrive il suo eroe Robert Jordan mentre colloca le cariche di dinamite per far saltare il ponte, «lavorando come un chirurgo con rapidità e con arte». La tipologia del sanitario tutto concentrato sull’obiettivo (sconfiggere una patologia, dilazionare la morte del paziente, neutralizzare un sintomo) è tutt’altro che infrequente. Il pathos non deve interferire con la sua azione. «La sua mente è in vacanza fino a quando non vinceranno la guerra», potrebbe dire, insieme al protagonista di Per chi suona la campana, il sanitario che si lascia guidare esclusivamente dal logos.

Un giro di vite nel primato della ragione è stato provocato dall'orizzonte delle risorse limitate a disposizione per la sanità. Le scelte mediche devono confrontarsi con la scarsità e quindi entrare nella dimensione della razionalità che è propria deH’economia. Come punto di partenza di questa nuova consapevolezza si è soliti citare, per quanto riguarda gli Stati Uniti, il discorso del 1987 del presidente del Senato dello Stato dell’Oregon, con cui annunciava alcune misure di razionamento esplicito e pubblico: «La tecnologia medica ha superato, e continuerà a superare, la nostra capacità di pagarla. Questa è la dura realtà: dobbiamo limitare il denaro che spendiamo nella cura della salute». Progressivamente le metafore del mercato (con termini assolutamente estranei alla tradizione medica, come bilanci, profitti, redditività, budget, competitività) hanno sostituito le metafore belliche. Considerare la medicina come una guerra a oltranza contro la malattia e la morte costituiva già un’implicita giustificazione morale

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delle strategie economiche di guerra, dove niente è ritenuto troppo costoso se aiuta a raggiungere la vittoria.

La dura legge del logos

Volenti o nolenti, anche i sistemi sanitari a carattere universalistico, come il nostro, hanno dovuto piegarsi alla necessità di coniugare una medicina ad alto profilo etico, sotto il segno della risposta solidaristica ai bisogni di salute di tutti, con una medicina attenta alla produttività, e quindi al logos che domina l’economia. Il primo segnale esplicito, per quanto riguarda il Servizio sanitario pubblico italiano, è contenuto nel Piano sanitario nazionale per il triennio 1994-1996, dove si dava per tramontato «il sogno utopistico di uno Stato che si proponga di rispondere a tutti i bisogni di salute dei cittadini» e venivano descritti cambiamenti di scenario che «impongono la dura necessità di fare delle scelte, sia a livello macro sia a livello microeconomico, al fine di riuscire a massimizzare i benefici ottenibili dalle risorse disponibili». La storia della sanità pubblica nel decennio seguente fino ai nostri giorni, non ha fatto che confermare il percorso tracciato, semmai con un’accelerazione che dieci anni fa non riuscivamo a immaginare.

Il logos ha dunque scalzato definitivamente il pathos, delegittimando ogni considerazione che non si fondi sulla ragione e sul calcolo? E il logos equivarrà alla razionalità economica, dove l’unica voce è quella impersonale dei numeri? Ci soccorre una distinzione proposta dal sociologo francese Serge Latouche nel libro La sfida di Minerva. Razionalità occidentale e ragione mediterranea 5 che propone una distinzione tra razionalità e ragione. In termini simbolici, Latouche ricorda che a Minerva vengono attribuiti miticamente due figli spirituali: Phrónesis, la maggiore, in latino tradotta come Prudentia, ovvero “il ragionevole”, e Logos epistemonikós, ovvero la ragione geometrica o “il razionale”: «Quest’ultimo, a lungo sottomesso alla sorella maggiore, ha proceduto in armonia con lei fin verso il secolo XVI, allorquando si è emancipato scoprendo orizzonti sconosciuti. E infine egli ha relegato la sorella in un esilio lontano (forse in Cina o nel cuore dell’Africa) dove saremo costretti ad andarla a cercare» (p. 10). Il sociologo è impietoso nel rilevare la dominanza del logos epistemonikós

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anche in campo medico: «Le fredde acque del calcolo razionale invadono financo gli ambiti più intimi, gli organi in vita o post mortem, il sangue, lo sperma, le ovaie, l’utero in affitto, il genoma umano, il patrimonio genetico di un popolo, i sentimenti, l’affetto, il talento, l’abnegazione. Tutto si compra e tutto si vende: l’imperialismo del razionale non lascia sfuggire nulla dalle sue maglie» (p. 64). Per Latouche raccogliere la sfida di Minerva significa contrapporre alla semplicità coerente e rigorosa del calcolo razionale una forma diversa di ragione, sotto il segno del ragionevole. In altri termini, il razionale non sarebbe unico, ma molteplice; alla tirannia dello spirito di geometria si può sfuggire recuperando il ragionevole, che è stato la grande vittima del trionfo del razionale, in particolare con l’avvento del regno dell’economico. Questo ragionevole non l'irrazionale, perché è anch’esso figlio di Minerva: è phrónesis, la prudentia.

Se c’è un ambito in cui è urgente ritrovare una razionalità più ragionevole, è proprio quello delle decisioni mediche. Non possiamo affidarci in esclusiva né al pathos, né al logos, se ciò implica una divisione violenta e artificiale della realtà umana. Cuore e cervello devono comunicare, anche se, come in una carta girevole, ora può apparire in primo piano un aspetto, ora l’altro. Nel simbolo di Giano bifronte i nostri padri latini avevano colto un'immagine permanente della nostra realtà umana. Con la faccia che scruta le emozioni e con quella che soppesa le ragioni dobbiamo far fronte al precario equilibrio, sotto il segno della fragilità.

BIBLIOGRAFIA

1 Picoult J., La custode di mia sorella, Milano, Corbaccio 2005.

2 Hadot P, Esercizi spirituali e filosofia antica, Torino, Einaudi 2002.

3 Pascal B., Pensieri, Milano, Mondadori 2004.

4 Hemingway E., Per chi suona la campana, Milano, Mondadori 1998.

5 Latouche S., La sfida di Minerva, Razionalità occidentale e ragione mediterranea, Torino, Bollati Boringhieri 1998.